RIKJ ZVAN Aramon (Gard)

Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Brève
23/10/2019

Courir contre le cancer, mais d'abord respecter la sécurité des travailleurs.

En même temps qu’elle organise une course pour lutter contre le cancer du sein, la direction de l’entreprise de semences RIKJ ZVAN continue à laisser ses travailleurs en contact avec les pires produits chimiques.

Les ouvrières et les ouvriers travaillent dans les champs sans protection quand des pesticides cancérigènes sont appliqués dans la parcelle voisine. Ceux-ci sont aussi souvent victimes de troubles pour avoir manipulé des produits dangereux. Ils sont aussi amenés à entrer dans les serres bien avant que tout soit ventilé.

Lancer des courses pour lutter contre le cancer, encore faut-il bien traiter ses propres employés et respecter les règles élémentaires de sécurité afin de ne pas exposer ses travailleurs aux produits particulièrement dangereux et cancérigènes.

Toulouse

Les places à l’ombre sont chères

Brève
23/10/2019

Cet été à Toulouse, il a fait vraiment très chaud. Alors la municipalité de Toulouse a trouvé « la solution », verte et high-tech à la fois : la canopée urbaine. Elle a fait installer par une start-up trois corolles en fibre de verre de six mètres de haut, connectées pour arroser les plantes qui doivent pousser dessus.

Quant à la facture, ce sera 10 000 euros pièce.

La municipalité de Toulouse qui proclame se préoccuper de la qualité de vie des toulousains (du centre ville) a trouvé le financement pour ce gadget écolo-numérique en or qui devrait ombrager rues et trottoirs. Mais pour ceux justement qui n’ont que la rue comme logement, elle n’a pas de moyens. Elle ose même les verbaliser en s’appuyant sur son « arrêté anti-bivouac ». La qualité de vie des pauvres ce n’est pas son problème.

Toulouse Blagnac

Alyzia : grève à l'aéroport

Brève
14/10/2019

Dimanche 13 octobre, les travailleurs d'Alyzia, sous-traitants des compagnies aériennes, se sont massivement mis en grève et ont défilé dans l'aéroport de Toulouse Blagnac.

Il y a deux ans, à la suite d'un appel d'offres, la centaine de travailleurs a été transférée d'une autre société à Alyzia qui fait partie du groupe Atalian-3S. A la suite de ce transfert, ils ont perdu entre 200 et 300 euros par mois. C'est ce qui a provoqué leur colère. La loi Diard impose aux travailleurs de l'aérien de se déclarer gréviste 48 h à l'avance. Le patron a profité de ce délai pour faire venir du personnel des aéroports de Paris, Nantes et Bordeaux. Mais cela n'a pas entamé le moral des grévistes qui sont bien décidés à ne pas en rester là.

Aureilhan (banlieue de‌Tarbes)

Les salariés de l'Ephad « La Pyrénéenne » en grève

Brève
08/10/2019

La moitié des 60 employés de cet Ephad, qui dépend de la Mutualité Française, est en grève depuis vendredi 4 octobre à la suite du licenciement de deux infirmières pour « fautes graves ». La véritable raison du licenciement, c'est qu'elles s'étaient opposées à la nouvelle organisation du travail voulue par la directrice, qui s'est empressée de l'appliquer, après le licenciement. Les grévistes demandent leur réintégration. Ce sont toutes les catégories de travailleurs qui sont en grève : infirmières, AS, ASH, cuisiniers et gardiens qui stationnent devant l'établissement au bord de la N21 où ils reçoivent des marques de sympathie des automobilistes.

A l'origine de ce mouvement, il y a aussi les pressions de la directrice sur le personnel et le harcèlement qu'elle impose, tout comme la charge de travail qui augmente continuellement sans que les salaires suivent. Il y a au maximum 1,5 salarié pour chaque étage de 16 résidents, ce qui ne laisse que 13 minutes pour s'occuper de chaque résident le matin.

Après les premières négociations, où la direction est venue les mains vides, les salariés sont bien décidés à ne pas se laisser faire.

Haute-Garonne

Suicide d’une directrice d’école : La colère s’exprime

Brève
06/10/2019

Jeudi 3 octobre la grève a été bien suivie dans les écoles du département. Au rassemblement devant le rectorat de Toulouse, près de 1 000 personnes étaient là : professeurs des écoles, mais aussi des collèges et des lycées. Car le ras-le-bol concerne toute la profession.

Les réformes se succèdent, mais elles ne visent qu’à réduire les moyens de l’éducation nationale, qui doit faire toujours plus avec toujours moins. Dans les écoles toulousaines tout ce qui est décrit par Christine Renon dans sa lettre de suicide est une réalité. Ici aussi, la veille de la rentrée, il manquait d’enseignants dans les écoles… Et ce manque de personnel existe aussi dans les centres de loisirs, parmi le personnel mairie qui s’occupe du ménage ou de la cantine, parmi les Aide de Vie Scolaire qui accompagnent les enfants en situation de handicap !

Pour que les écoles puissent fonctionner correctement, la solution est simple : embaucher largement ; et pour financer cela, il suffirait de ne plus vider les caisses publiques au profit des grandes entreprises et des banques.