Limoges (Haute Vienne)

"Sécu" à la dérive

Brève
01/12/2011

A la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Limoges, il faut parfois attendre 3 heures avant d'être reçu par un conseiller. Les locaux ont été réaménagés récemment mais sur 12 bureaux, 4 à 5 restent inoccupés chaque jour faute de personnel. A Saint Junien, l'effectif est passé de 20 à 6 salariés.

Entre 2003 et 2009, le nombre de suppression de postes à la CPAM dans le pays est de 10.000. 4.000 autres suppressions sont prévues d'ici 2013. A Limoges, cela s'est traduit par 50 postes supprimés tous les 5 ans.

Mais dans le même temps la charge de travail, le nombre d'assurés sociaux se pressant à l'accueil de la « sécu », augmentent, avec l'explosion de la précarité. Le nombre de bénéficiaires de la CMU (couverture médicale universelle, pour les plus démunis) a par exemple augmenté de 15% en un an.

Alors les files s'allongent, la lassitude et l'agacement s'installent des deux côtés du guichet avec de plus en plus souvent des incidents. Pour la direction ce serait « parce que le Limousin accueille toute la misère du monde » et la solution trouvée : un « gestionnaire de file d'attente » flanqué d'un vigile !

Une embauche massive est vraiment nécessaire. Les cerveaux et les bras ne manquent pas dans la société, pour donner aux assurés sociaux les services dont ils ont besoin, et soulager les employés qui tentent d'effectuer correctement leur travail dans des conditions intenables.

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