Limoges

Les lycéens dans la rue

Brève
08/11/2020

Devant le lycée Léonard Limosin

Après les lycéens de Saint Léonard de Noblat, mardi 3 novembre, les lycéens de Limoges ont manifesté vendredi 6 novembre : à Gay Lussac, Léonard Limosin, Valadon, Dautry, Renoir ils ont bloqué l'accès aux cours puis manifesté à plus de 600 dans les rues de la ville.

Visiblement les dernières annonces de Blanquer ne les ont pas convaincus.
Ils ont dénoncé les classes bondées, l'entassement dans les couloirs, les cantines surpeuplés et réclament une protection plus importante avec de vraies mesures sanitaires ! Leurs revendications rejoignent celles du personnel d'entretien qui se dit en nombre insuffisant pour effectuer une désinfection correcte des locaux. Blanquer fait des discours mais aucune embauche supplémentaire n'est prévue.

Alors oui, personnels enseignants ou d'entretien et élèves ont toutes les raisons de se mobiliser le mardi 10 novembre !

Cooperl Madranges

Méthode de cochon

Brève
22/10/2020

Les travailleurs de Madranges dans une manifestation

Le groupe Cooperl, le numéro 1 du porc en France, propriétaire des usines Madranges à Limoges, vient de brandir la menace d’un « plan de restructuration dur, avec des baisses de salaires et des fermetures d'usines ». Un chantage parce que ce groupe a été condamné à une lourde amende de 35 millions d’euros pour entente sur les prix. Cooperl a largement de quoi payer l’amende avec 350 millions de fonds propres et un bénéfice de 29 millions d’euros rien que pour 2019. Mais comme il refuse de payer l’amende, il prend ses 7200 salariés en otages.

Centre Hospitalier Esquirol Limoges

« Les oubliés du Ségur » se font entendre et ils ont raison

Brève
20/10/2020

Mardi 13 octobre les personnels de la MAS (maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés dépendants) Saint Exupéry qui dépend du centre hospitalier Esquirol de Limoges ont débrayé et se sont rassemblés à une cinquantaine devant la MAS pour dire qu’ils n’acceptent pas les accords du Ségur de la santé qui les privent du droit à l’augmentation de 187 € par mois.

Ceci parce que ces établissements sont classés dans « le secteur médico- social » et non dans « le secteur sanitaire ». La Fédération Hospitalière de France est d'ailleurs en désaccord avec cette décision !
Les services de l'hôpital qui font de la rééducation et de la réinsertion, le Centre Bobillot, l'UEROS, les appartements thérapeutiques... sont logés à la même enseigne. Les IME (instituts médico-éducatifs) dépendants de la fonction publique hospitalière, ont le même problème. Des contacts ont été pris avec certains, ainsi qu’avec au moins une autre MAS du département.

A la MAS Saint Exupéry le travail est difficile, c’est le service de l’hôpital où il y a le plus de violence, qui est en très forte augmentation cette année ! Il y a une vingtaine d’année la MAS a ouvert avec des infirmiers, des aides soignants, des agents d’Esquirol qui avaient le même salaire que les autres collègues de l’hôpital, et aujourd’hui, la direction d' Esquirol est bien toujours l'employeur des 80 travailleurs de la MAS, ce qui a fait dire à des collègues « on demande notre mutation dans un autre service du sanitaire pour avoir notre augmentation  ! »

Le ministère tente de nous diviser, mais dans ces services, les aides-soignantes, les AMP, les ASH, les infirmières, nous faisons le même métier que tous les collègues de l’hôpital. Il n’y a donc aucune raison que tout le monde n'y ait pas droit !

Limousin

Les demandes de RSA explosent !

Brève
12/10/2020

Dans tous les départements les demandes de RSA ont beaucoup augmenté depuis le début de l’année. Rien d’étonnant avec tous les plans de licenciements qui se succèdent, l’arrêt des missions des intérimaires, des contrats des CDD….

Sur le Limousin il y a une augmentation des demandes de 2,6 % en Creuse, 5,5 % en Haute-Vienne, et 12,85 % en Corrèze.

Pour le monde du travail la misère et la précarité explosent, alors que pour les actionnaires les dividendes distribués sont passés de 14,3 milliards en 2017 à 23,2 milliards en 2018 !

Université de La Rochelle (Charente-Maritime)

Étudiants privés de restaurant

Brève
09/10/2020

L’université de La Rochelle comptait quatre restaurants universitaires : un dans chaque faculté (sciences, lettres et droit-gestion), et un à l’IUT. Mais le restaurant de l’IUT est maintenant réservé aux enseignants (plus de tarif étudiant) et celui de la faculté de sciences a fermé définitivement en 2018. De ce fait, les étudiants se reportent sur les deux restaurants restants (droit et lettres), occasionnant des queues démesurées. Le problème est aggravé par les nouveaux horaires de cours liés à la pandémie : les étudiants arrivent nombreux peu avant la fermeture et beaucoup doivent renoncer à manger faute de place pour tous.

Les autorités se vantent d’avoir mis en place à la rentrée un tarif à 1 € pour les boursiers (au lieu de 3,30 €), mais beaucoup d’étudiants boursiers non seulement ne peuvent pas en profiter mais doivent se reporter sur des sandwicheries beaucoup plus chères que le « resto U »… ou rater des cours.

Les effets d’annonce sans moyen ne coûtent pas cher au gouvernement, qui se moque éperdument de la réalité vécue par les étudiants pauvres, qui sont nombreux aussi à faire la queue aux distributions de colis alimentaires par des associations comme l’Afev ou les Restos du cœur.