Cette rentrée scolaire n'échappe pas à la règle, dans le Limousin, comme dans le reste du pays : tout est fait pour faire des économies !
Les nominations de professeurs débutants servent souvent à « boucher les trous » dans des établissements. Certains de ces professeurs, qui habitent parfois loin du Limousin, ont appris la ville et l'établissement où ils allaient travailler une semaine avant la rentrée ! C'est pratique pour s'organiser, sans parler du stress que cela ajoute à l'idée de prendre en charge une classe seul, sans y être vraiment formé.
Dans le primaire, l'Inspection d'Académie fait ces traditionnels « ajustements » en étant forcée d'ouvrir pas moins de 5 classes supplémentaires en Creuse et 3 en Haute-Vienne, là où il y a vraiment trop d'enfants inscrits. Comme si ces effectifs n'étaient pas connus à l'avance ! Pour beaucoup d'autres écoles, ce sont les classes surchargées qui deviennent la norme, même pour les plus petits de maternelle.
Pour justifier les suppressions de poste dans le secondaire, le recteur dit souvent que l'académie est « surdotée » parce qu'elle est rurale. Alors comment se fait-il qu'entre 15 et 20 classes de 6ème comptent 30 élèves ou plus comme à Blum et Renoir, Ambazac ou St-Junien. Qu'au lycée Eluard de St-Junien, les classes de seconde soient de 35 ou 36 élèves !
Sans compter qu'il ne reste plus de professeurs libres pour assurer les remplacements de congés maladies.
Alors non, il n'y a vraiment pas de changement. Pour supprimer les classes surchargées, assurer une vraie formation aux professeurs débutants, ne laisser aucun élève sans professeur, il n'y a pas d'autre solution de d'embaucher massivement dans l'Éducation Nationale !