SNCF Limousin

Des embauches grâce à la lutte des contrôleurs !

Brève
09/09/2012

La direction SNCF a donné le feu vert pour le recrutement de 15 contrôleurs stagiaires en CDD à partir de septembre.

Ces embauches ont été obtenues par les contrôleurs, après une semaine de grève du 18 juin au 25 juin dernier et suite à un préavis pour le dernier week-end d'aout. Les conditions de travail étaient devenues insupportables, avec des rallonges incessantes des tournées de travail et des congés refusés.

La lutte, ça paye, et c'est la seule solution pour obtenir maintenant que ces recrutements soient définitifs.

Limoges (Haute-Vienne)

Pépy face au mécontentement des cheminots : courage, fuyons !

Brève
09/09/2012

Ce sont plusieurs centaines de cheminots qui se sont rassemblés vendredi matin 7 septembre, en gare de Limoges, pour « accueillir » Pépy, venu négocier la convention TER avec le président de Région.

Visiblement, il n'avait pas envie d'entendre ce que les cheminots avaient à lui dire puisque, pour éviter de les rencontrer, il est descendu du train en gare de La Souterraine pour se rendre à la Chambre de commerce et d'industrie de Limoges !

Car, si le président de Région, Jean-Paul Denanot, est satisfait d'avoir fait baisser le devis initial de la contribution annuelle de la Région pour la circulation des TER de 71 à 60 millions d'euros, pour les cheminots, le compte n'y est pas : les salaires n'ont pas augmenté depuis les 0,4% d'octobre 2011.

Les suppressions d'emplois ont continué, les recrutements effectués étant loin d'être au niveau des départs de l'entreprise et même 33 postes budgétisés ne sont pas pourvus sur l'effectif global du Limousin ! Sans compter que Denanot et Pépy ont annoncé une augmentation de 4% de l'activité TER, en se gardant bien de garantir les emplois existants... sans parler d'en créer.

Académie de Limoges

Non, la rentrée n'est pas sereine !

Brève
06/09/2012

Cette rentrée scolaire n'échappe pas à la règle, dans le Limousin, comme dans le reste du pays : tout est fait pour faire des économies !

Les nominations de professeurs débutants servent souvent à « boucher les trous » dans des établissements. Certains de ces professeurs, qui habitent parfois loin du Limousin, ont appris la ville et l'établissement où ils allaient travailler une semaine avant la rentrée ! C'est pratique pour s'organiser, sans parler du stress que cela ajoute à l'idée de prendre en charge une classe seul, sans y être vraiment formé.

Dans le primaire, l'Inspection d'Académie fait ces traditionnels « ajustements » en étant forcée d'ouvrir pas moins de 5 classes supplémentaires en Creuse et 3 en Haute-Vienne, là où il y a vraiment trop d'enfants inscrits. Comme si ces effectifs n'étaient pas connus à l'avance ! Pour beaucoup d'autres écoles, ce sont les classes surchargées qui deviennent la norme, même pour les plus petits de maternelle.

Pour justifier les suppressions de poste dans le secondaire, le recteur dit souvent que l'académie est « surdotée » parce qu'elle est rurale. Alors comment se fait-il qu'entre 15 et 20 classes de 6ème comptent 30 élèves ou plus comme à Blum et Renoir, Ambazac ou St-Junien. Qu'au lycée Eluard de St-Junien, les classes de seconde soient de 35 ou 36 élèves !

Sans compter qu'il ne reste plus de professeurs libres pour assurer les remplacements de congés maladies.

Alors non, il n'y a vraiment pas de changement. Pour supprimer les classes surchargées, assurer une vraie formation aux professeurs débutants, ne laisser aucun élève sans professeur, il n'y a pas d'autre solution de d'embaucher massivement dans l'Éducation Nationale !

Limousin

Une promesse du candidat président qui gêne beaucoup les notables socialistes !

Brève
03/09/2012

Martine Aubry a envoyé un courrier à tous les parlementaires socialistes leur demandant d'anticiper la loi interdisant le cumul des mandats que le PS s'était engagé à faire voter.

A part la nouvelle élue de la première circonscription de la Haute Vienne, Catherine Beaubatie, qui a démissionné en juillet de son poste de vice-présidente au Conseil Régional, tous les autres élus du Limousin traînent des pieds. En Haute Vienne, Daniel Boisserie pense que « c'est trop tôt » et que d'ailleurs, c'est son dernier mandat de député. Alain Rodet craint qu'en se cantonnant au mandat parlementaire, les députés ne soient « trop loin du terrain », le député-maire de Brive, Philippe Nauche renchérit en prétendant qu'en effet « ils risqueraient de devenir de véritables apparatchicks ». Michel Vergnier député de la Creuse prétend que les militants l'ont désigné en accord avec le fait qu'il garde tous ses mandats et qu'il les gardera. Quant à la nouvelle élue de la Corrèze, la maire d'Uzerche, Sophie Dessus, elle accuse Martine Aubry de vouloir « régler ses comptes avant de quitter la direction du PS ». Et tous de réclamer que l'application de la loi soit repoussée aux prochaines élections municipales de 2014 !

Pour tous ces « républicains et démocrates », l'important c'était de se faire élire ou réélire à l'Assemblée. C'est chose faite et maintenant, ils ne tiennent pas du tout à lâcher les sinécures qui leur assurent leur influence locale !

Haute-Vienne

RDTVH : même mépris pour les usagers et le personnel !

Brève
31/08/2012

Le syndicat CGT de la Régie Départementale des Transports de la Haute Vienne (RDTVH) vient d'alerter les usagers en mettant sur la place publique les pratiques illégales et surtout dangereuses de la direction.

Par tout un tas de biais, elle tourne la loi et laisse au volant les conducteurs bien au-delà du nombre d'heures autorisé. Par exemple, et ce n'en est qu'un parmi bien d'autres, elle fait acheminer les cars par un conducteur sur des aires d'autoroutes où ils sont pris en main par un autre chauffeur venu en voiture et dont le temps de conduite ne démarre officiellement qu'à ce moment-là : où 2 conducteurs seraient nécessaires pour la sécurité, elle n'en emploie plus qu'un seul !

Cette entreprise compte 200 salariés avec le personnel administratif et d'entretien, mais parmi les chauffeurs seuls une quarantaine sont employés à temps plein, les autres effectuant du temps partiel mensualisé ou du temps partiel scolaire.

Le syndicat dénonce aussi le mépris de la direction pour ce personnel en précarité qu'elle considère comme taillable et corvéable à merci, dont elle bidouille les feuilles de route et les horaires pour essayer de ne pas les payer en totalité !