Limoges (Haute-Vienne)

Legrand a les moyens de répartir le travail entre tous !

Brève
31/08/2012

Sur les 2 600 travailleurs de Legrand en Limousin, 500 à 700 vont subir 2 jours de chômage partiel en septembre et octobre, et 3 en novembre. Des jours de chômage partiel sont également prévus pour 2013.

Cela, alors que Legrand, côté en bourse et dont la direction se félicitait il y a peu de ses bons résultats pour 2011, a déjà supprimé 1 500 postes en 10 ans, à coup de départs « volontaires », non-remplacements de retraite, ou fermetures de sites comme à Saint-Yrieix ou à Saint-Junien !

Legrand anticipe un ralentissement de la production ? Eh bien, au lieu de faire chômer une partie des travailleurs (indemnisés par les pouvoirs publics), que la direction répartisse le travail entre les 2 600, en allégeant la charge de travail de tous et en maintenant les salaires. Les actionnaires successifs qui se sont engraissés sur le dos des salariés de Legrand, dont pendant quelques années le baron De Wendel, ont largement de quoi sur leurs comptes en banque !

Limousin

De plus en plus de chômeurs, alors qu’on manque de bras dans tous les services publics !

Brève
31/08/2012

De mois en mois, on n'en finit pas de constater l'augmentation du nombre de chômeurs sur la région : 29 156 chômeurs de catégorie A, c'est-à-dire n'ayant pas du tout travaillé, soit une augmentation de plus de 8 % en un an. Les plus de 50 ans sont les plus nombreux, avec une augmentation de près de 14%. Et dans le même temps, le nombre de ceux n'ayant qu'un petit boulot à temps partiel a augmenté de 6,9%.

Selon Pôle emploi, le nombre d'offres a baissé de 17%, les offres en CDD de moins de 6 mois y compris, avec une chute de 24,3%. Les travailleurs licenciés et les jeunes peinent de plus en plus à dénicher le plus petit emploi précaire.

Pourtant, les besoins sont immenses : dans les hôpitaux, à La Poste, la SNCF, dans les écoles, lycées et collèges... Oui, il y aurait de quoi assurer à tous un emploi correctement payé, mais pour cela il faudra imposer à ce gouvernement l'interdiction des licenciements, l'arrêt des aides au grand patronat et l'embauche massive dans la fonction publique.

Saint Victurnien (Haute Vienne)

Y a pas écrit La Poste !

Brève
27/08/2012

Après la réduction des horaires d'ouverture, des fermetures « exceptionnelles » à répétition sans que personne ne soit prévenu, c'est oralement, avant même la réception d'un courrier officiel de la Poste, que le maire de St Victurnien a appris la fermeture du bureau de Poste de la commune « pour cause de sécurité ».

Et cela alors que la municipalité était justement en discussion avec la direction de la Poste pour rénover les locaux ou en fournir de plus adaptés. Tant pis pour les habitants de cette commune de plus de 1700 habitants et dont la population croît... Qu'à cela ne tienne, là on a trouvé le prétexte de la sécurité pour fermer encore un bureau !

L'image sociale et de proximité de la Poste auprès du public... cela fait un bon moment que ses dirigeants, comme les gouvernements d'ailleurs n'en ont plus grand chose à faire... si cela ne rapporte pas.

Tulle (Corrèze)

Le "Holland'Tour" fait un bide

Brève
09/08/2012

L'Office de Tourisme de Tulle propose, moyennant 22 à 35 euros (déjeuner compris), une visite guidée des lieux « emblématiques » du président de la république : conseil général, mairie, place sur laquelle il a parlé le 6 mai, et bien sûr son restaurant préféré.

Mais, trois mois après son élection, l'engouement pour le président « normal » n'est pas à la hauteur des espérances de la ville de Tulle. Prévue le mercredi de chaque semaine d'Aout, la première visite a été annulée faute de combattants et à la deuxième, mercredi 8 aout, il y avait ... 2 visiteurs noyés dans une armada de journalistes, de micro et de caméras, dont certaines venues de Russie !

Parions qu'il y aura plus de « fans » pour le traditionnel festival des Nuits de Nacre, dans quelques semaines : entre les pointures de l'accordéon et un président qui joue du pipeau, y-a pas photo !

Corrèze

BMS condamné : l'interdiction des licenciements, c'est indispensable !

Brève
07/08/2012

En septembre 2011, le tribunal de Tulle avait condamné le groupe Pharmaceutique Bristol Myers Squibb pour avoir licencié en juillet 2010 les 66 travailleurs de l'usine de Meymac « sans cause réelle ni sérieuse ».

BMS ne faisait que récidiver : le groupe avait déjà licencié 85 travailleurs à Epernon (Eure et Loire) en janvier de la même année. Pour ces licenciements-là, le tribunal des prud'hommes de Chartres vient de le condamner à verser 1,2 millions d'euros aux salariés pour licenciements « sans cause réelle et sérieuse », ainsi que le remboursement des frais d'avocat, et à rembourser à Pôle-Emploi 2 mois d'allocations par salarié.

BMS condamné, c'est une bonne chose et les dédommagements vont certainement aider les salariés licenciés. Mais il n'empêche que 191 travailleurs ont perdu leur emploi et que la reconnaissance après coup que ces licenciements ne sont pas justifiés n'oblige pas BMS à les rembaucher.

Alors, oui, la seule mesure juste et efficace, c'est l'interdiction de tous les licenciements !