Saint Junien (Haute Vienne)

Albany : prendre sur les profits pour maintenir les emplois !

Brève
07/08/2012

Au comité central d'entreprise de la semaine passé, la direction d'Albany a fait mine de demander aux représentants des salariés leur avis sur les différentes options qu'elle envisage pour l'avenir, qui incluent de plus que probables suppressions d'emplois dans les 2 sites.

Avec en plus ce fait, comme le dit un représentant CGT, que la direction essaye de mettre en concurrence les travailleurs du site de Saint-Junien et ceux du site de Sélestat en Alsace...

Si les travailleurs pouvaient mettre leur nez dans les comptes de ce groupe qui fait des centaines de millions de dollars de profit depuis des années, ils verraient sûrement que l'option qui consiste à maintenir l'emploi en prenant sur les profits est tout à fait envisageable.

Creuse

L'été, les services publics doivent être maintenus partout !

Brève
28/07/2012

En Creuse, faute de personnel en nombre suffisant pour remplacer les agents en congés, la direction de la Poste a décidé de fermer 25 bureaux, soit 4 bureaux sur 10 !

Elle se moque de laisser certains habitants devoir faire plusieurs dizaines de kilomètres aller-retour pour aller chercher une simple lettre recommandée. Quand aux conditions de travail des agents ce n'est pas mieux. Pour « rentabiliser », certains devront assurer des permanences dans plusieurs bureaux de poste.

Mais devant les protestations de la CGT et des habitants de plusieurs cantons, la Poste a dû faire marche arrière et réouvrir les bureaux de Crocq, Saint Sébastien et Azérable.

Cela montre qu'il faut, tous ensemble, exiger non seulement le maintien des services publics partout où ils existent mais aussi des embauches pour qu'ils fonctionnent correctement et assurent leur rôle auprès de la population.

Corrèze

A comme Andros et comme Assisté !

Brève
28/07/2012

Après avoir tenté d'obtenir des pouvoirs publics une bretelle d'autoroute desservant spécialement son usine, puis des locaux de stockage auprès de la ville de Brive, voilà que l'entreprise Andros (confitures de Biars sur Cère) négocie maintenant avec la SNCF la gratuité pour 20 ans sur le parcours de Biars à Brive la Gaillarde où elle compte faire circuler son train privé !

Et, pure coïncidence, les différents conseils généraux et régionaux viennent de demander à RFF (filiale de la SNCF propriétaire des voies) de remettre en état la ligne Brive-Aurillac qui dessert Biars.

Pour que les actionnaires puissent faire leur beurre avec sa confiture, Andros (comme bien d'autres) n'a aucun état d'âme à taper à toutes les portes publiques.

Limousin

Nouvelle aggravation du chômage = montée inexorable de la misère

Brève
28/07/2012

Dans la région Limousin, le nombre de demandeurs d'emplois a encore augmenté fin juin par rapport à fin mai, toutes catégories confondues. Le nombre de chômeurs de catégorie A (sans emploi du tout) a augmenté de 1,2% ce qui porte la hausse sur un an à 9,5%.

Alors que les sorties de pôle emploi pour reprise d'emploi sont en baisse (-12,2%), les plus nombreuses sont celles pour radiation administrative (+15,2%). Ce qui veut dire que le nombre de travailleurs sans emploi dans la région est largement sous-estimé, le nombre des radiés, sans ressource ou vivant des minima sociaux, grossissant de mois en mois.

Pour arrêter la montée inexorable de la misère et supprimer ce fléau qu'est le chômage, il n'y a pas d'autre solution qu'imposer l'interdiction de tous les licenciements et la répartition du travail entre tous les bras disponible et avec des salaires qui permettent de vivre correctement !

Terrasson (24)

Grève à l'EPHAD des 4 saisons

Brève
18/07/2012

Les aides-soignantes et les aides hôtelières sont en grève dans cette maison de retraite gérée par le groupe ORPEA. La grève a débuté le 5 juillet, contre la remise en question des horaires de travail. Sous prétexte de retarder d'une demi-heure le dîner, la directrice chamboule les horaires du personnel. Cette réorganisation rend le travail impossible.

Les agents peuvent se retrouver le matin à un seul ou le soir pendant une heure. Comment faire pour lever ou coucher les résidents ? Il faut attendre l'équipe de nuit !

Avant, une pause de 2 heures coupait la journée de 10 heures de travail. Maintenant, ces 2 heures ne sont plus consécutives. Les agents doivent donc souvent rester sur place pendant 12 heures ! La directrice répond : « prenez vos baskets et faites le tour du stade ».

On comprend la colère qui a éclaté. Un piquet de grève est installé 24 h/24, où les soutiens sont nombreux : signature d'une pétition, soutien financier, visites, coups de klaxon...

La directrice refuse toute discussion. Le 17 juillet, une réunion a eu lieu avec l'ARS (agence régionale de santé) et l'inspection du travail, mais sans les délégués du personnel.

ORPEA, qui refuse d'embaucher, fait venir des salariés de Toulouse, Brive, Limoges... pour remplacer les grévistes pendant 3 ou 4 jours, frais d'hébergement payés ! Le groupe va distribuer plus de 26 millions d'euros aux actionnaires en septembre ! Ce n'est donc pas un problème d'argent. Pour ce groupe qui ne fait, bien sûr, pas des soins, mais du fric, la santé n'est qu'une marchandise qui peut rapporter gros.