LMS Donzenac (Corrèze)

Perdre sa vie en tentant de la gagner !

Brève
11/04/2012

Vendredi 6 avril, un travailleur de 45 ans, père de deux enfants, est mort écrasé sous des palettes de planches ayant chuté de la grue qui les soulevait. Après un congé de longue maladie, il avait été embauché le matin même comme intérimaire par l'entreprise LMS (Lafond Menuiserie Services) de Donzenac. Deux autres jeunes travailleurs d'une vingtaine d'année, en intérim eux aussi, ont été blessés, dont l'un grièvement. La chute serait due à une rupture de la sangle de la grue. Le chantier de l'hôpital d'Excideuil (24), où ces ouvriers travaillaient, est arrêté et une enquête a été ouverte par l'inspection du travail er la gendarmerie.

Ce qui est sûr, c'est qu'il y a, dans ce pays, un mort par accident du travail par jour ! Sur les chantiers , pour bien des travailleurs, c'est une insécurité quotidienne dont les politiciens démagogues ne font pas leurs choux gras !

Et pour beaucoup évidemment, dans ces entreprises du bâtiment où le travail est toujours plus dur, où il faut faire toujours plus vite, où les conditions de sécurité et l'entretien du matériel sont de plus en plus dégradés et où la précarité et les bas salaires sont devenus la règle.

Aéroport de Limoges (Haute Vienne)

Personnel et usagers du transport aérien otages de la politique du gouvernement

Brève
02/04/2012

A l'aéroport de Limoges, lundi 2 Avril les contrôleurs aériens étaient en grève à 100% et la direction a réquisitionné du personnel pour assurer le service minimum imposé à cet aéroport. 6 vols intérieurs ont été annulés et les vols internationaux presque tous retardés.

Les aiguilleurs du ciel protestent contre le non remplacement d'un départ en retraite sur 2 comme dans l'ensemble de la fonction publique et une restructuration aboutissant à la suppression de 15 centres de contrôle sur 30. Il est question de transférer l'activité du centre de contrôle de Limoges à Bordeaux ou à Clermont-Ferrand. Cela peut signifier la disparition de 40 emplois et les vols au départ ou à l'arrivée à Limoges revus à la baisse. Car la coordination nécessaire entre les contrôleurs devra se faire par téléphone et impactera la fluidité du trafic. Et puis, le plus grave ce sont les conséquences inévitables sur la sécurité.

Il est prévu que la grève se poursuive mardi 3 avril. Les aiguilleurs du ciel ont raison de s'opposer aux projets iniques du gouvernement. Sous prétexte de réduire les dépenses publiques, il prend le risque de mettre en danger personnel et usagers du transport aérien.

Région Limousin

Moins d’emplois dans le bâtiment : une société qui marche sur la tête

Brève
02/04/2012

La Cellule Economique du Limousin annonce une chute des offres d'emploi dans le bâtiment : -37% au premier trimestre 2011 par rapport à la même période en 2010. La CEL signale que, parallèlement, les recherches d'emploi dans ce secteur ont augmenté, ce qui contredit le blabla de tous ces réactionnaires selon lesquels il y aurait une foule d'emplois vacants dans le BTP mais que les chômeurs, et particulièrement « les jeunes » refuseraient des travaux durs...

La CEL explique aussi que, dans les entreprises du BTP de la région, la chute des effectifs permanents se poursuit et que les patrons du BTP ont encore plus recours aux emplois précaires, qui explosent dans les travaux publics avec une augmentation de 21,6 % entre le premier et deuxième trimestre de 2011. Toujours selon la CEL, les chefs d'entreprise anticiperaient une baisse du niveau des affaires.

Des travailleurs au chômage prêts à construire des routes et des logements, il y en a. Les besoins sont immenses : il faudrait construire un million de logement au loyer abordable dans le pays. Mais voilà, les trusts du BTP n'investissent qu'en fonction de profits assurés. Alors le nombre de chômeurs et de chômeurs de longue durée augmente et le nombre de mal-logés et de sans-abri aussi !

Limousin

Sernam : les travailleurs n’ont pas à payer les pots cassés !

Brève
23/03/2012

Les travailleurs du site Sernam de Miramas retiennent deux de leurs cadres depuis le 21 mars. La moitié des 1600 travailleurs de cette entreprise risque d'être licenciée. En Limousin, les 21 salariés de Limoges et les 24 de Brive sont dans l'inquiétude car ils ne savent pas si les deux sites limousins continueront à exister.

Le Sernam ancienne filiale de la SNCF, aujourd'hui en liquidation judiciaire, a été privatisée en 2005 avec une aide de l'Etat de 642 millions d'euros. La commission européenne juge cette aide « illégale » et demande à l'Etat de récupérer cette somme. Et c'est aux travailleurs que les éventuels repreneurs dont Géodis, qui est d'ailleurs à 98% possédé par la SNCF, veulent faire payer l'addition, c'est eux que l'on veut sacrifier !

Les emplois des 1600 travailleurs de cette entreprise doivent être maintenus, il faut interdire tous les licenciements et ceux de Miramas ont raison de se révolter !

Région Limousin

Qui a dit que l'Ennemi, c'est la Finance ?

Brève
21/03/2012

En lançant, l'an dernier, un emprunt pour alimenter un « Fonds de Co-investissement » et en alléchant, avec une promesse de bon rapport, ceux qui ont les moyens de placer de l'argent, le conseil régional socialiste sert, sur un plateau, de l'argent frais au patronat, sous prétexte de favoriser « l'emploi en Limousin ». Avec l'affaire Albany, on a vu comment les patrons prennent l'argent et les facilités d'installation puis, une fois leur beurre fait, n'hésitent pas à fermer leurs usines pour aller voir ailleurs, s'il y a plus intéressant !

En plus, sous prétexte de « gestion », le conseil régional donne l'occasion à des financiers de haut vol de s'engraisser au passage, puisqu'il en confie la gestion au groupe Siparex, spécialiste des investissements dans les entreprises « moyennes ».

Ce groupe travaille aussi bien avec des investisseurs privés que des collectivités territoriales, comme les Régions Rhône-Alpes, Auvergne ou Bourgogne, et affiche sous sa gestion plus d'un milliard d'euros de capitaux. . Il se vante de « rechercher la plus haute rentabilité pour les investisseurs ». Il a des bureaux dans le monde entier, aussi bien à Madrid, à Milan, qu'en Egypte ou au Maroc. Et rien que du beau monde dans son conseil d'administration : Michel Rollier, gérant de Michelin, Phillippe Guibert, patron de Norisko -Dekra ou encore Gillet de chez Malakoff- Médéric !

La suppression du secret des affaires pour permettre aux travailleurs, à la population, d'aller voir d'où viennent tous ces millions, de savoir à quoi ils servent, qui ils enrichissent, c'est une nécessité que nous aurons à imposer. Et on verra que de l'argent, il y en a, pour interdire tous les licenciements, répartir le travail entre tous et augmenter les salaires !