Limoges (Haute-Vienne)

Les nounous de la Ville en ont ras-le-bol !

Brève
21/03/2012

Mardi 20 mars, les 43 assistantes maternelles (Assmat) de la ville de Limoges étaient en grève et ont manifesté, à une vingtaine, devant la mairie. Elles sont employées par la municipalité mais pas comme fonctionnaires territoriales.

Les salaires versés sont scandaleusement bas : 300 euros par enfant, les indemnités supplémentaires compensant les frais n'étant pas prises en compte pour la retraite. Avec trois enfants en garde, ce qui est le maximum autorisé, une Assmatt atteint juste 9OO euros même avec cinq ou sept ans d'ancienneté.

Par la bouche d'une adjointe au maire, on leur a fait savoir que leur grève ne serait pas justifiée dans la mesure où elles ont été récemment « mensualisées ». Elles l'ont été sur la base de 46,8 semaines et du coup ont perdu des congés et 21 heures de rémunération !

Ce qu'elles réclament, c'est d'être intégrées à la fonction publique territoriale comme tous les employés de mairie avec un salaire correct leur permettant de vivre. Elles ont d'ores et déjà annoncé qu'elles ne baissaient pas les bras et qu'elles allaient remettre ça le 12 avril !

Saint-Sébastien (Creuse)

Manifestations d'usagers de la SNCF

Brève
12/03/2012

Samedi 10 mars, à Saint-Sébastien (en Creuse), à Eguzon, à Argenton-sur-Creuse (en Indre), dans chaque gare, une centaine d'usagers ont manifesté et bloqué le Paris-Toulouse pour tenter de se faire entendre de la SNCF et du conseil régional.

Depuis trois mois, travailleurs et lycéens s'entassent dans des bus et des taxis fournis en catastrophe par les conseils régionaux. En dépit des promesses de les modifier, les horaires des TER, appliqués depuis le 11 décembre, sont complètement inadaptés aux horaires de cours des lycéens et d'embauches des travailleurs, à Châteauroux ou à Limoges.

A cela s'ajoutent les retards incessants des trains, souvent dus à des pannes consécutives à une diminution drastique des équipes d'entretiens.

Les économies et les soucis de rentabilité dans le service public ferroviaire transforment la vie des couches populaires en galère quotidienne !

Saint Junien (Haute Vienne

Albany renonce à fermer l'usine !

Brève
09/03/2012

A l'issue d'une « table ronde » entre les patrons d'Albany, les représentants syndicaux et les élus locaux, la direction d'Albany a reculé et annoncé que la fermeture de l'usine de Saint Junien « n'était plus d'actualité ». C'est évidemment un immense soulagement pour les 133 travailleurs d'Albany et cela grâce à toute la solidarité et les soutiens qu'ils ont su rassembler autour d'eux !

La direction prétend vouloir « tout remettre à plat » et veut « étudier avec les représentants syndicaux et les collectivités locales », les moyens de « surmonter les défis auxquels Albany a à faire face ». Quels défis ? Augmenter encore la rentabilité et les profits ? Verser toujours plus aux actionnaires ?

Les travailleurs d'Albany ont su gagner une première bataille -et non des moindres- mais ils sont bien placés pour savoir qu'ils n'ont aucune confiance à avoir envers leur patrons et qu'ils ont encore à exiger qu'aucun emploi ne disparaisse, ici comme à Sélestat, et avec maintien des salaires à 100% !

Limousin

Le chômage : un cancer en progression et pourtant parfaitement curable !

Brève
09/03/2012

Pôle Emploi Limousin tire la sonnette d'alarme : en 2011 sur la région, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité du tout (catégorie A) a augmenté de 7, 9 %. Toutes les catégories sont touchées et particulièrement les demandeurs d'emploi de longue durée. Toutes catégories confondues, c'est-à-dire en comptant ceux qui ont partiellement travaillé, l'augmentation est de 6,2%. Dans tous les cas les chiffres sont encore plus mauvais qu'au niveau national.

Dans le même temps l'emploi intérimaire, en Limousin, a chuté de 15,6 %. Car les premiers privés d'emploi, sans que le patronat n'annonce de plan sociaux, dans la plus grande opacité, ce sont les travailleurs précaires !

Imposer l'interdiction des licenciements, répartir le travail pour donner un emploi à tous avec un salaire décent, maintenu à 100%, c'est une urgence vitale pour le monde du travail !

Limoges (Haute Vienne)

Pour Valéo, il n'y a pas de petites économies...sur le dos des travailleurs

Brève
09/03/2012

96 travailleurs de l'entreprise Valéo ont attaqué, cette semaine, leur patron devant le tribunal des prudhommes, pour obtenir que celui-ci leur verse le manque à gagner sur le montant de la prime d'ancienneté auquel ils ont eu droit entre 2007 et 2010. Selon les cas, chaque travailleur concerné a perdu de 400 à 1600€.

Valéo n'en est pas à sa première arnaque : en 2010 l'entreprise a déjà été condamnée à verser à 33 salariés des arriérés de salaires pour un montant de 100.000 €.

Le groupe Valéo est pourtant loin d'être sur la paille : en 2011, il affiche une augmentation de 17% de ses bénéfices et promet la même augmentation de 17% des dividendes aux actionnaires. Le directeur général, lui, a vu son salaire augmenter de 79% !

Alors non seulement Valéo doit verser aux travailleurs les indemnités auxquelles la convention collective leur donne droit, mais il a les moyens d'augmenter les salaires de tous !