Limoges (Haute-Vienne)

Non à l’expulsion de la famille Gogitidze !

Brève
04/03/2012

Enfuis de Géorgie pour des raisons politiques, Lasha et sa femme Naata errent de ville en ville depuis 10 ans, l'Etat leur refusant le statut de réfugiés politiques.

En août 2011, Naata a été arrêtée à Blois et envoyée en centre de rétention, ses quatre enfants - nés en France - étant placés par les services sociaux. Son mari, lui, a été seulement retenu quelques heures au commissariat puis relâché sans savoir où se trouvaient sa femme et ses enfants. Finalement, la procédure avait pu être annulée, grâce notamment à l'action du réseau RESF.

Le 28 février dernier, c'est Lasha cette fois qui a été arrêté à Limoges, alors que la famille s'apprêtait à changer, une nouvelle fois, de lieu de cache. Il est retenu, depuis, en centre de rétention, près de Toulouse.

Depuis, le reste de la famille se terre littéralement, dans l'angoisse, sans savoir quel sera leur sort dans les prochains jours.

C'est ignoble de s'acharner ainsi sur cette famille. Comme tous les sans-papiers, elle doit obtenir tous les droits de vivre ici !

Saint Junien (Haute Vienne)

Les travailleurs de St Junien solidaires de ceux d’Albany

Brève
01/03/2012

Mercredi 29 févier à St Junien, la manifestation contre l'austérité a pris une tournure particulière : celle d'un soutien de tous les travailleurs contre la fermeture annoncée de l'usine Albany.

Plus d'une centaine de personnes se sont joints devant l'usine aux salariés menacés de licenciement pour former un cortège et aller à la rencontre des autres salariés au centre de la ville.

A la rencontre des deux cortèges, tous exprimaient leur refus de laisser le groupe Albany pouvoir décider du jour au lendemain du sort de l'usine au mépris de la vie des travailleurs sur le dos desquels le groupe a réalisé d'énormes profits pendant des années.

L'argent, il y en a à Albany. Le travail aussi. Il faut le partager entre tous les salariés du groupe sans perte de salaires.

Brive la Gaillarde (Corrèze)

Crown Emballage : Il faut prendre sur les profits !

Brève
28/02/2012

Le Leader de l'emballage métallique Crown qui possède 130 usines dans le monde a décidé de fermer l'usine de Brive où il y a 40 travailleurs, mais aussi celle de Deurne en Belgique et l'imprimerie de Vourles dans l'Aisne.

Pourtant ce grand groupe affiche une rentabilité de 11 à 20 %.

Les dirigeants affirment que leur chiffre d'affaires en France a baissé de 7%. Les effectifs, eux, dans le même temps, ont baissé de 21% ! Pour maintenir les dividendes des actionnaires il font toujours trinquer les travailleurs.

Lundi 27 février, les travailleurs de Brive ont distribué des tracts toute la journée au rond Point de Photonis pour dire qu'il faut « empêcher de fermer les entreprises qui font des bénéfices, que les salaires doivent être pris sur les bénéfices ». Ils ont mille fois raison.

Si on contrôlait ce qui se passe dans chaque entreprise on verrait que toutes ou tous les groupes dont elles dépendent font des bénéfices suffisants pour garder tous les travailleurs, embaucher tous les précaires. Et il y a aussi de quoi augmenter nos salaires avec un minimum de 1700 € net indexé automatiquement sur l'augmentation des prix.

Limoges (Haute Vienne)

Valéo : 427 millions de bénéfices en 2011 !

Brève
27/02/2012

Le groupe Valéo vient de dévoiler ses bénéfices pour 2011 : 427 millions d'euros, soit une augmentation de 17 % par rapport à 2010.

Il est annoncé aussi que les actionnaires verront leurs dividendes augmenter de 17 %. Quand au directeur général, Jacques Aschenbroich, on ne connait pas l'augmentation de revenu prévue pour lui mais il ne doit pas être en reste vu que l'an dernier son salaire a été augmenté de 72 % pour atteindre 1,9 millions d'euros.

Tous ces chiffres sont la preuve qu'il y a assez d'argent pour augmenter les salaires des travailleurs auxquels Valéo a fait payer les difficultés de la crise de 2008.

Saint Junien (Haute Vienne)

Albany : Il faut interdire les licenciements !

Brève
25/02/2012

Comme annonce de sa décision de fermer l'usine de Saint Junien et de licencier 133 travailleurs, la direction d'Albany France a fait cadenasser les machines et a demandé à la direction de prendre la fuite !

Ces patrons sont coutumiers de méthodes ignobles. En 2009, ils ont été aussi brutaux à Ribérac (Dordogne) quand ils ont annoncé la fermeture de l'usine et 88 licenciements. A Sélestat, où l'usine de St Junien doit être transférée, le chômage partiel sert de variable d'ajustement de la production depuis 2009, avec des périodes où les travailleurs ne savaient pas quand ils allaient finir la journée, s'ils allaient travailler 6 ou même 4 heures seulement.

Aujourd'hui c'est le transfert vers Sélestat qui justifie les licenciements. En 2003, c'était l'inverse : 25 % de l'activité de Sélestat était transférée à St Junien avec 75 licenciements à la clé !

Les travailleurs de St Junien ont bien raison d'occuper l'usine et de demander des comptes. Pourquoi ne pas prendre sur les 1,8 milliards d'euros de bénéfices du groupe - Albany International - pour assurer un emploi et un salaire à tous ?

Une chose est sûre : les travailleurs n'ont pas de raison de payer : ils doivent exiger l'interdiction des licenciements !