Limousin

Altia (Ex Sonas) : les travailleurs en colère

Brève
21/02/2012

Lundi dernier, les syndicats des sites de Bessines et de la Souterraine de l'équipementier Altia appelaient à un débrayage pour protester contre la répartition des bénéfices des usines de la région pour combler les déficits d'autres unités du groupe.

L'inquiétude des travailleurs est légitime. Ils savent que les patrons empochent les aides des pouvoirs publics ( en ce qui concerne Altia, plusieurs centaines de milliers d'euros de la région au moment du rachat de Sonas, 1,25 million de l'Etat plus récemment), font de promesses qu'ils ne tiendront pas et n'hésitent pas à trafiquer leurs comptes pour mettre en difficulté un secteur pour en renflouer un autre au gré des bénéfices qu'ils espèrent réaliser.

Altia n'est pas en difficulté. Son chiffre d'affaires est passé de 120 millions d'euros en 2008 à 240 millions d'euros en 2011, soit une augmentation de 200 %. Il est soutenu par le fonds d'investissement des équipementiers automobiles détenu par Renault et Peugeot Citroën.

Il est nécessaire que les travailleurs, tous ensemble, ceux de Bessines comme ceux des autres sites demandent des comptes et puissent contrôler où passe l'argent, et on verrait bien que les bénéfices du groupe d'Altia sont suffisants pour payer correctement tous les salariés et maintenir tous les emplois, ici et dans toutes les autres usines !

Haute Vienne

Non aux fermetures de classes !

Brève
20/02/2012

Toute la semaine dernière a été marquée par les actions menées par les enseignants et parents d'élèves de nombreuses villes du département comme par exemple l'invasion du conseil d'école à St Léonard ; des rassemblements à St Yrieix, Bellac, St Sulpice, Bessines... ; le blocage de l'école à Veyrac, le filtrage de la circulation à Blond, une pétition à St Junien, l'occupation de l'école Edouard Herriot à Limoges et à Rilhac Rancon, etc...

Et samedi 18, une manifestation a rassemblé plus de 1000 personnes à Limoges. De nombreuses écoles étaient représentées : St Priest sous Aixe, Verneuil, Bellac, Arnac la Poste, St Sulpice les feuilles, Eymoutiers, Nedde... Parmi les nombreuses banderoles et pancartes, celle d'une écolière marquait : « Je suis en difficulté, qui va m'aider ? », évoquant la suppression catastrophique des réseaux d'aide aux enfants en difficulté.

Enseignants et parents ont bien raison de ne pas baisser les bras et de continuer à faire pression pour obtenir de nouveaux reculs de l'Inspection Académique !

Limousin

Menace de licenciements à la SOPCZ

Brève
19/02/2012

La SOPCZ est une SCOP d'ouvriers plombiers zingueurs, spécialisée dans les travaux de couverture et les travaux publics. Elle vient d'annoncer un possible plan de 26 licenciements et de 31 fins de contrat d'intérimaires.

L'an dernier, les 195 salariés ont déjà dû mettre la main à la poche pour renflouer les comptes de l'entreprise de 150 000 euros. Cette année, il faut emprunter aux banques, qui fixent leurs conditions : appliquer un plan de rigueur alors que le chiffre d'affaires de l'entreprise est en hausse régulière, qu'elle est régulièrement obligée de faire appel à des sous-traitants pour assurer les interventions de son carnet de commandes.

C'est encore une preuve que s'organiser en SCOP ne fait pas échapper aux lois du marché et de la concurrence de la société capitaliste. Il n'y aura que l'expropriation totale des moyens de production et leur contrôle par l'ensemble des travailleurs qui pourra véritablement changer notre sort.

Limoges (Haute-Vienne)

Ce n'est pas la crise pour les actionnaires de Legrand

Brève
19/02/2012

Comme toutes les entreprises du CAC 40, Legrand vient de publier son bilan. Malgré la crise économique, elle affiche une nouvelle fois des bénéfices record, en augmentation de 14 % par rapport à l'an dernier. Elle annonce même une nouvelle acquisition, en rachetant Numeric UPS, en Inde, qui emploie 1500 personnes.

Les actionnaires verront leurs dividendes augmenter de 6 % et on peut penser que le PDG Gilles Schepp, dont la rémunération de l'an dernier avait augmenté de 44 % pour atteindre 1 395 000 euros, ne va pas se priver cette année encore.

On voit bien que l'argent est là, et que Legrand a les moyens d'augmenter les salaires de tous les travailleurs du groupe.

Limoges (Haute-Vienne)

À l’Éducation nationale aussi, on licencie !

Brève
16/02/2012

Après l'annonce globale des suppressions de postes il y a quelques semaines, c'est le moment de connaître les conséquences réelles dans chaque collège et lycée. Chacun reçoit du rectorat une Dotation Globale Horaire, c'est-à-dire les moyens en heures d'enseignement dont il dispose. Après répartition de ces moyens entre les différentes disciplines, on voit concrètement quel enseignant va voir sa situation changer à la prochaine rentrée.

Dans certains cas, il s'agit d'enseignants partant à la retraite et qui ne seront pas remplacés, dans d'autres, il s'agit d'enseignants titulaires qui se verront proposer un nouveau poste dans un autre établissement. Mais il y a aussi beaucoup de contractuels qui perdent leur travail.

Au lycée Maryse-Bastié de Limoges, plusieurs enseignants spécialisés en Industrie Graphique sont contractuels depuis des années. Ne pouvant pas être titularisés car le concours correspondant à leur discipline n'existe plus, ils sont employés en CDI. La réforme du bac professionnel réduisant la durée de formation de 4 à 3 ans, beaucoup moins d'heures d'enseignement d'imprimerie sont nécessaires et un poste d'enseignement professionnel va être supprimé, c'est-à-dire qu'un enseignant travaillant depuis 11 ans dans la section va tout simplement être licencié.

L'État se sert des contractuels pour faire encore plus d'économies sur les salaires, abuser de leur flexibilité en les affectant au gré des besoins et en les jetant dehors quand il n'en a plus besoin. C'est vraiment scandaleux !