Albany - Saint-Junien (Haute-Vienne)

Contre les coups fourrés des patrons : levée du secret des affaires, interdiction des licenciements !

Brève
12/02/2012

Depuis un certain nombre de jours, les 136 travailleurs de l'entreprise de textile non tissé Albany sont plongés dans l'angoisse. Des informations venant de salariés d'autres sites, des allers et venues de cadres, l'appel de leurs patrons à une « société de gestion de crise », tout indique que des mauvais coups sont en préparation contre les travailleurs, peut-être même la fermeture de l'entreprise de Saint-Junien. Mais bien entendu, les derniers informés des projets des patrons ce sont toujours ceux qui en font les frais, les travailleurs !

Le groupe de papier-carton et emballage Albany International se porte très bien; il réalise des bénéfices et a des résultats financiers excellents. Pour installer l'usine ultra-moderne de Saint-Junien, Albany a bénéficié, entre autres, d'aides des collectivités locales et notamment de la mise à disposition de 7500 m2 de terrains payés un euro symbolique !

Imposer l'interdiction des licenciements, empêcher la fermeture de telles entreprises, obliger ces groupes à prendre sur leurs juteux profits pour garantir à 100% les salaires, c'est vital pour les travailleurs ! Et l'opacité, le secret même dans lequel les patrons d'Albany préparent leur coup, montre combien il est tout aussi nécessaire d'exiger la levée du secret industriel et bancaire et d'imposer le contrôle des travailleurs sur toute la gestion des entreprises, afin de savoir ce qui se prépare et être en situation de s'y opposer !

Haute -Vienne

C’est la misère qui est en cause, pas la température !

Brève
08/02/2012

Le président national du Secours Populaire vient de lancer un appel à l'aide sur tout le pays : avec le froid qui sévit, les plus pauvres, mal logés ou pas logés du tout, sont exposés aux pires dangers, y compris à celui de mourir.

Pour les bénévoles des associations humanitaires, si « en période normale » les possibilités d'hébergement d'urgence sont à peu près adaptées en Haute-Vienne, les conditions climatiques extrêmes nécessitent plus de moyens.

Ce n'est plus seulement ceux qui dorment dans la rue ou dans des halls d'immeubles qui ont besoin d'un accueil au chaud, mais aussi toute cette population qui vit sous des tentes, dans des caravanes, tel ce campement de fortune d'une quinzaine de personnes découvert ces derniers jours par une maraude, ou dans des logements vétustes et mal chauffés, et que l'on ignore. Une population qui n'a parfois aucun revenu - c'est le cas des jeunes de 18 à 25 ans qui n'ont même pas le RSA - et peine à simplement manger.

Le froid en hiver, c'est dans l'ordre des choses; la misère qui explose dans une société riche comme jamais, c'est inacceptable !

Limoges (Haute Vienne)

Une demandeuse d’asile déboutée : une précarité intolérable

Brève
08/02/2012

Après la réponse négative à une deuxième requête de demande d'asile, Zaréma et ses 4 enfants ont du quitter le Centre de demandeur d'asile (CADA) de Limoges sans savoir où aller. Ayant alerté le 115, Zaréma a obtenu de pouvoir très provisoirement loger sa famille dans un hôtel de la zone industrielle de Beaubreuil. Mais pour combien de temps ?

Zaréma a fui la Tchétchénie en 2008 pour échapper aux militaires et sans savoir où était son mari opposant et pourchassé. Elle a alors fait une demande d'asile politique. En 2010, elle a appris que son mari l'avait obtenu en Norvège, mais du fait qu'elle l'avait déjà demandé en France, elle n'a pas été autorisée à le rejoindre !

La famille est donc séparée et elle se retrouve avec ses enfants dans la plus grande précarité, sans droit, sans certitude d'un toit dans les jours qui viennent et avec le risque d'être expulsée comme des dizaines d'autres le sont tous les jours en France.

Comme tous les sans papier, Zaréma doit obtenir tous les droits pour vivre ici ou rejoindre son mari si elle le souhaite !

Limoges (Haute-Vienne)

Pas d'erreur : y a bien écrit "La Poste"!

Brève
06/02/2012

Fin décembre, La Poste fermait l'agence du Centre Saint-Martial, tout près du centre-ville. Dans les bureaux les plus proches, Limoges Préfecture et Limoges Carnot, aux heures de pointe les files d'attente déjà bien fournies se sont allongées un peu plus. Et voilà que les usagers de Limoges Carnot viennent d'apprendre que ce bureau va être fermé pour travaux pendant 4 mois.

La Poste argue de la mise à disposition « d'un relais de poste urbain », en périphérie, à la ZUP de l'Aurence, à plusieurs kilomètres des bureaux fermés, dans un tabac-presse.

Remplacer un bureau de poste de plein exercice par un « relais » dans un tabac, à l'autre bout de la ville, ça n'est pas fait pour simplifier la vie des usagers, ni celle des postiers qui vont encore voir les files d'attente s'allonger !

Limoges (Haute-Vienne)

Le Cerbère-Paris bloqué : pas un incident isolé !

Brève
04/02/2012

Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 février, à la suite d'une panne de locomotive, 360 voyageurs du Cerbère-Paris ont été bloqués sur la voie, à proximité de Solignac, à 15 km de la gare de Limoges. La SNCF n'ayant pas réussi à réparer, puis la locomotive de secours étant, elle aussi, tombée en panne, ils n'ont pu quitter les wagons qu'à 7h du matin pour être acheminés en bus jusqu'à la gare de Limoges, dans un froid glacial.

La direction régionale reconnaît que la baisse de température n'est pour rien dans les pannes, mais prétend aussi que la maintenance du matériel n'est pas non plus en cause.

Pourtant cet incident est loin d'être exceptionnel. C'est tous les jours que des trains accusent du retard à cause « d'incidents techniques »; et ces derniers jours, dans la région, des déraillements heureusement sans gravité ont eu lieu, ici parce que le débroussaillage est mal fait, là par manque d'entretien de la voie.

Les équipes de la voie sont de plus en plus réduites, et même disparaissent faute de recrutement, comme l'équipe de Bugeat, en amont de Saint-Léonard.

La direction a annoncé trois emplois en moins cette année, dans le secteur de la maintenance. L'atelier des TER et autres motrices n'a pas besoin de cela pour être déjà dans des difficultés croissantes pour que l'entretien et les réparations soient faits à temps et de bonne qualité.

Quant aux délais de secours pour les voyageurs bloqués, cela fait maintenant des années qu'ils ont été augmentés : il n'y a plus de conducteurs de réserve à Limoges et Brive; et, chaque mois, des TER laissent la place aux bus et taxis, par manque de conducteurs ou de matériel.

Alors, oui, il faut arrêter de supprimer des emplois dans les transports publics comme dans tous les services publics !