Limoges

Les AESH devant le rectorat pour dénoncer leur salaire de misère

Brève
07/02/2019

Ce mercredi 6 février, une journée de mobilisation syndicale a été l’occasion de dénoncer la situation des AESH (accompagnant les élèves en situation de handicap à l’école), de dire la réalité de leur quotidien, bien loin des paroles idylliques du ministre Blanquer sur le sujet.

Les moyens manquent, des élèves peuvent attendre des mois avant que leur soit attribué un aidant.

Et les conditions de travail des AESH sont scandaleuses. Le temps partiel est systématiquement imposé (de 50 % pour la plupart des contrats). Payés aux SMIC, cela veut dire que beaucoup ont un emploi du temps de 20h, souvent réparti sur 5 jours, avec des trous… pour un salaire de 600 €. Alors certains cumulent un autre emploi, le soir ou le mercredi après-midi.

Souvent dans l’ombre dans les écoles, collèges et lycées, ce mercredi, les AESH étaient fiers de venir affirmer qu’ils étaient non seulement utiles mais indispensables et qu’il était urgent de leur donner les moyens de vivre décemment de leur métier.

Saint Junien (87)

Non à l'expulsion de René Bokoul !

Brève
03/02/2019

L'artiste peintre René Bokoul originaire du Congo et qui réside actuellement à Saint Junien, est menacé d'expulsion vers son pays d'origine où il est considéré comme opposant politique et donc en danger.

L'autorisation de résider sur le territoire, qui lui a été consentie en tant qu'artiste, ne l'autorise pas à aller à l'étranger où il a de nombreuses propositions d'expositions. La préfecture, après l'avoir encouragé à faire une demande d'asile, seul moyen selon elle de pouvoir passer la frontière, la lui a refusé et en décembre a prononcé un arrêté d'expulsion !

Cet artiste est par ailleurs extrêmement bien intégré à Saint Junien où -entre autres- il anime des ateliers en milieu scolaire et il souhaite y rester.

Alors , oui, liberté de circulation, de passer les frontières et de s'installer pour tous ! Et en particulier pour René Bokoul !
Un rassemblement de soutien est prévu le 13 février devant le préfecture de Limoges. Lutte Ouvrière s'associe à cet appel.

Pauvreté en Nouvelle Aquitaine

Une réalité révoltante

Brève
23/01/2019

Dans la région Nouvelle Aquitaine 13,7 % personnes (787.000) vivraient en dessous du seuil de pauvreté (moins de 1015 euros par mois) selon des statistiques officielles. Les zones les plus pauvres seraient la Creuse avec 18,6% de pauvres et la ville de Bordeaux avec 17,2%, les deux nettement supérieurs à la moyenne de la France Métropolitaine (15,5%).

Les zones rurales comptent beaucoup de retraités très pauvres, mais 65% des plus défavorisés vivent dans les quartiers populaires des villes les plus importantes : par exemple le niveau de vie moyen des personnes pauvres dépasse à peine 790 euros mensuels à Limoges Métropole, 805 euros à Bordeaux Métropole. Les familles monoparentales sont les plus touchées par la précarité, aussi un enfant sur 5 dans la région vit en dessous du seuil de pauvreté.

Et ces statistiques ne reflètent pas la réalité, qui est bien pire, car selon l'Observatoire des inégalités des centaines de milliers "d'invisibles" ne sont pas "recensés" : les SDF, les sans papiers, les gens du voyage et les personnes âgées pauvres vivant en maison de retraite !

Cela, dans un des pays le plus riches du monde qui engraisse plusieurs membres du top 26 possédant la moitié des richesses mondiales ! Il n'y a bien que la révolution qu'ils n'auront pas volé !

Limousin

Non aux 58 suppressions de postes dans l'Education !

Brève
18/01/2019

Manifestation d'enseignants à Limoges en février 2018

Au dernier Comité Technique Académique qui devait entériner les 36 suppressions de postes annoncées pour l'année prochaine dans les collèges et lycées de l'académie, la rectrice a fait la surprise d'en ajouter 22. Soit un total de 58 postes en moins !

Parce que le ministre Blanquer a eu une nouvelle idée pour économiser des postes : modifier le décret qui donne la possibilité d'imposer une heure supplémentaire à chaque professeur. A partir de septembre 2019, ce ne sera plus une mais deux heures qui seront imposées !

Tant pis si les élèves apprennent moins bien, si les profs sont épuisés et l'organisation des établissements mise à mal. L'essentiel est de continuer à faire des économies sur le dos des services à la population pour pouvoir arroser le grand patronat !

Une grève est prévue jeudi 24 janvier pour s'opposer à ses suppressions !

Limoges

Les cheminots ne baissent pas les bras

Brève
10/01/2019

Les cheminots de Limoges, Brive et Châteauroux qui travaillent à l’entretien des voies étaient en grève ce jeudi 10 janvier.

Ils s’opposent à « l’externalisation » de leur travail, que le directeur d’établissement leur a annoncé pour dans trois ans. Cette attribution à des entreprises privées de l’ensemble du travail voudrait dire la suppression de leur emploi.

Ils étaient près de 100 à manifester devant les directions d’Etablissements, et autour de la gare. Le directeur ne les ayant pas reçus, ils ont décidé de continuer les actions.