Les "Gilets Jaunes" à Limoges

Brève
26/11/2018

Ce sont près de 1600 "gilets jaunes" qui ont manifesté à Limoges samedi 24 novembre.

Pendant que certains groupes occupaient divers ronds points autour de Limoges, à plus d'un millier, ils se sont rassemblés devant l'hôtel de Région, et après en avoir muré l'entrée, ils se sont rendus en cortège jusqu'à la préfecture.

Là des forces de police les attendaient, en empêchant l'accès . Après quelques jets de lacrymogènes et sous les invectives, la police les a finalement laissé avancer.

Retraités peinant à finir les fins de mois, jeunes enchaînant stage sur stage sans trouver de boulot, mère de famille isolée à temps partiel, travailleurs aux très bas salaires de toutes petites entreprises du bâtiment, ils étaient venus majoritairement de communes autour de Limoges : Pierre-Buffière, Feytiat, Couzeix etc....

Comme ils le disaient : "l'essence c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". Les revenus, salaires, pensions de retraites, allocations chômage, ne permettent plus de vivre décemment alors qu'à l'autre bout de la société une minorité fait valser les milliards. Les frasques de Carlos Gohn revenaient souvent dans les discussions !

 L'idée que derrière la politique de Macron, il y a l'intérêt des capitalistes,  la nécessité pour les travailleurs de se battre pour un salaire décent qui devrait augmenter lorsque les prix augmentent, tout cela était bien compris par certains.

Saint Yrieix la Perche (Haute Vienne)

Hôpital en danger

Brève
20/11/2018

Courant octobre, le personnel de l’hôpital a appris, lors d’une réunion avec la Direction que l’hôpital avait un déficit, que 10 lits de médecine allaient fermer par manque de médecins. A cela s'ajoute le devenir incertain de 10 lits de cardiologie toujours par manque de médecins. Bien-sûr cela s’accompagne de suppression de postes : 16 agents en contrat n’ont pas de renouvellement de leur contrat. Ceci un peu dans tous les services : soignants, cuisine….

Il y a un peu plus de 500 agents dont plus de 20 % précaires. L'hôpital accueille des patients des départements limitrophes, la Dordogne et la Corrèze, pour des consultations, dans les services d’hospitalisation, les 2 EHPAD, le long-séjour…

Les réflexions qui reviennent « il ne faut pas les laisser faire, on n’est pas assez nombreux, où ira t-on travailler ? Où ira-t-on se faire soigner ? » Plusieurs se souviennent de la maternité qui a fermé dans les années 90 « on n’aurait pas dû laisser faire ».

Pour l’instant une pétition circule et rencontre un bon accueil dans l’hôpital, chez les commerçants et sur les marchés de Saint Yrieix ainsi que dans les communes environnantes. Ce n’est qu’un début.

SNCF

Pas d'argent pour la ligne Angoulême-Limoges !

Brève
17/11/2018

La ligne Limoges-Angoulême à Exideuil

Depuis des mois la ligne entre les deux villes-préfectures Limoges et Angoulême est interrompue ; l’état des voies, insuffisamment entretenues depuis des dizaines d’années, ne permet plus le trafic.

Le préfet de région vient de réunir les élus : rien ne sera fait ! La SNCF estime à 150 millions d’euros le montant des travaux nécessaires. Ni l’État, ni la région ne veulent débourser de fonds.

Alors, il ne reste plus aux voyageurs qu’à prendre le bus et à allonger le temps de parcours. Quant au transport du fret, il se fait par des hordes de camions circulant sur cet itinéraire est-ouest surchargé.

Ça pue et ça pollue, ça occasionne des accidents graves ? Qu’importe pour l’État qui réserve ses millions aux capitalistes.

Limoges (Haute Vienne)

NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES

Brève
15/11/2018

Cortège de la manifestation du 12 novembre

Lundi 12 novembre, 800 manifestants, enseignants des écoles, collèges, lycées et lycées professionnels ont manifesté à Limoges.

Comme dans toute la fonction publique, l'heure est aux économies. Il faudrait faire plus avec de moins en moins. Moins de professeurs en collège et lycée, ce sera plus d'échec scolaire dans des classes surchargées, moins d'options... Moins d'heures de formation en lycée professionnel, ce sera un apprentissage au rabais pour les jeunes des milieux populaires.

Alors oui, les raisons d'exprimer leur colère ne manquaient pas aux grévistes.

Hausse des carburants

Les travailleurs doivent se faire entendre et exiger l'augmentation des salaires et pensions et leur indexation sur les prix !

Brève
29/10/2018

Le prix du carburant ne cesse d'augmenter et des appels à bloquer samedi 17 novembre les routes ou à signer des pétitions en ligne pour exiger la baisse des taxes sur le carburant sont dans bien des conversations.

Les travailleurs ont toutes les raisons de se mobiliser pour ne pas voir leur pouvoir d'achat s'effondrer. Mais ils doivent le faire en défendant leurs intérêts de classe, en formulant leurs propres revendications. Ils ne doivent pas manifester simplement en tant que « usagers de la route », un terme qui recoupe des catégories aux intérêts opposés. Si les transporteurs routiers, les chauffeurs de taxis ou les entreprises de travaux publics protestent contre la hausse du carburant, ils sauront la répercuter sur leurs clients. Les travailleurs, eux, n'ont que leur salaire pour vivre. Ils paient en faisant le plein, en faisant leurs courses, en payant leurs factures de chauffage, sans jamais pouvoir répercuter ces hausses.

Cherchant à rassembler largement, se disant apolitiques, certains initiateurs du 17 novembre envisagent des blocages en voiture, sans slogans ni banderoles. Mais manifester sans slogans ou derrière un mot d'ordre aussi vague que « à bas les taxes », c'est laisser les porte-paroles des patrons du transport tirer les marrons du feu, obtenir pour eux-mêmes exonérations ou compensations. Outre les taxes, il y a la hausse du cours du pétrole et de la marge des distributeurs.

Ne pas s'en prendre aux profits capitalistes, cela va bien aux politiciens bourgeois qui cherchent les voix des travailleurs pour gouverner demain au service des puissants. Déjà, Le Pen ou Dupont-Aignan ont appelé à « bloquer le pays le 17 novembre » car, disent-ils, « les français en ont marre des taxes ». Mais quel point commun y-a-t-il entre les grands patrons qui estiment toujours payer trop de charges ou d'impôts et les travailleurs dont le budget est grevé par les pleins d'essence ou les factures de chauffage ?

Face aux augmentations des prix, ceux du carburant comme tous les autres, il faut exiger l'augmentation générale des salaires, des pensions de retraite, et leur revalorisation automatique quand les prix augmentent ; autrement dit, l'indexation des salaires sur les prix.