Ex-GM&S (la Souterraine)

La cour d'appel de Bordeaux a invalidé le plan social !

Brève
15/10/2018

Vendredi 12 octobre, la Cour d'appel de Bordeaux- pour des motifs entachés d'erreurs judiciaires- annonçait l'invalidation du PSE de l'usine GM&S, PSE validé par la direccte et dont l'annulation avait été refusé par le tribunal administratif de Limoges.

Comme les travailleurs de Goodyear, les 157 travailleurs licenciés de La Souterraine ne seront pas réintégrés dans leur emploi, car juridiquement rien ne peut contraindre les patrons à réintégrer les salariés même si la justice leur donne raison . Dans cette société, ils sont les maîtres !

Mais en plus de la victoire morale, qui leur redonne un peu de pêche, les travailleurs qui ont fait appel n'entendent pas en rester là : ils vont exiger des indemnités supplémentaires y compris des deux grands donneurs d'ordre PSA et Renault !

Limousin

Plusieurs milliers à se faire entendre contre Macron et les attaques patronales !

Brève
09/10/2018

Le rassemblement au départ de la manif à Limoges

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé contre la politique anti-ouvrière de Macron en Limousin, ce mardi 9 octobre : à Guéret et La Souterraine en Creuse, à Brive en Corrèze, à Limoges, Bellac et Saint Junien en Haute Vienne.

A Limoges, dans le cortège, plus important que lors de la dernière manifestation de juin, avec les nombreux retraités et les travailleurs d'entreprises comme Valéo, Legrand, Madrange, il y avait aussi un groupe dynamique de jeunes étudiants et lycéens.

La Souterraine (Creuse)

Les ex-GM&S toujours sur la brèche

Brève
28/09/2018

Les CRS devant l'usine de La Souterraine pendant l'occupation

Au cours d'une conférence de presse à La Souterraine, jeudi 27 septembre, les travailleurs de l'usine EX-GM&S ont expliqué que sur les 157 travailleurs licenciés, seuls 35 ont retrouvé un emploi et pour les autres, les indemnités chômage vont être diminuées de moitié.

Quant à ceux qui ont été repris par l'actuel patron ils ne savent pas de quoi l'avenir sera fait. Au bout de plus de 6 mois de lutte, les travailleurs avaient obtenu que les donneurs d'ordre -Renault et Peugeot- s'engagent à passer pour 22 millions de commandes mais à ce jour, ils en ont tout juste honoré la moitié !

Licenciés ou repris, tous les salariés estiment que les véritables responsables de leur situation sont les richissimes groupes industriels Peugeot et Renault. Ils sont prêts à les traduire en justice pour obtenir des indemnités. Ils ont raison. Les actionnaires de ces deux groupes se sont enrichis pendant des années sur leur dos, puis ils ont sciemment coulé l'usine pour des raisons financières !

CREUSE

Abdel doit rester à Faux la Montagne !

Brève
20/09/2018

Ce mercredi, le jeune soudanais Abdel a été libéré – pour vice de forme - du centre de rétention où il avait été amené lundi malgré l’opposition d’une centaine de personnes devant la préfecture de Guéret.

Depuis le mois de juin des centaines d’habitants de Faux la Montagne le soutiennent, se battent pour obtenir qu’il ne soit pas expulsé vers l’Italie mais reste dans le village où il vit depuis un an. Parce que pour tous, il n’y a pas de frontières entre eux et lui.

La préfète de Guéret a déclaré qu’elle ne cèderait pas et qu’elle appliquerait la loi. Mais le comité de soutien restera lui aussi vigilant pour organiser la riposte !

Anovo- Brive la Gaillarde (corrèze)

Le profit capitaliste ruine toute la société !

Brève
17/08/2018

Au CCE du 14 Aout, puis au CE du 16, la direction d'Anovo, filiale du richissime groupe Ingram leader mondial de la téléphonie, a confirmé qu'elle licencie 95 travailleurs sur 182 à l'usine de Brive à partir d'octobre.

Depuis 2 mois, les travailleurs ont multiplié débrayages et manifestations, ils ont obtenu un rallongement du délai de reclassement et une meilleure indemnisation mais évidemment, c'est le maintien des emplois qu'ils voulaient !

Après deux plans de licenciements en 2011 puis 2015 après le rachat par Ingram, puis celui-ci, il ne restera à terme que 79 travailleurs sur les 600 que comptait l'usine au départ !

Comme l'a déclaré un travailleur au micro de FR3, de rachat en rachat, les licenciements ont eu des motivations uniquement financières. Aujourd'hui, Ingram justifie les licenciements par une perte de contrat de la part d'orange, alors que la production n'a absolument pas baissé à Brive !

Non seulement les travailleurs n'ont pas à payer pour les aléas de leurs marchés mais Ingram avec 45 milliards de chiffre d'affaires a largement les moyens de maintenir les emplois !