Accident de Brétigny

Une incurie criminelle

Brève
26/07/2018

Limoges-Angoulême : parmi les nombreuses lignes en mauvais état

Cinq ans après l'accident du Paris-Limoges qui avait provoqué la mort de 7 personnes en gare de Brétigny, un nouveau rapport d'expertise est tombé : encore une fois l'accident est attribué à la vétusté et le manque d'entretien du matériel. "L'expertise dit que la rupture est due à une usure progressive et ancienne du métal, ce qui implique un défaut d'entretien prolongé" explique l'avocat de l'association des victimes de Brétigny.

Cela contredit la thèse de la SNCF et de RFF, mis en examen comme personnes morales, qui prétendent qu'il s'agit d'un défaut "imprévisible" de l'acier et tentent de se défausser ainsi de toute responsabilité dans ce déraillement mortel. Tout le monde le sait, c'est l'état de la ligne très mal entretenue depuis des années pour des raisons d'économies qui en est à l'origine !

Limousin

Le cancer du chômage continue sa progression !

Brève
25/07/2018

Alors que, sur le dernier trimestre, le chômage est en augmentation au niveau national, en Nouvelle Aquitaine selon les chiffres officiels, il serait stable voire en très légère diminution.

Sur la grande région, le nombre total des demandeurs d'emploi dépasse les 511.000 avec une augmentation de 1,7% sur l'année écoulée ! En ce qui concerne les départements du Limousin, en Haute Vienne et en Creuse, toujours sur ce dernier trimestre , il est en augmentation de 1 et 0, 8% !

Oui, vraiment, contrairement à toutes les allégations gouvernementales, on n'est loin d'en avoir fini avec le chômage de masse et les plans de licenciements annoncés, comme par exemple à Anovo à Brive, ne vont faire qu'aggraver encore un peu plus la situation !

Pour arrêter l'hémorragie, il faudra mettre un garrot en imposant l'interdiction des licenciements !

Brive la Gaillarde

Anovo : troisième débrayage contre les licenciements

Brève
12/07/2018

Mardi 10 juin 2018, comme la direction refusait de discuter des indemnités supra légales, les délégués ont quitté la séance de négociations du PSE.

Elle ne propose qu’un congé de reclassement de 12 mois pour les moins de 55 ans et de 15 mois pour les plus de 55 ans. Les salariés qui renonceraient au congé partiraient avec 4 mois de salaire, les autres avec 2 mois de salaire. En clair Igram/Anovo ne propose que la misère aux salariés.

En plus, la direction voudrait faire « avaler » les licenciements en contrepartie du maintien d’une activité de rénovation de téléphones mobiles qui sauverait 11 postes sur les 95 licenciements programmés. Mais il faudrait que les travailleurs acceptent d’aller travailler sur le site de Montauban, à la demande, si Brive n’avait pas assez de travail ! C’était non la semaine dernière et c’est toujours non pour les salariés.

Prévenus de cette situation par les délégués, les travailleurs se sont mis en grève à partir de 11 H. Ils ont bloqué l’entrée du site avec des palettes, les câbles des ordinateurs ont été retirés. La direction a fait venir un huissier pour faire constater que le personnel aurait été "empêché" de travailler. Mais les travailleurs ont déclaré à l'huissier "je suis en grève" expliquant que c'était leur choix !

Ingram micro qui a racheté Anovo en 2015, est le leader mondial de la distribution informatique, il a les moyens de continuer à payer les salaires de tous les travailleurs.

Angoulême (Charente)

Échec à l’expulsion d’une mère de famille

Brève
07/07/2018

Lundi 2 juillet, une jeune femme albanaise installée en France avec son mari depuis 5 ans a été séparée de ses quatre enfants de 10, 8, 4 ans et 14 mois et envoyée en centre de rétention à Toulouse. La police municipale, intervenue pour une poubelle déposée hors délai, constatant un récépissé périmé, a appelé la police nationale et, sur le champ, le préfet a ordonné une obligation immédiate de quitter le territoire et le transport vers un centre de rétention.

Des parents de l’école primaire ont alerté un collectif de défense des sans-papiers, qui lui-même a alerté une association présente dans le centre toulousain (la Cimade). Mardi une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat d’Angoulême. La presse locale a rendu l’affaire publique. À ce moment un juge, constatant que le préfet avait omis de mentionner la qualité de mère de famille de cette personne, ordonna de la libérer et elle put rejoindre sa famille.

Ce jeudi, le collectif a réuni une centaine de personnes, notamment des jeunes parents d’élèves des écoles qui vont continuer de s’exprimer. Tous restent mobilisés.

Une victoire de la solidarité face à une politique violente et inhumaine inspirée par l’État.

Limoges (Haute Vienne)

28 juin : encore une fois dans la rue !

Brève
29/06/2018

Plusieurs centaines de travailleurs ont manifesté, jeudi 28 juin à Limoges. Des travailleurs de l'énergie, des hôpitaux et des délégations du privé : Madrange, Schneider, Valéo... étaient présents. Dans la manifestation, les cheminots, avec percussions, pétards et fumigènes, ont montré qu'au bout de presque 3 mois, ils ont toujours la pêche !

Ils sont allés interpeller leur directeur de région en réunion dans un grand hôtel de la ville en chantant "On est toujours là, même si ça vous plait pas, pour les usagers du rail, on continue la bataille...", tandis que le gros de la manifestation se rendait devant la préfecture pou y déverser un amoncellement d' outils de travail !