SNCF

10h pour faire Limoges-Paris !

Brève
07/10/2020

 Les 600 voyageurs partis en train de Limoges dimanche soir à 20h02 ne se doutaient pas qu’ils arriveraient à Paris … lundi matin à 5h50 ! Un peu après Vierzon, une panne de la locomotive a été provoquée par un incident de pantographe (la pièce qui établit le contact électrique avec la caténaire au-dessus de la locomotive) La réparation n’étant pas possible, les voyageurs ont été transbordés dans un autre train puis ramenés à Vierzon… d’où ils sont repartis à 4 heures pour finir leur voyage au petit matin.

Mais pourquoi, avec des moyens de communication de plus en plus rapides, les incidents entraînent-ils des retards de plus en plus longs ? Manque de matériel, vétusté, manque de personnel… il faut des heures pour pallier à une simple panne. Il n’y a pas si longtemps, des conducteurs « de réserve » étaient en service 24h/24 pour pouvoir partir dès l’alerte donnée. Présents dans les locaux de travail, ou disponibles chez eux, des agents de tous services étaient d’astreinte pour aller dépanner, manœuvrer trains et locomotives. . Il y avait des cheminots à toute heure dans beaucoup plus de gares, prêts à accueillir les voyageurs en détresse, veiller à leur sécurité, leur servir un encas.

Pour faire des économies, la plupart de ces mesures de précaution ont été supprimées. Même chose du côté matériel, trouver une locomotive disponible tient de l’exploit. Comme dans toute la société, on travaille à « flux tendu », sans réserve matérielle et humaine. Les gouvernements font de plus en plus d’économies dans tous les services publics, pour réserver l’argent disponible aux patrons des grosses entreprises privées. On l’a vu cette année, c’est encore plus dramatique dans la santé. Mais ça affecte aussi les transports, la poste, l’école, et tous les services utiles à la population.

Limousin

Les travailleurs des laboratoires se sont fait entendre et c’est tant mieux !

Brève
22/09/2020

Jeudi 17 et vendredi 18 septembre 2020 le personnel des laboratoires Astralab était en grève en Haute-Vienne, Creuse, Corrèze, et en Charente, pour demander plus de personnel, des augmentations de salaires et des primes pour chaque prélèvement.

A Ussel les 30 salariés sont en grève pour dénoncer le manque criant de secrétaires, des conditions de travail dégradées surtout avec l’augmentation de l’activité avec la Covid19, et des salaires au rabais. Une déléguée du personnel explique « avant nous avions 9 à 10 secrétaires maintenant seulement 6 à 7 ! Il y avait 380 à 420 dossiers par jour, maintenant 450 à 500, ce n’est plus possible... ». Les mêmes problèmes se retrouvent sur tous les sites.

Une prime de 1000 € a été obtenue. Sur le site du Pont Neuf à Limoges, il va y avoir 4 embauches (3 secrétaires et un technicien de laboratoire).La prime de 1,25 € par prélèvement PCR sera étendue  aux 17 sites Astralab.

Le gouvernement se vante de cette campagne de dépistage, mais rien n' a été prévu : pas de matériel suffisant, et surtout aucune embauche pour faire face à l’augmentation de l’activité.

Alinéa -Limoges

49 travailleurs "sauvés" à Family Village mais 1000 emplois supprimés nationalement !

Brève
20/09/2020

On comprend le soulagement des 49 travailleurs du site limougeaud d'Alinéa à Family village qui fait partie des neufs magasins dont le tribunal de commerce de Marseille a autorisé la reprise par Alexis Mulliez .

Dans l'immédiat, en tous cas, ils ne feront pas partie de la charrette de suppressions d'emplois qui sera la conséquence de la fermeture d'au moins 17 magasins sur 26 ! Mais les intérimaires, embauchés pour faire face a l'augmentation d'activité qui a suivi le déconfinement, eux, ont été jetés comme des kleenex quelques semaines après !

Au printemps dernier, la richissime famille Mulliez a organisé elle-même la faillite de sa filiale Alinéa, effaçant ainsi 70 millions de dettes au détriment des fournisseurs. En mai dernier, prétendument pour sauver l'économie et l'emploi, le gouvernement a pris une disposition autorisant un patron à reprendre sa propre entreprise après un dépôt de bilan .

Et le tour est joué : en fait de sauvetage d'emploi plus de mille travailleurs se retrouvent sur le carreau mais la famille Mulliez n'a pas perdu un sou !

Haute Vienne

La manifestation du 17 à Limoges

Brève
18/09/2020

Un cortège de plusieurs centaines de manifestants, composé de délégations venues d'un peu tous les secteurs du monde du travail de Limoges s'est rassemblé carrefour Tourny à 10h30 jeudi matin.

Retraités, salariés de chez Legrand, des hôpitaux, de la poste, de la SNCF, de chez Madranges, enseignants, ont défilé au coude à coude dénonçant les plans de licenciements qui se succèdent, la précarité, la situation catastrophique à l'école et dans les hôpitaux et... les centaines de milliards d'argent public déversés au patronat !

La nécessité que les travailleurs retrouvent le chemin de la lutte, mais cette fois d'une lutte d'ensemble, derrière un programme qui les rassemble, a aussi été débattue par des militants dans certains cortèges CGT de la manifestation.

A la fin de la manifestation, en tous cas, tous disaient vouloir remettre çà, plus nombreux !

Limoges

Les résidents du squat de la Révolution de nouveau menacés !

Brève
17/09/2020

Mercredi 16 septembre, à l'appel du collectif "Chabatz d'entrar" plusieurs centaines de manifestants ont défilé de la préfecture à la mairie en soutien à la centaine de migrants résidant dans le squat aménagé au 4 bis avenue de la Révolution, un bâtiment désaffecté possédé par Vinci.

Il y a un an, la préfecture ordonnait leur expulsion du bâtiment du CRDP désaffecté situé sur le campus universitaire de Vanteaux ! Après moult démarches, ils avaient obtenu du préfet l'autorisation de résider avenue de la Révolution jusqu'au 15 juillet. Le 16 juillet dernier, un huissier mandaté par Vinci est venu leur délivrer une ordonnance de quitter les lieux avec effet au 16 septembre.

A peine un an après avoir réorganisé un lieu de vie, les voici de nouveau dans l'incertitude, leur sort suspendu à une décision de la préfecture, menacés d'isolement et de précarisation avec en plus, la peur d'être abandonnés et exposés au risque d'être contaminés par le coronavirus.

Toutes et tous veulent tout simplement le droit de résider ici où leurs enfants sont d'ailleurs scolarisés, de pouvoir travailler, se loger et vivre dignement. La liberté de circulation et d'installation pour tous, c'est bien le minimum !