Anovo (Brive La Gaillarde)

Nouveau débrayage contre les licenciements

Brève
27/06/2018

Mercredi 27 juin les salariés d’Anovo ont fait un nouveau débrayage de 11H à 14H. Il y avait une nouvelle journée de négociations avec la Direction à Paris sur les 95 licenciements prévus sur Brive.

La Direction propose de supprimer 11 licenciements en rapatriant sur Brive du travail fait sur le site de Montauban. Mais, explique que, si nécessaire, les salariés de Brive devront aller travailler à Montauban à la demande ! Une proposition mal accueillie « ils voudraient nous faire travailler quand ils veulent, où ils veulent, on a tous besoin d’un salaire tous les jours, et il y a de l’argent… il n’ y a que les actionnaires qui soient bien servis... ».

L’argent existe, Ingram qui a racheté Anovo en 2015 fait un chiffre d’affaire de 45 milliards !

La Direction voulait imposer que la production se fasse comme avant l’annonce des licenciements, elle n’y est pas arrivée. Un comble : elle annonce 95 licenciements sur un effectif de 182 travailleurs, mais elle est obligée d’embaucher des intérimaires pour la prise des congés annuels !

Une nouvelle réunion de négociations est prévue la semaine prochaine.

Royère-de-Vassivière (Creuse)

Non à l'expulsion d'un migrant !

Brève
26/06/2018

Banderole du collectif limousin de soutien aux migrants

Lundi 25 juin, une centaine de personnes se sont rassemblées à Royère-de-Vassivière, devant la gendarmerie, pour protester contre l’expulsion d’un jeune soudanais.

Quelle absurdité de vouloir le placer en centre de rétention pour un renvoi en Italie quand il a trouvé sa place dans ce village où il vit depuis 8 mois !

Encore un exemple où face à Macron et ses postures moralisatrices, Collomb et son langage proche de l’extrême droite, la population, simplement, accueille les migrants comme les siens.

Choquant : La lutte des GM&S détournée dans un sujet d’éco-droit en Bac Pro

Brève
26/06/2018

Jeudi 21 juin, les élèves de Bac Pro tertiaire et services (par exemple Commerce ou transport…) ont planché sur un sujet d’économie droit où, pour faire « au plus proche de la réalité », les concepteurs du sujet n’ont pas eu de meilleure idée que de prendre GM&S comme exemple pour répondre à la question « Comment prévenir les situations conflictuelles dans les organisations ? ».

Bien sûr, pas question de présenter l’entreprise comme étranglée, lâchée par PSA et Renault et leurs milliards de bénéfices mais comme « nécessitant un repreneur à cause d’une baisse de son carnet de correspondance ». Et quelle illustration était donnée à commenter ? La photo d’une des nombreuses assemblées générales des grévistes ? Bien sûr que non, mais une photo titrée « Les salariés de GM&S ont détruit du matériel avec un tracteur », sans commentaire !

Sûr qu’on ne peut pas compter sur l’école pour préparer la jeunesse à la guerre que mène le patronat mais sûr aussi qu’on peut compter sur les combats des travailleurs pour leur apprendre la lutte de classe.

Anovo -Brive La Gaillarde

Débrayage contre les licenciements

Brève
20/06/2018

Mardi 19 juin les salariés d’Anovo ont débrayé à partir de 11h contre les 95 licenciements programmés par Ingram/Anovo. C’était la 1ère négociation nationale pour discuter du PSE. Des salariés de la métallurgie, des cheminots, des militants de l’union locale CGT, des retraités sont venus soutenir les travailleurs d’Anovo, ainsi que des travailleurs de Thalès qui partagent la cantine avec ceux d’Anovo.

La direction a annoncé les licenciements quand Orange a arrêté un contrat de sous-traitance avec Anovo. Comme l’a dit une salariée à FR3, il y a de l’argent et « des bénéfices avec un chiffre d’affaire de 45 milliards ». Tout est résumé dans cette réflexion.

L’inquiétude est importante parmi les salariés, plusieurs évoquent les licenciements à Photonis à Brive, la fermeture d’Euralis… la suppression des emplois aidés dans les écoles… « on ne retrouvera rien, alors il faut qu’ils payent bien plus que ce qu’ils proposent ».

Les délégués présents aux négociations ont envoyé des nouvelles : la Direction accepte de supprimer un licenciement… c’est un « chef » qui a demandé à partir ! Mais elle a réitéré sa demande de la semaine dernière : les travailleurs doivent travailler plus pour honorer les commandes. Elle est encore tombé sur un os, personne n’est convaincu !

Quand les bénéfices augmentent, les patrons ne font aucun cadeau, mais dès qu’ils perdent un contrat, ils font trinquer les travailleurs ! Qu’ ils prennent sur les bénéfices accumulés ces dernières années pour payer tous les salaires.

Limoges (Haute Vienne)

Les cheminots toujours bien là !

Brève
14/06/2018

Ce mardi, les cheminots se sont retrouvés à plus de 200 en assemblée générale devant les locaux de la direction régionale. Des délégations de grévistes de Corrèze, du Lot…. avaient fait le déplacement.

Tous venaient affirmer qu’ils étaient encore dans la grève, parce qu’il n’est pas acceptable de voir ses conditions de vie et de travail mises à sac.

Et ce n’est pas fini. Rendez-vous a été donné pour se retrouver à Pompadour à la prochaine journée de grève pour protester contre les fermetures des petites lignes.