SNCF Limousin

A Limoges, comme ailleurs, le mouvement des cheminots tient bon !

Brève
08/06/2018

Jeudi 7 juin, au vingt septième jour de grève, les cheminots de Limoges ont choisi de prendre le train touristique pour se rendre à la maison de l'Europe en centre-ville tenir leur assemblée générale. Ce geste symbolique pour réclamer auprès des ministres des transports réunis ce jour au Luxembourg la nécessité d'emplois stables et d'une réglementation du travail respectant les salariés, non soumise à la concurrence du marché.

La région de Limoges est la plus mobilisée du pays avec plus d'un cheminot sur deux en grève. C'est à l'unanimité qu'ils ont décidé de continuer leur mobilisation avec un rendez-vous vendredi à Argentat en Corrèze en commun avec les salariés d'autres entreprises et un autre rendez-vous mardi 12 juin où les cheminots du Limousin viendront nombreux s'expliquer auprès de la Direction SNCF de Limoges.

Les annonces du gouvernement ou du vote au Sénat n'entament en rien la détermination des cheminots, leurs revendications de maintien de l'activité ferroviaire, du statut et des emplois sont toujours là.

Brive la Gaillarde (Corrèze)

Anovo : Non aux licenciements !

Brève
03/06/2018

manifestation des travailleurs d'Anovo lors du plan de 2011

L’annonce a été faite en CCE aux délégués du personnel le 29 mai, et le 30 aux salariés sur le site de Brive : 95 emplois vont être supprimés sur 182.

Orange a voulu renégocier son contrat de réparation de matériel à la baisse, et Ingram, qui a racheté Anovo en 2O15, a refusé cette proposition.

Il y a déjà eu 117 licenciements en 2011 et 13 en 2015. Plusieurs travailleurs sont allés vider leurs sacs à la direction locale de Brive le 30 mai lors du CE, et ne comptent pas en rester là !

Ils ont raison, l’argent coule à flot dans les poches des actionnaires d’Ingram, d’Orange et d’Anovo. Ce n’est pas aux travailleurs à payer pour les caprices des riches.

EX-GM&S

Justice de classe

Brève
29/05/2018

la manifestation du 16 mai 2016 à La Souterraine

Ce mardi 29 mai, le tribunal administratif de Limoges a rejeté la demande d'annulation du plan social par les ex-travailleurs de GM&S (aujourd'hui LSI) venus nombreux accompagner leur avocat à l'audience jeudi 24 mai.

Ils mettaient en avant de fausses consultations avec par exemple la remise d'un document de 50 pages sur lequel les élus du CE devaient donner un avis dans la foulée, ou encore la manière arbitraire de choisir les salariés maintenus dans l'emploi et ceux licenciés.

Le tribunal, personne ne peut en être étonné, a tranché en faveur des patrons.

Mais les GM&S ne baissent pas les bras, ils ont décidé de faire appel d'autant que sur les 157 licenciés, malgré les discours et les promesses la main sur le coeur des politiciens, , seuls 18 d'entre eux ont retrouvé un travail

Limoges (Haute Vienne)

2 000 manifestants en colère à Limoges le 22 mai

Brève
23/05/2018

Le cortège des Legrand dans la manif des fonctionnaires le 22 mai

2 000 manifestants ont défilé le 22 mai à Limoges : des territoriaux, des enseignants, des hospitaliers, des retraités, des chômeurs … mais aussi des travailleurs de Legrand, Madrange, Steva… des étudiants. Tous étaient là pour dénoncer la politique de Macron qui veut supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, augmenter les embauches de précaires, instaurer le salaire au mérite. Les étudiants dénoncent le manque de moyens dans les fac et le fameux « parcoursup », ce nouveau système qui conforte la sélection à l'entrée à l'université, sans offrir le nombre de places suffisantes pour tous. Les discours du secrétaire d’État de la fonction publique, Dussopt, qui a affirmé le » 21 mai «Nous ne toucherons pas au statut des fonctionnaires » n’a convaincu personne. Des réflexions reviennent souvent dans les discussions « pas assez de lits à l’hôpital, pas assez de personnel, des classes de plus de 30 élèves, manque de profs, des routes en mauvaises état, on est tous concernés, les cheminots ont raison... ». La colère est là, et le slogan « y en a ras le bol de ces guignols qui ferment les usines et les services publics... » est repris haut et fort dans la manifestation.

La Poste- Nouvelle Aquitaine

Haut degré de mépris

Brève
13/05/2018

En Nouvelle Aquitaine, La direction régionale de La Poste a décidé de récompenser les facteurs qui n'ont pas eu d'accidents du travail : 100 jours sans accidents du travail, elle leur offre ... une chocolatine ! 150 jours et l'heureux gagnant a .... un petit déjeuner gratuit et 200 jours devinez... un sandwich !

Les postiers qui sont accidentés au travail et parfois gravement s'en passeraient bien et pas pour une chocolatine !

Les véritables causes des accidents, ce sont les mauvaises conditions de travail imposées aux facteurs dont elle a par exemple allongé les tournées en supprimant des postes au passage.

Alors, leurs chocolatines et leurs sandwichs, il y aurait de quoi les leur faire bouffer !