Tarnac

Dix ans de falsifications policières et de déni de justice

Brève
17/04/2018

Dix ans après, le tribunal correctionnel de Paris vient de relaxer les huit prévenus du « groupe de Tarnac », accusés à tort d'association de malfaiteurs et d'avoir prétendument saboté une ligne SNCF.

Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur d'alors, s'était fait mousser en prétendant avoir découvert une affaire de terrorisme. Il a fallu dix années de procédure, plusieurs mois de prison infligés à Julien Coupat et à sa compagne à partir de preuves trafiquées, avant que la justice n'admette que tout cela n'était que du vent.

Pour ceux qui ont bidonné les preuves et envoyé des innocents en prison, ça va : ils restent en liberté.

SNCF Limousin

La grève continue

Brève
15/04/2018

Les cheminots grévistes se sont de nouveau réunis, vendredi matin, devant la gare de Limoges et à la rotonde à Brive.

Les commentaires allaient bon train sur l’interview de Macron sur TF1 : « il nous passe la pommade, il dit respecter les cheminots et remercier les retraités, mais il se moque de nous. Dans le même temps, il continue à faire voter sa réforme à l’Assemblée Nationale : les conditions dégradées dans lesquelles les cheminots seront transférés d’une entreprise à l’autre lors de l’ouverture à la concurrence, la transformation de la SNCF en société anomyme, etc. »

Ses discours n’ont pas affaibli la détermination des grévistes qui préparent les prochaines journées : le 18, puis le 19 avril, où ils rejoindront les manifestations interprofessionnelles , bien conscients que c’est en joignant leurs forces que les travailleurs peuvent rejeter les attaques gouvernementales.

Steva- Bessines sur Gartempe (Haute Vienne)

Donneurs d'ordres et actionnaires font encore une fois payer les travailleurs !

Brève
10/04/2018

Les 115 travailleurs de l'usine Steva de Bessines sur Gartempe ont manifesté devant la préfecture de Limoges après une opération escargot sur l'autoroute A20 ce mardi 10 avril. L'entreprise vient d'être placée en redressement judiciaire avec une période d'observation allant jusqu'au 5 juin.

Steva est une usine d'emboutissage de l'ex-groupe Altia, dont faisait aussi partie l'usine ex-GM&S. Après une succession de rachats et de plans de licenciements, les deux entités ont été reprises par deux groupes différents. Pendant la lutte des travailleurs de GM&S pour tenter de maintenir leurs emplois, les patrons de Steva se sont vanté de la "solidité" de leur goupe !

L'usine de Bessines a pour donneurs d'ordre Renault-Trucks, Massey-Ferguson entre autres. Baptisée "usine du futur", elle a bénéficié d'une aide régionale de 900.000 euros en décembre dernier pour "diversifier" son activité.

Pour les travailleurs qui, après le rachat par Steva, ont du accepter de rogner sur leurs pauses, de baisser leurs RTT, le "futur" s'annonce angoissant : ils n'ont touché qu'un demi salaire en mars et redoutent un plan de licenciements comme à GMS.

Comme pour l'usine de La Souterraine , les patrons se plaignent du loyer exorbitant demandé par les actionnaires de l'ex-Altia qui sont toujours propriétaires des murs ! Mais c'est aux travailleurs que l'on demande de se sacrifier. Pas un centime n'est demandé ni aux donneurs d'ordre, ni aux actionnaires passés qui ont accumulé des dividendes sur leur dos, pas plus d'ailleurs qu'aux actuels actionnaires !

CHU de Limoges

"Stratégie 2020" : C'est toujours non !

Brève
08/04/2018

Jeudi 5 avril , pour la deuxième fois, le personnel ainsi que des retraités et des usagers se sont rassemblés devant la hall du CHU. Ils ont réaffirmé leur refus de la suppression de 158 postes, de la fermeture de 101 lits, de la diminution des RTT, voire de leur disparition pour certaines catégories, de la suppression du forfait annuel de 28 jours de Congés ( 3 jours étant désormais soumis à condition), de la suppression du forfait astreinte.

Au même moment le directeur avait réuni dans un amphi les cadres de l' hôpital qu'il entendait "briefé" pour sa stratégie. A plusieurs centaines, les manifestants ont envahi la réunion et obligé le directeur à cesser la réunion pour répondre à leurs interpellations.

Après qu'un représentant syndical ait expliqué que 6000 usagers du CHU avaient déjà apporté leur soutien au mouvement du personnel en signant une pétition dans le hall ou sur internet, les témoignages des hospitaliersont fusé : sur la réalité dans les services avec le manque de lits, de personnel, les dépassements d'horaires . A chacune de ses interventions, le directeur était pris en flagrant délit de mensonges !

Au bout de 2h, le personnel a approuvé la proposition syndicale de refuser en bloc le "plan" et de se retrouver dans de prochaines actions.

Limousin

Les cheminots en grève

Brève
03/04/2018

Les cheminots étaient en grève ce mardi à 65 % sur la région Limousin. Plusieurs centaines d'entre eux, réunis en assemblée générale à Limoges et à Brive, ont voté la poursuite de la grève demain, puis dimanche et lundi.

L'après-midi, les grévistes sont allés à la rencontre des usagers pour discuter des raisons de la grève : la défense du transport public et des conditions de travail, de vie et de salaire.Demain, une manifestation régionale se rendra de la gare à la préfecture de Limoges.