Corrèze

Non aux licenciements !

Brève
11/08/2020

Le rachat de Photonis inquiète les travailleurs

En Corrèze, après l’annonce pour 2022 de la fermeture de l’usine Borgwarner à Eyrein près de Tulle, c’est Deshors Moulage, sur la zone de Brive-Laroche, qui vient d’être mise en liquidation judiciaire.

370 travailleurs de Borg­warner et 47 de Deshors Moulage vont se retrouver sans travail et sans salaire. Toujours à Brive, la récente annonce du rachat par le groupe américain Teledyne de l’usine Photonis, leader mondial de la vision nocturne, plonge les 500 travailleurs dans l’inquiétude.

À chaque fois, les travailleurs sont confrontés à la rapacité des capitalistes : Borgwarner est une grande entreprise qui emploie 29 000 salariés dans le monde et travaille avec les grands groupes de l’automobile aux USA et en Europe. En dépit d’une prétendue baisse de commandes des boîtes de vitesses fabriquées à Tulle pour Volkswagen, les affaires sont plutôt florissantes : en janvier 2020, Borg­warner s’est par exemple payé l’entreprise Delphi Technologies pour 3,3 milliards de dollars !

Deshors Moulage dépend du groupe Deshors ADI et fabrique des moules pour pneumatiques pour des groupes comme Continental. Ouverte à l’automne 2016 avec 68 salariés, l’entreprise a bénéficié de 400 millions d’aides des collectivités locales pour s’installer peu après dans 4000 m2 de locaux neufs. La directrice de l’usine et le maire de Brive promettaient un développement de l’entreprise et de la création d’emplois à gogo... Le maire de Brive annonçait « un avenir radieux ». Depuis, 15 emplois ont disparu et aujourd’hui les 47 travailleurs restants voient leur avenir à Pôle emploi !

Alors, lorsque aujour­d’hui le maire de Brive, Frédéric Soulier, explique à propos du rachat de Photonis que le site de Brive « serait la pierre angulaire d’un grand plan industriel », il y a en effet de quoi s’inquiéter !

Pas un travailleur – que ce soit à Borgwarner, à Deshors, à Photonis ou ailleurs – ne peut accorder le moindre crédit au baratin de ces politiciens ! L’unique préoccupation des capitalistes dans le contexte de la crise mondiale, c’est de sauver leurs profits en faisant payer les travailleurs : c’est leur lutte collective qui pourra imposer de travailler moins pour que tout le monde ait un travail sans perte de salaire.

Cooperl Madrange Limoges

Du gras dans le jambon

Brève
21/07/2020

Le groupe Cooperl arc atlantique, leader français de la production porcine et propriétaire depuis juin 2017 des usines Madrange de Limoges et Feytiat, est le plus lourdement condamné dans l'affaire du "cartel du jambon" avec 35,5 millions d'euros d'amende sur 93 millions au total !

12 sociétés dont Fleury Michon, la Financière Turenne Lafayette qui possédait Madrange à l'époque, se sont entendues secrètement pour augmenter les prix entre 2010 et 2013. La Cooperl clame son "innocence", accuse ses concurrents d'avoir produit des faux et veut faire appel, malgré toutes les preuves mises sur la table !

Ces grands patrons se sont engraissés en donnant un grand coup de rabot sur les droits et les salaires des travailleurs au moment du rachat de Madrange, ils se sont aussi fait du lard en jouant un tour de cochon aux consommateurs !

Limoges

Un rassemblement pour dire la volonté de lutte !

Brève
15/07/2020

Alors que se déroulait Place Jourdan la cérémonie "militaire" du 14 juillet organisée par la préfecture, Carrefour Tourny, une nouvelle fois rebaptisé "Carrefour des luttes", des militants et travailleurs de divers secteurs : hôpitaux, polyclinique, travailleurs de chez Legrand, Madrange ou Valéo se sont rassemblés pour exprimer leur volonté de lutte contre la politique du gouvernement et du patronat !

Une militante du CHU a dénoncé l'arnaque que constitue le "Ségur" de la santé : une aggravation inacceptable des conditions de travail du personnel hospitalier en contrepartie d'une augmentation misérable des emplois et des salaires ! Les interventions d'une représentante des aides à domicile, tellement essentielles pendant le confinement et tellement méprisées par les autorités, et d'une militante dénonçant la misère matérielle et morale des travailleurs privés d'emploi, ont été particulièrement applaudies !

Le rassemblement s'est fini par un pique-nique fraternel. Tous ceux qui étaient là sont bien déterminés à reprendre le combat en septembre !

Borgwarner-Eyrein (Corrèze)

Les travailleurs n'ont pas à payer pour leur crise !

Brève
28/06/2020

Jeudi 25 juin, les travailleurs de Borgwarner d'Eyrein (près de Tulle) ont appris la fermeture pure et simple de l'entreprise de 368 salariés pour le premier trimestre 2022.

Les travailleurs de Borgwarner ont déjà subi des suppressions de postes : jusqu'en 2014, l'usine comptait 500 travailleurs en CDI plus un volant de 200 intérimaires. La direction de Borgwarner, depuis, se plaint d'une baisse de son chiffre d'affaires sur Eyrein, alors même qu' elle n'a cessé de demander d' effectuer des heures supplémentaires !

En réalité, BWA est une multinationale qui compte 29 000 travailleurs, des filiales et des dizaines d'usines à travers le monde. Si l'usine de Tulle fabrique des modules de boite de vitesse à 90% pour Wolkswagen, BWA a dans son portefeuille de clients les trois principaux constructeurs américains et la quasi totalité des constructeurs européens !

Sur les 9 premiers mois de l’année 2018, l’équipementier a dégagé un bénéfice net de 701 millions de dollars (+ 20 %), sur un chiffre d’affaires de 8 milliards de dollars (+ 10 %). Et en janvier dernier, Borgwarner s'est payé Delphi Technologies pour 3,3 milliards de dollars. Mais le groupe n'a jamais craché sur la moindre aide publique locale ou européenne, notamment lors de son déménagement de Tulle à Eyrein.

Si aujourd'hui le richissime équipementier international anticipe une baisse des commandes suite à la "crise" mondiale de l'automobile, les actionnaires de ce groupe comme ceux de Wolkswagen et autres, ont engrangé de juteux dividendes sur la sueur des travailleurs corréziens pendant 25 ans ! Et Il n'est pas question pour eux de voir la courbe de leurs profits s'infléchir !

Pourtant, ce ne serait que justice, s'il y a moins de boulot, de prendre sur les milliards de profits passés et à venir pour maintenir tous les emplois et salaires en répartissant l'activité et le temps de travail entre tous les travailleurs d'Eyrein et ceux de toutes les usines !

Hôpitaux de Limoges

Une manifestation réussie

Brève
17/06/2020

Vue d'une partie des manifestants pendant une prise de parole

Ce mardi 16 juin la manifestation des hospitaliers était très réussie malgré l'orage de grêle à la fin ! Partie du parvis de l'hôpital Dupuytren, les manifestants ont fait le tour du quartier des hôpitaux , passant par l'entrée d'Esquirol, de l' Hôpital Mère Enfant, de Dupuytren 2.

Elle a regroupé entre 1600 et 2000 participants : des travailleurs du CHU, d'Esquirol, de l'hôpital de Saint Junien, de la Polyclinique, des médecins, des étudiants, des retraités et un nombre important de délégations des entreprises de Limoges et de la région !

Elle a été ponctuée de slogans réclamant des moyens pour l'hôpital mais aussi de "On n'est pas des héros, on fait juste notre boulot" et "Pour financer l'hôpital, faisons payer le capital".

Cette mobilisation en appelle d'autres, encore plus puissantes et regroupant l'ensemble du monde du travail. C'est la seule façon de ne pas payer une crise dont seuls les capitalistes sont responsables .