ADMR Nancy

L'épuisement en prime

Brève
26/06/2020

Les compliments ne coûtent pas cher...

Pour les aides à domicile de l’ADMR, premier réseau associatif d’aide à la personne en France, la période de l’épidémie de Covid-19 a été très dure, et le déconfinement ne fait pas exception. Les horaires de travail ont été rallongés, jusqu’à faire des journées de 12 heures d’amplitude. Elles rentrent chez elles épuisées le soir, en n’ayant parfois même pas eu le temps de manger correctement le midi.

Et depuis janvier 2020, leur prime d’assiduité de 60 € par mois est totalement supprimée à la moindre absence. Concrètement, cela revient à pousser les salariés à venir travailler quand ils sont malades, alors qu’ils sont en contact avec des personnes vulnérables. En pleine épidémie, c’est vraiment un comble !

Contre le retour à l'anormal

16 juin : les travailleurs se sont fait entendre à Sarreguemines

Brève
23/06/2020

Mardi 16 juin à Sarreguemines il y avait plus de 600 travailleurs dans la rue pour dénoncer la situation à l’hôpital Robert Pax et au CHS et, plus largement, dans la santé : manque de personnel, manque de moyens et salaires trop bas.

Ils ont défilé dans une ambiance fraternelle et combative, mais aussi dans l’émotion après le décès d’un collègue le dimanche précédent, manipulateur-radio au Pax et contaminé par le Covid-19. Les travailleurs se sont rassemblés devant le Pax, puis se sont rendus au centre-ville pour finir devant la sous-préfecture où il s’agissait d’interpeller les autorités, accompagnés par des travailleurs frontaliers mais aussi du privé, présents pour marquer leur solidarité avec ceux de la santé et pour exprimer leur colère suite à ces derniers mois de crise. Les pancartes étaient nombreuses où l’on pouvait lire : « Je n’ai pas eu le Covid, mais vous m’avez transmis la rage » ou « Notre colère ne restera pas confinée ».

Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu une telle manifestation à Sarreguemines. Dans la situation marquée par l’épidémie de Covid, le gouvernement a agité les promesses, notamment la prime exceptionnelle de 1500 euros versés à une partie du personnel, mais aussi les médailles de « héros ». Les travailleurs de la santé, à Sarreguemines comme ailleurs, ont tenu à se faire entendre et à dire qu’ils ne se satisferaient pas de promesses et de belles paroles.

Vandœuvre-lès-Nancy

Le personnel n'est pas responsable de la pandémie

Brève
21/06/2020

Wikipedia commons

Les représentants CFDT et CGT du personnel de la mairie de Vandœuvre ont déposé un préavis de grève pour le mardi 23 juin.

Il s’agit d’abord de protester contre un management jugé « dégradant ». En 2017, les syndicats avaient alerté sur ce problème. Un audit avait été décidé. En 2020, les conclusions de cet audit ne sont toujours pas connues !

Par ailleurs, le personnel s’oppose à l’application de l’ordonnance Macron quant aux RTT et jours de congé.

Nancy

Menaces sur l’hôpital

Brève
19/06/2020

Source : Commons

À l’occasion de la manifestation des soignants du 16 juin, une délégation de Meurthe-et-Moselle a été reçue par l’Agence régionale de santé du Grand Est.

Il s’agissait, pour les représentants des personnels, d’obtenir l’abandon du Copermo, le programme de restructuration − comprenez plan d’économies − prévu pour le centre hospitalier régional.

En insistant les représentants syndicaux ont fini par s’entendre dire que le plan n’était que suspendu, mais pas abandonné.

Selon la presse, 1000 postes seraient menacés d’ici 2033 !

Manifestations contre le retour à l'anormal

Les soignants attendent des actes

Brève
18/06/2020

Dans la manifestation à Metz

Dans toute la Lorraine, comme partout en France, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens des personnels soignants (ils étaient 1 700 à Metz, 1 000 à Nancy et dans de nombreuses villes de Lorraine).

A Sarreguemines, en particulier, plus de 600 personnes ont réclamé plus de moyens humains et financiers.

Elles ont aussi rendu hommage à un manipulateur radio de l’hôpital décédé des suites de la maladie.