Saint-Avold

Un zèle très sélectif

Brève
24/05/2020

Samedi matin, des Gilets jaunes se sont retrouvés sur la zone commerciale de Longeville-lès-Saint-Avold pour discuter de l’avenir de leur cabanon.

Mais la police était là pour empêcher tout rassemblement.

Afin de discuter sans enfreindre la loi, les Gilets jaunes, par groupes inférieurs à 10, sont entrés dans l’hypermarché situé à proximité.

Mais quand ils sont ressortis, policiers et gendarmes les attendaient pour les verbaliser parce qu’ils n’avaient pas respecté l’arrêté préfectoral interdisant toute manifestation non déclarée.

Ils se retrouvent avec des amendes de 135 euros.

Les autorités ont fait preuve de beaucoup moins de réactivité dans la lutte contre le virus !

 

 

 

Toul

Ce n’est vraiment pas le moment

Brève
23/05/2020

En pleine pandémie,l’ARS (Agence régionale de santé) vient de signifier à l’hôpital Saint-Charles la réduction de sa permanence des soins de nuit et la diminution des crédits qui vont avec.

Les personnels font remarquer amèrement que les discours selon lesquels rien ne serait comme avant la pandémie ne sont que du vent. Et jugent cette notification indécente, voire provocante.

Liquidation du dépôt de Presstalis à Jarville (54)

Les travailleurs et les dépositaires de presse sont sacrifiés

Brève
21/05/2020

La presse nationale n'est plus distribuée

Suite à la décision du tribunal du commerce de Paris de vendredi 15 mai, tous les dépôts de province de Presstalis ont été fermés et leurs salariés licenciés. Plus de 500 emplois sont supprimés. Au dépôt de Jarville, qui distribuait la presse nationale aux vendeurs de journaux de la région, ce sont 21 salariés qui n’ont plus d’emploi depuis lundi.

Les dépositaires de presse, qui n’ont plus de journaux nationaux à vendre depuis plus d’une semaine, se retrouvent dans une situation financière difficile, cela après les huit semaines de confinement qui avaient déjà ralenti fortement leurs ventes. Et les lecteurs ne trouvent plus leur journal en kiosque…

Les grands groupes de presse (aux mains de Bolloré, Lagardère, Arnaud et autres Drahi…) ont réussi à casser ce système de distribution qui était commun à tous les quotidiens et hebdomadaires, même les plus modestes, et qui approvisionnait les kiosques dans tout le pays.

CH Épinal et Remiremont (Vosges)

Une direction trop pressée

Brève
20/05/2020

Source : commons

La direction des centres hospitaliers d’Épinal et Remiremont a décidé de mettre fin brutalement au télétravail dès le 11 mai, fin du confinement.

Cela concerne une centaine d’agents administratifs, 70 à Épinal et 30 à Remiremont.

Nombre d’agents ont été surpris par cette décision qu’ils pensent contraire aux recommandations du gouvernement.

La DRH explique que pour pouvoir « pérenniser [le télétravail], il valait mieux y mettre fin et construire un dispositif homogène et équitable. » Comprenne qui pourra !

La CGT, elle, dénonce le fait qu’à la reprise « Il n’y avait aucun protocole sanitaire. Les gens ont dû courir après des masques à leur arrivée au travail. Ils se croisent dans les bureaux, dans les couloirs, dans les sanitaires. »

Nancy

Le droit de manifester maintenu sous confinement

Brève
18/05/2020

La place Carnot : on peut s'y rassembler en respectant largement les distances de sécurité

Samedi 16 mai, des collectifs voulaient se rassembler Place Carnot et manifester pour que des moyens soient donnés aux hôpitaux. Ils avaient prévu de défiler jusqu’à l’Hôpital Central en respectant les distances entre les manifestants.

Mais ils étaient attendus de pied ferme par un cordon policier serré qui contrôlait systématiquement les personnes qui allaient sur la place, allant même jusqu’à les photographier ou les filmer.

En ce premier samedi du déconfinement, ce n’est certainement pas là, sur cette immense place, que les mesures barrières étaient difficiles à respecter. Non, il s’agissait d’intimidation pure et simple. D’ailleurs des militants avaient été opportunément « prévenus » les jours précédents par les Renseignements Généraux qu’il y aurait des amendes de 135 euros pour ceux qui manifesteraient.

Pour le pouvoir, empêtré dans sa faillite et ses mensonges, il s’agit de faire taire toute voix accusatrice.

Non à l’interdiction de manifester !