Matériel électoral

Quand l’économie de marché est aux commandes…

Brève
22/02/2020

A l’heure où tous les candidats font des déclarations d’amour immodéré pour l’écologie, la réalité du marché capitaliste revient dans cette campagne électorale. Ainsi à Metz la propagande électorale est mise sous enveloppe à Raon-L’Etape dans les Vosges. A Nancy, c’est à Rouffach dans le Haut-Rhin.

Le matériel électoral imprimé à Nancy ou Metz va donc voyager en camion jusqu’au Haut-Rhin ou dans les Vosges, avant de faire le chemin inverse par la Poste. A l’heure des économies d’énergie et de la diminution du transport routier cela fait tâche !

L’unique raison en est qu’au lieu d’embaucher des salariés sur place pour faire le travail comme cela se faisait il y a peu, les préfectures font désormais appel à des sociétés privées de routage qui récupèrent ainsi un marché.

Alors on peut nous faire tous les discours écolo qu’on veut, tant qu’on ne remet pas en cause l’économie de marché, le capitalisme,… c’est du vent et du baratin. Et ils sont nombreux les candidats à repeindre en vert leur devanture !

Rassemblement national

Des mairies contre les immigrés et les pauvres

Brève
22/02/2020

Le parti lepéniste espère se servir des élections municipales pour préparer la future campagne présidentielle de Marine Le Pen. En 2014, il avait déjà présenté près de 600 listes, et avait remporté l’élection dans 11 villes de plus de 9 000 habitants dont Hayange en Moselle.

Les mairies FN ont ciblé les immigrés, les étrangers et les musulmans. À Hayange, le maire Fabien Engelmann organise chaque année la fête du cochon. Et, dans cette ville ouvrière d’immigration italienne, polonaise, maghrébine, espagnole et russe, la mairie a fait repeindre en bleu-blanc-rouge les wagonnets de mine de fer installés à l’entrée de la ville.

Le FN/RN a fait la guerre aux associations et aux organisations syndicales. À Hayange, il a supprimé toute subvention au Secours populaire qui, en 2016, venait en aide à 776 personnes, dont plus de 250 enfants. Il a essayé de l’expulser de ses locaux, puis de lui couper le chauffage et l’électricité. Tout cela a donné lieu à des procès en cascade, finalement gagnés par le Secours populaire.

Le maire a également voulu avoir des employés à sa botte, à la manière d’un roitelet autoritaire ne supportant pas la contestation. Dès juin 2014, une note menaçait le personnel communal de procédure disciplinaire s’il ne respectait pas le « devoir de réserve ». Puis la mairie a taillé dans les effectifs... et a embauché des proches du RN. Aux élections professionnelles de décembre 2018, il y avait 170 inscrits, 61 de moins qu’en 2014. Malgré tout, la CGT l’a emporté.

Les maires RN ont voulu se présenter comme de bons gestionnaires. Ces gestionnaires particulièrement anti-ouvriers suppriment des emplois publics et s’en prennent aux plus pauvres. Ils cherchent à dresser les travailleurs les uns contre les autres, les Français contre les étrangers, les chrétiens contre les musulmans, les Blancs contre les Noirs.

Si les élus du RN se comportent comme bien des notables et comme bien des politiciens bourgeois, ils y ajoutent leur pesant de crasse réactionnaire.

Rottner, Région et TER

Qu’il pleuve ou qu’il neige, c’est la faute à… la grève !

Brève
19/02/2020

Plusieurs milliers de voyageurs sont obligés de changer quotidiennement de train à Thionville pour se rendre au Luxembourg. En cause les rames non équipées du système de sécurité. Le président de Région a une explication : c’est la faute à la grève !

En fait, la mise à niveau de la sécurité des TER aurait du être faite depuis longtemps. Mais Etat et Région se sont renvoyés la patate chaude, en fait la dépense, pendant des années au mépris de la sécurité des voyageurs.

Ce sont ces hommes politiques qui ont pris les usagers, et les cheminots, en « otage » comme ils aiment à le dire. Et il y en a jusqu’à l’été ! De quoi avoir envie de se mettre… en grève.

 

Municipales à Metz

Quand le Premier ministre vient sans s’annoncer…

Brève
19/02/2020

Edouard Philippe est venu en catimini mardi soir, annoncé à la dernière minute, soutenir un candidat LREM à Metz, Richard Lioger, ancien adjoint du Maire PS de Metz.

Vu la popularité de sa réforme des retraites on comprend que le premier ministre ne se soit pas annoncé à l’avance. Philippe vient de la droite, Lioger de la gauche... mais les deux sont candidats à gérer les affaires des puissants.

Mais Philippe et Macron n'en ont pas fini avec l'opposion à la réforme des retraites. Pour dire que la retraite à point on n’en veut point, nous manifesterons encore jeudi 20 février à 14h Place de la Gare. Et à Metz, les électeurs pourront le dire aussi, et affirmer leur camp, celui des travailleurs contre le grand capital et ses mercenaires politiques en votant pour la liste Lutte ouvrière.

Municipales

A Metz comme ailleurs ils avancent masqués

Brève
19/02/2020

« Utile pour Metz », « Metz en confiance », « Energies pour Metz », « Unis pour Metz », « Pour Metz », « Intensément Metz », « Agir pour Metz », « Metz commune libre »… allez savoir qui se dissimule derrière ces étiquettes passe-partout. Contrairement au Port-Salut, ce n’est pas écrit dessus !

Tous ces politiciens qui veulent se faire élire cachent leur étiquette, à l’unisson du premier ministre qui a expliqué à Metz lors d'un meeting de soutien au candidat LREM : « L’engagement municipal est surtout fondamentalement non partisan ».

Il y a une liste qui revendique fièrement son identité, celle de Lutte ouvrière, conduite par Mario Rinaldi. Une liste de travailleuses et de travailleurs, ouvriers, employés, techniciens, femmes de ménage, auxiliaires de vie, fière d’affirmer son camp, le camp des exploités contre les exploiteurs.