Après avoir été condamnée en mars dernier, la société Total Petrochemicals était de nouveau citée à comparaitre au tribunal de Saint-Avold mardi 5 octobre par l'Adelp (Association agréée pour la défense et la lutte contre la pollution de Moselle Est) et FNE (France Nature Environnement).
Il est reproché à Total de ne pas avoir vidangé à temps des cuves contenant des produits toxiques. En effet, en 2003, la direction arrêtait l'unité des benzols et l'atelier cyclohexane sur la plateforme chimique. Total s'engageait alors à « achever l'élimination des résidus solides en fond de bâches et de bacs pour fin 2005 ».
En novembre 2009, une cuve de stockage de benzols contenait encore une centaine de tonnes de résidus solides dans son fond. Le bac n'a été vidangé ensuite, qu'après une mise en demeure de la Préfecture.
Le benzol est un mélange de benzène, toluène et xylène qui présente des risques d'incendie mais aussi de pollution atmosphérique par évaporation. Certes, les résidus constatés en 2009 étaient solides... l'évaporation a eu le temps de faire son œuvre. Total s'assoit sur les législations qui visent à prévenir les risques de pollution ou d'accidents industriels, l'explosion d'AZF à Toulouse est là pour le rappeler.
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