Bar-le-Duc

Qui jette un oeuf jette un boeuf ?

Brève
05/10/2010

Le 23 septembre, ayant peut-être voulu faire parler d'elle, la nouvelle préfète a visiblement encouragé ses troupes. Les policiers étaient déployées en nombre et n'ont pas hésité à asperger de gaz lacrymogène les nombreux manifestants rassemblés pacifiquement devant la préfecture. Poussant leur provocation jusqu'au ridicule, ils ont même interpellé un jeune manifestant qui sera poursuivi pour avoir jeté... un œuf !

Peut-être après tout, se trouvera-t-il un procureur assez zélé pour prétendre sans rire que « qui jette un œuf jette un bœuf » !

Tout cela n'a pas découragé les opposants au gouvernement qui sont revenus aussi nombreux manifester le 2 octobre. Et qui sont bien déterminés à revenir plus nombreux encore le 12.

Cokes de Carling

Succès (juridique) des intérimaires

Brève
01/10/2010

Les vingt intérimaires licenciés lors de la fermeture de la cokerie de Carling fin 2009 ont gagné aux Prud'hommes la requalification de leur contrat de travail en CDI.

Du coup, ils ont touché des indemnités de licenciements de 25 000 à 27 000 euros. Bien sûr, cela ne remplace pas le travail perdu, mais c'est un succès pour ceux qui ne se résignent pas devant les licenciements et les fermetures d'usine.

Johnson Controls

Licenciés… pour faire plus de fric

Brève
01/10/2010

Une centaine de travailleurs licenciés de Johnson Controls à Sarreguemines ont porté plainte pour contester le licenciement « économique » dont ils ont été victimes.

En fait comme bien des entreprises qui se plaignent de difficultés économiques pour balancer par dessus bord les travailleurs, Johnson Controls a fermé l'usine de Sarreguemines pour faire encore plus de bénéfices. Et d'ailleurs, au premier trimestre, ceux-ci ont augmenté encore de 15 % et les ventes de batteries - ce que produisait Sarreguemines - ont augmenté de 19 %.

Il serait temps qu'on interdise à ces grands groupes qui font des bénéfices de licencier et supprimer des emplois.

Éboueurs de Metz

Un succès à confirmer

Brève
20/09/2010

Après huit jours de grève, les éboueurs de Metz Métropole ont voté la reprise du travail. Ils revendiquaient une prime de 70 euros par mois. Ils ont obtenu une augmentation globale de la masse salariale de 350 000 euros qui profitera a tous les agents de la communauté d'agglomération. Reste à voir comment cela sera réparti lors des négociations à venir, mais les éboueurs ont fait reculer Metz Métropole et son président, Bohl.

Les éboueurs ont bénéficié de la sympathie et du soutien de la population. En effet, toute l'année dernière a été marquée par le scandale du nombre de vice-présidents et de délégués au conseil de communauté de Metz Métropole : il y en avait autant que pour le Grand Lyon... six fois plus peuplé !

Alors les 70 euros réclamés par les éboueurs payés au Smic étaient ressentis comme bien légitimes par une grande partie de la population. Il leur a fallu faire preuve de détermination pour contraindre Bohl à faire marche arrière, mais leur détermination a payé.

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FNAC Metz

Employés en grève

Brève
20/09/2010

Samedi 18 septembre, une vingtaine de salariés de la FNAC de Metz étaient en grève à l'appel de l'intersyndicale CFDT, Unsa et Sud. Ils dénonçaient leurs conditions de travail et le fait qu'ils soient poussés à vendre tout et n'importe quoi aux clients avec le seul but de faire le maximum de marge.

Les syndicats dénoncent la perte de 20 CDI en cinq ans. La direction répond « groupes de travail » pour gérer le stress et les risques psychosociaux. Autrement dit « dites moi ce dont vous avez besoin je vous dirai comment vous en passer ».