Prafer Woippy

Non à la fermeture !

Brève
20/09/2020

Les travailleurs de Prafer dans la manifestation du 17 septembre

Klœckner Metals France a décidé, début juin, de fermer 11 des 37 sites du groupe en France. 403 emplois sont menacés sur les 1 100 existants.

L’usine Prafer, à Woippy, situé sur l'ancienne « route des métaux » entre Metz et Thionville qui emploie 43 salariés est dans le lot. Elle a dégagé 850 000 euros de dividendes en 2019. Comme quoi les profits d’aujourd’hui ne font pas les emplois de demain comme aiment à la répéter les patrons.

Les travailleurs de Prafer refusent cette liquidation et ils ont tenu à manifester le 17 septembre. Les dividendes doivent servir à maintenir les emplois de tous.

Anthony Smith : suspension annulée

Une réaction qui a payé

Brève
11/09/2020

Anthony Smith, inspecteur du travail de la Dirrecte de Reims, avait demandé plus de protections, pour des salariés d’une association employeur.

En particulier des masques avant qu’ils ne deviennent obligatoires. Pour cela il avait été lourdement sanctionné. Une mobilisation avait eu lieu, et elle a payé : même si la sanction n’est pas totalement levée, la suspension a été annulée.

La mutation d’office a 200 km de chez lui a été remplacée par une mutation à proximité.

Mise en liquidation judiciaire des actionnaires de la cristallerie de Baccarat

Un monde d'affairistes

Brève
10/09/2020

L'excellente santé de l'industrie du luxe (le chiffre d'affaires de Baccarat a progressé de 5 % en 2019) n'est même pas une garantie pour les travailleurs

Aujourd'hui les 500 travailleurs de la cristallerie de Baccarat voient leur avenir menacé.

Des capitalistes chinois l’avaient reprise en 2017 en empruntant. Seulement ils n’ont rien remboursé et ont même disparu de la circulation... Leur société vient d’être mise en liquidation judiciaire.

Il est urgent que les entreprises et les salariés ne soient plus soumis aux aléas de la jungle capitaliste.

Des fissures au CHRU de Nancy

Le coût du partenariat public-privé

Brève
10/09/2020

C'est dans le Bâtiment Philippe Canton qu'ont été hospitalisés les malades Covid

Il y a des fissures un peu partout dans le Bâtiment Philippe Canton à Brabois. Seize pièces sont déjà condamnées, d’autres devraient l’être, et ce bâtiment mis en service il y a moins de dix ans risque de devoir être évacué.

La société Icade, qui a dirigé la construction du bâtiment dans le cadre d’un partenariat public-privé, perçoit chaque année un loyer de 7,3 millions d’euros par an pour une durée de 32 ans pour un bâtiment qui devait au départ coûter 82 millions d’euros et qui présente des malfaçons majeures…. Bref ça va rapporter à Icade 233,6 millions, trois fois le coût du bâtiment !

Voilà comment un groupe capitaliste s’enrichit aux dépens des finances publiques.

Mineurs de Lorraine

7 ans de procédure… et il faut encore attendre !

Brève
09/09/2020

727 anciens mineurs de charbon, âgés de 53 à 89 ans, se battent depuis 7 ans pour faire reconnaitre par les tribunaux qu’ils souffrent d’un préjudice d’anxiété. Première reconnaissance en 2016, cassée en appel en 2017, appel cassé en 2019. C’est à Douai que l’affaire est maintenant jugée.

Les mineurs ont été exposés à l’amiante, au formol, aux poussières et à d’autres produits toxiques. Aucun n’était malade en 2013 mais, en sept ans, près de 250 maladies professionnelles ont été reconnues parmi eux.

Maladies respiratoires, mais aussi de cancers du poumon, du rein, de la peau, du sang, du nez… Les coupables sont les Houillères de Lorraine, aujourd’hui dissoutes. C’est face à l’Etat que se retrouvent les mineurs. Et la justice fait traîner les choses. C'est révoltant : une dizaine de mineurs présents au début de la procédure sont décédés depuis des suites de leur maladie.