ArcelorMittal : des pertes qui maquillent des profits

Communiqué
06/02/2013

Alors que les liquidités du groupe ArcelorMittal sont passées, de son propre aveu, de 1,1 milliard de dollars à 14,5 milliards fin 2012, selon le bilan financier publié ce jour, le numéro un mondial de l'acier se paye le culot d'afficher une perte nette de 3,7 milliards de dollars, contre un gain de 4,9 l'an dernier.

Le culot, car dans le même temps non seulement le groupe s'est désendetté de 1,4 milliard - or, c'est bien connu, qui paye ses dettes s'enrichit - mais il a compté en charges les dépréciations d'actifs liées aux fermetures d'installation en Europe pour 4,3 milliards. Sans ces artifices comptables, le groupe a fait un bénéfice de 2 milliards de dollars. Gênant quand, dans le même temps, Mittal pleure sur la crise... et massacre l'emploi à la hache.

Présenter des pertes - avec des comptes d'une opacité redoutable - sert à ArcelorMittal pour justifier les fermetures d'usines et les suppressions massives d'emplois. Le groupe ne fait même pas semblant d'y croire : sinon, comment pourrait-il verser encore en 2013 des dividendes aux actionnaires, qui n'en ont nul besoin pour vivre, alors que les intérimaires et les sous-traitants sont licenciés et qu'il fait mourir à petit feu les usines et les emplois de Liège à Florange ?