Comme Sarkozy, Hollande est respectueux de la dictature des groupes capitalistes
En visite en Lorraine, François Hollande a déclaré : « Je ne souhaite pas qu'à Gandrange il y ait une deuxième plaque », rapporte la presse, en faisant référence à la stèle - dérobée la semaine dernière - rappelant les «promesses non tenues» de Sarkozy. Hollande n'a fait aucune promesse sur l'emploi, bref il ne fera pas différent, mais plus sérieux que Sarkozy - ce qui n'est pas difficile - mais cela fait une belle jambe aux travailleurs qui perdent leur emploi.
Depuis plus de trente ans, les emplois ont été liquidés dans la sidérurgie avec le soutien de tous les gouvernements. Les licenciements sous Giscard au milieu des années 1970, ont laissé place aux plans aciers de la gauche en 1982 et 1984, jusqu'à la fermeture de l'aciérie de Gandrange et aux menaces sur Florange sous Sarkozy, l'ami de Mittal.
Alors si les travailleurs veulent défendre leur droit à la vie, leur droit à un emploi et à un salaire, ils ne peuvent compter que sur leur détermination à imposer par leurs luttes l'interdiction des licenciements, le maintien en activité de tous les sites et la répartition du travail entre tous sans baisse des salaires.
C'est ce programme de lutte que défendra Lutte ouvrière à travers la candidature de Nathalie Arthaud, candidate communiste à l'élection présidentielle, qui viendra en Lorraine le 3 mars.