Croissance ou pas, pour faire réellement reculer le chômage, il faut interdire les licenciements et répartir le travail entre tous
La croissance économique serait en panne en France et en Europe et tous les commentateurs promettent une nouvelle flambée du chômage. Ainsi, ce ne serait pas le patronat - qui pourtant n'investit pas malgré tous les cadeaux du gouvernement - qui serait responsable du chômage par les suppressions d'emplois.
De la gauche à l'extrême droite, les uns supplient l'Union européenne d'inventer un plan de relance économique, tandis que les autres la désignent comme responsable de tous les maux.
Mais tous se situent sur le terrain de la bourgeoisie. Tous refusent de mettre en cause l'avidité des actionnaires des grands groupes pour qui, crois-sance ou pas, crise ou pas, seuls comptent les dividendes qu'ils empochent.
Comme le groupe PSA qui a supprimé des milliers d'emplois sous prétexte d'une baisse des ventes de voitures - qui sont reparties à la hausse depuis - mais dont le principal actionnaire, la famille Peugeot, a vu sa fortune augmen-ter de 117% en un an, selon le magazine Capital.
Comme ArcelorMittal qui a supprimé les derniers hauts fourneaux de Lorraine et liquidé des emplois par milliers sous prétexte de la crise. Aujourd'hui, ArcelorMittal a annoncé un bénéfice opérationnel de 334 millions d'euros en Europe, rien que pour le deuxième trimestre, et le groupe espère 8 milliards de profits au niveau mondial pour l'année.
Le chômage n'est pas une fatalité. C'est un choix économique et politique. Il découle du fonctionnement même de ce système économique aberrant où il est plus rentable d'exploiter des travailleurs à mort et d'imposer aux autres de végéter au chômage.
On peut stopper la montée du chômage en interdisant les licenciements et toute suppression d'emplois. Et on résorbera le chômage en imposant aux grands groupes de répartir le travail de sorte qu'il n'y ait pas, d'un côté, des salariés qui s'usent au boulot et, de l'autre, des travailleurs forcés de survivre au chômage.
Ces mesures ne peuvent faire l'objet que de la lutte des travailleurs. Ils ont les moyens de faire reculer un patronat avide et un gouvernement à son service.
C'est pour discuter de tout cela que les militants de Lutte ouvrière seront présents dans les rues des villes de Lorraine :
METZ, lundi 18 août 2014
Colonne Merten, rue Serpenoise
de 10h à 12h et de 15h30 à 17h30
THIONVILLE, mardi 19 août 2014
Place du Marché
10h-12h et 16h-18h
SARREGUEMINES, mercredi 20 août 2014
Rue Sainte-Croix
10h-12h et 15h-17h
NANCY, jeudi 21 août 2014
Place Maginot
de 10h à 12h et de 15h30 à 17h30
FORBACH, vendredi 22 août 2014
Au marché puis au centre ville
10h-12h et 15h-17h
SAINT-AVOLD, vendredi 22 août 2014
Place Paul-Collin
10h-12h et 15h-17h
LONGWY, samedi 23 août 2014
Place Darche Longwy-Haut
De 10h à 12h et de 15h à 17h
HAYANGE, samedi 23 août 2014
10h-12h au Marché