Le Républicain lorrain : Étienne Hodara (LO) repart au combat
Étienne Hodara, 59 ans, candidat LO sur Metz 3. Photo RL
Il est l'homme de toutes les luttes. Depuis 1978, Étienne Hodara ne sèche aucun scrutin législatif. Portant casaque Lutte ouvrière, ce trotskiste post-68, journaliste de métier et Messin d'adoption repart au combat ce printemps sur la circonscription de Metz 3, celle tant convoitée de la députée sortante Marie-Jo Zimmermann (UMP), par l'adjointe au maire de Metz Christiane Pallez (PS) ou encore par la candidate du Front national Françoise Grolet.
Un espace encombré dans lequel Étienne Hodara, 59 ans, va essayer de se faire entendre à défaut de croire en son élection. « Il ne faut pas se faire d'illusion, badine-t-il, nous menons surtout une campagne politique pour défendre nos thèmes et leur donner de la lisibilité. » Une action militante sur les sujets que Nathalie Arthaud, la porte-parole de Lutte ouvrière, a tenté d'imposer dans le débat des présidentielles tout en s'échinant à se frayer un chemin à l'extrême gauche.
Étienne Hodara lui sait gré de tant d'efforts face à un Mélenchon chouchou des médias et une poussée de fièvre mariniste. Il n'y a finalement que les convictions qui comptent pour la tête de liste LO aux dernières élections municipales de Metz. « Les idées que nous défendons, nous ne les retrouvons pas ailleurs, passe Étienne Hodara. Quand nous disons qu'il faut que la peur change de camp entre le capital et le peuple, ce n'est pas sans y croire. Nous plaidons pour une véritable politique de l'emploi qui ne sacrifie pas les salaires, qui interdise les licenciements, y compris pour les intérimaires, et qui replace le salarié au coeur de l'entreprise. »
Fadaises ? Certes, « non », répond Étienne Hodara : « Si nous en étions restés à croire que tout n'est qu'utopie, nous n'aurions toujours pas les congés payés. Aujourd'hui, il faut bien comprendre que PSA comme Mittal sont riches à milliards et que cet argent ne va jamais que dans un sens. C'est un modèle de société qui a atteint ses limites. » À gauche, gauche !
Thierry FEDRIGO.
© Le Républicain Lorrain, Lundi le 21 Mai 2012 / MTZ /
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