L'Est républicain : Lutte ouvrière veut mobiliser
Jean-Pierre Mercier, porte-parole national de Lutte ouvrière, était hier à Nancy, au côté de Christiane Nimsgern pour mobiliser ses troupes face aux mauvais chiffres du chômage.
« Il y a 20.000 personnes qui viennent s'ajouter aux 3,4 millions de chômeurs. Mais ce chiffre ne correspond pas à la réalité. On avoisine, en fait, les 6 millions. Manuel Valls avait dit de son équipe que c'était un gouvernement de combat, mais c'est en fait un combat contre le monde du travail. Il n'y a plus aucun tabou pour faire tomber, une à une, les barrières de protection des droits des travailleurs. Par ailleurs, la nouvelle coupe de 21 milliards sur le budget pèse principalement sur les services rendus à la personne en matière de santé, d'éducation nationale et de transports publics. Le gouvernement s'attaque à la vie quotidienne des salariés. En disant vouloir garder le cap, il fait payer les salariés. Il aide des entreprises privées qui suppriment des emplois. »
Passant en revue les sujets d'actualité, Jean-Pierre Mercier a regretté que, dans le tragique accident qui a coûté la vie au PDG de Total, à qui on a tressé de multiples couronnes, on ait peu parlé de l'équipage. Il a raillé le patriotisme prêté au PDG et insisté sur les 5,4 milliards de dividendes reversés aux actionnaires, alors que Total a supprimé des emplois dans les raffineries. Il a aussi rappelé les catastrophes de l'Erika et d'AZF.
« La seule perspective pour les travailleurs, c'est de compter sur eux-mêmes et pas sur les élections. Hollande avait été présenté comme un moindre mal et c'est pire que Sarkozy. La classe populaire ne doit plus faire confiance aux politiciens. Il faut une riposte d'ensemble du monde du travail. » Et le porte-parole a appelé à un nouveau Mai 68 « pour imposer une autre politique ». En son temps, Arlette Laguiller tenait à peu près le même discours.
© L'Est Républicain, Dimanche le 26 Octobre 2014 / Ouverture Nancy / Nancy
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