Conduent - Roubaix

les capitalistes licencieurs doivent payer

Brève
08/06/2020

Mercredi 10 juin, la direction de Conduent doit recevoir les syndicats du centre d’appel téléphonique Conduent de Roubaix pour présenter le plan de licenciements qui toucherait l’ensemble du centre. La presse a relayé le montant dérisoire des indemnités pour les salariés licenciés.

­Cela fait plusieurs mois que la direction de Conduent veut se débarrasser des travailleurs sur Roubaix. Le centre comptait encore 450 salariés, il y a plus d’un an. Le plan était déjà dans les têtes de la direction, bien avant la crise sanitaire. La direction a exercé des pressions pour pousser à des départs « volontaires », réduisant à 304 salariés aujourd’hui le nombre d’embauchés.

­L’argument pour licencier de la part de Conduent est que le donneur d’ordres PSA (Peugeot-Citroën), qui était le seul pour qui travaillaient les employés de Roubaix, a décidé de mettre fin au contrat. Derrière les actionnaires de Conduent se cache la famille Peugeot.

­Des politiciens, qui jouent les naïfs, à savoir le maire et la députée de Roubaix, adoubés tous les deux par Macron, s’offusquent qu’un groupe international comme Conduent ( 68 000 salariés dans le monde, propriété de la 25ème fortune mondiale) ait touché le chômage partiel pendant la crise sanitaire. Mais c’est bien le gouvernement de Macron et de ses amis qui permet aux capitalistes de toucher des milliards d’argent public avec le chômage partiel et ensuite laisse les actionnaires jeter les travailleurs à la rue.

­Les travailleurs de Conduent ne peuvent compter que sur leur propre force et leur capacité à entraîner d’autres travailleurs pour défendre leur peau face à tous ces capitalistes, que ce soit les actionnaires de Peugeot-Citroën comme ceux de Conduent. Partout, les travailleurs sont attaqués, c’est tous ensemble et unis qu’ils peuvent les faire reculer.

Picwictoys : aux Mulliez de payer car personne ne doit se retrouver à la rue

Brève
07/06/2020

La direction de Picwictoys a annoncé la suppression d’un tiers des emplois du groupe, soit 447 postes. Sur les 63 magasins, 23 devraient fermer leurs portes ainsi qu’un des deux entrepôts. La direction justifie « les mouvements sociaux de l’année dernière ainsi que la crise sanitaire du Covid ».

De mauvais prétextes pour licencier, comme tous les capitalistes le font en cette période de crise de leur système, quand toute une partie de la population a été licenciée ou n’a plus de travail, et se retrouve avec un salaire réduit ou sans salaire. Perdre son emploi aujourd’hui, c’est ne plus avoir de salaire demain !

Les travailleurs de Picwictoys, auparavant Picwic, ont enrichi la famille multimilliardaire Mulliez, à la fortune estimée à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Elle a largement de quoi maintenir les emplois et les salaires de tous, en partageant le travail qui reste.

Goodyear – Amiens (Somme)

L’entreprise condamnée pour licenciements abusifs

Brève
05/06/2020

lors du procès...

Après sept années de procédures judiciaires, la direction de l’entreprise a été condamnée par le Conseil des prud'hommes d’Amiens le jeudi 28 mai.

L’usine de pneus avait fermé en 2014. En 2018, 832 ex-salariés faisaient comparaître la direction du groupe devant le Conseil des Prudhomme.

Même si l’usine ne rouvrira pas pour autant, en cette période de vagues de licenciements, cette victoire judiciaire a mis du baume au cœur des ex-ouvriers de l’usine.

La majorité est toujours au chômage ou en contrats précaires et sept d’entre-eux avaient été condamnés à de la prison avec sursis pour avoir retenu une nuit les deux cadres venus leur annoncer les conditions de la fermeture.

Malgré tout cela, les ouvriers ont montré leur détermination pour réclamer leurs droits.

Redressement judiciaire de Camaïeu : les actionnaires sont les seuls responsables de leur « dette »

Brève
27/05/2020

Camaïeu a été placée en redressement judiciaire ce 26 mai. Les 5000 salariés que compte l’entreprise sont directement menacés. Ils sont répartis sur les centaines de magasins en France et dans le monde mais aussi dans les bureaux et les entrepôts de Roubaix avec plus de 500 salariés.

Ce redressement judiciaire serait la conséquence du refus des banques de prêter de l’argent à la direction de Camaïeu. Elle explique que la fermeture des magasins à cause du Covid aurait creusé la dette de l’entreprise.

Mais c’est un prétexte. La dette de l’entreprise a été fabriquée depuis des années par les actionnaires, qui ont littéralement pompé le profit, créé par les travailleurs.

Malgré tous les montages financiers entre banques et fonds de placements, ces actionnaires ont pignon sur rue et pas seulement dans les paradis fiscaux de Guernesey ou du Luxembourg : c’est entre autres le fond de placements Cinven, avec ses bureaux à Paris. En revenant sur le passé, d’autres requins ont vidé les caisses : ce sont les capitalistes Mulliez qui ont récupéré une partie des magasins, renommés depuis Okaïdi et Jules.

Alors, avec tous ces capitalistes qui se sont enrichis sur le dos des travailleurs de Camaïeu depuis des années, il n’y a pas de raison que les travailleurs de Camaïeu se retrouvent à la rue, car perdre son emploi aujourd’hui en temps de crise est criminel.

Nestlé – Itancourt (Aisne)

Non aux licenciements !

Brève
04/05/2020

La direction a profité de la levée du piquet de grève pour cause de confinement pour négocier la fermeture du site sans aucune pression des travailleurs.

Outre des mesures d’âge, la direction prétend muter l’ensemble des salariés sur l’usine contiguë spécialisée dans les céréales ou sur le site de Boué, à 50 kilomètres.

Les salariés seront prioritaires pour les autres usines du groupe, mais en suivant le même parcours pour postuler que s’ils venaient de l’extérieur.

La direction ne croit même pas à son propre discours puisqu'elle envisage en cas d’échec de mutation, une prime de départ « renforcée ». Quant à ceux qui refuseraient la mutation du fait des distances, des horaires, du type de travail, la direction se contente de verser un petit chèque pour solde de tout compte.

Dans le Saint-Quentinois, cette nouvelle fermeture est une catastrophe, pour les travailleurs, pour les commerçants et pour les collectivités territoriales qui avaient mis la main à la poche pour l’implantation de cette usine.

En ce moment, les politiciens parlent beaucoup de relocalisations pour lutter contre le chômage, mais cela ne met pas les travailleurs à l'abri des fermetures d'usines et des licenciements décidés par des groupes comme Nestlé qui se fichent des politiciens et font ce qu'ils veulent.