Nestlé – Itancourt (Aisne)

L’usine tourne pendant le confinement alors que Neslé veut la fermer !

Brève
04/05/2020

Le site que le groupe veut fermer à la fin de l'année, ne s’est arrêté que le temps de la grève.

Dès que le confinement a obligé les salariés à lever le piquet de grève, la direction a prétexté l’importance de la livraison de soupes spéciales pour les malades des hôpitaux pour justifier l’ouverture de l’usine malgré la prise de risque pour les salariés.

En fait toutes les lignes tournent parce que la direction veut faire des stocks pour tenir pendant la réorganisation de la production sur d’autres usines au moment de la fermeture.

La direction a eu le culot d’offrir aux présents, dont beaucoup d’intérimaires, des croissants à plusieurs reprises et quelques produits comme si elle espérait faire oublier qu’elle presse les ouvriers avant de s’en débarrasser en mettant la clef sous la porte.

Cela ne passe pas !

Un bouquet… de colère !

Brève
04/05/2020

C’est la saison du persil, et dans les centres de tri, nous sommes de nombreux travailleurs, de toutes nationalités, à trier et expédier le persil pour les grands magasins.

En Alsace, nous travaillons à la chaîne, au triage, dans un hangar de maraîcher. Nous, recevons des cagettes de persil plat ou frisé, qu’il faut trier, peser, mettre en bouquet, vérifier et mettre en caisse. Les beaux discours sur la sécurité au travail et les mesures d’hygiène sont loin d’être respectés. Quand on arrive au travail, on nous prend la température, mais on ne nous la donne pas à voix haute, donc on ne sait pas ce qu’il est écrit sur le thermomètre. On a bien du gel hydroalcoolique à l’entrée avec un panneau disant qu’il est obligatoire de s’en servir… mais une fois près du tapis, on n’en a plus. Sur chaîne, les postes sont censés respecter les mesures de distance. En réalité, nous sommes trois de chaque côté du tapis, à travailler debout à 30 ou 50 cm les uns des autres, toute la journée, sans masque. On est encore plus serrés quand une personne supplémentaire est installée sur un poste pour trier la même cagette, pour aller plus vite. Et nous n’avons aucun test pour savoir si certains ont le virus.

Si des personnes se sentent mal, il y a la pression des chefs, qui n’hésitent pas à nous dire qu’on « pollue l’équipe » et qu’on ne va pas assez vite. Comme nous travaillons pour une saison, nous sommes logés. Lorsqu’on demande une autorisation de déplacement à l’employeur pour aller faire nos courses, la réponse est qu’on ne devrait pas sortir. On devrait donner nos listes de courses le mardi pour que les courses arrivent seulement le jeudi. Ce sont les mêmes qui nous disent ça qui nous font travailler et dormir les uns sur les autres, sans test, sans masques, sans sécurité. Et dans les chambres, il peut y avoir jusqu’à 3 lits, les uns à côté des autres.

Alors il y a de quoi avoir la rage contre cette société de patrons pour qui la santé des travailleurs passe après la productivité et leurs profits !

Hauts-de-France : comme partout, le chômage partiel explose

Brève
29/04/2020

La préfecture a communiqué différents chiffres concernant la région Hauts-de-France.

Il y aurait 750 000 salariés en chômage partiel, soit plus d'1/3 des salariés de la région. Pour chaque travailleur, c’est un salaire net amputé et une baisse encore plus importante du niveau de vie, avec la perte de différentes primes. Et puis, il y a aussi tous ceux dont les chiffres annoncés ne parlent pas : il s’agit des travailleurs en CDD dont le contrat a été interrompu, les intérimaires dont la mission n’a pas été renouvelée. Leurs revenus chutent aussi considérablement.

Dans la Région, 67 000 entreprises auraient fait appel au chômage partiel. Mais volontairement, le ministère mélange aussi bien le recours au chômage partiel demandé par un petit commerce que celui d’un grand groupe ! D’ailleurs, les consignes du ministère du Travail sont claires : pas de retenue sur les demandes de chômage partiel, même s’il s’agit de grands groupes.

Parmi les entreprises, il y a des petites, certaines sûrement en difficulté car la crise frappe surtout les plus petites. Mais il est scandaleux que des entreprises richissimes profitent de la situation pour piller les caisses publiques sans aucun contrôle.

Pour toucher une retraite, les APL ou la CAF, un travailleur doit montrer tous ses revenus et fournir tous les justificatifs jusqu’à l’absurde. Mais les gouvernements obéissent au doigt et à l’œil aux grands patrons, alors à eux, ils ne demanderont jamais aucun compte : pour eux, c’est guichet ouvert !

Un contrôle ouvrier effectué par es travailleurs sur les comptes réels des entreprises permettrait de juger quelles sont celles en difficulté et quelles sont celles à qui il faut faire payer la crise, car de l’argent il y en a, dans les caisses du grand patronat !

Manque de masques (Picardie)

Solidarité des classes populaires et égoïsme des capitalistes

Brève
28/04/2020

1er mai 2018

Les gestes de solidarité, qu'ils soient ceux d'individus ou de gens qui se regroupent, se multiplient dans l'Aisne et ailleurs pour fabriquer des masques. Ce sont des gestes bénévoles pour leur propre consommation, celle de leurs proches ou pour les donner dans les hôpitaux, des associations ou des collectivités.

Macron et son gouvernement, n'ont pas ménagé le vocabulaire guerrier à propos de la lutte à mener contre l'épidémie. Mais il aura fallu des semaines pour que le personnel soignant, celui des maisons de retraite, les caissières des magasins d'alimentation et autres travailleurs exposés soient équipés de masques.

Pendant la guerre de 1914 – 1918, les industriels et l'État avaient su très rapidement, alors que des millions d'hommes étaient au front, fabriquer des uniformes, des munitions en tout genre, des véhicules blindés, etc.

Mais cette guerre était une guerre des capitalistes pour le partage du monde et ceux-ci se battaient pour leurs intérêts, avec la peau des travailleurs et des paysans qui étaient sur le front et de celles et ceux qui travaillaient dans les usines.

Beaucoup de ces industriels firent des fortunes avec cette économie de guerre.

Mais le combat contre l'épidémie n'intéresse pas beaucoup les capitalistes. Hormis la découverte de médicaments ou vaccins, ce n'est pas de la fabrication de masques ni même de respirateurs que la bourgeoisie attend beaucoup de profits.

La guerre, ce n'est pas à l'épidémie que la bourgeoisie la mène, c'est aux travailleurs. Le gouvernement l'y aide à coup de milliards aux entreprises pour soi disant sauver l'économie.

Pour ne pas payer la crise sanitaire et économique, les travailleurs doivent s'attaquer au pouvoir de ces capitalistes et de ces riches recroquevillés dans la défense de leurs intérêts égoïstes.

Établissement Public de Santé Mental (EPSM) du Nord

Changement à 180°

Brève
28/04/2020

Pendant plus d’un mois, les directions des EPSM du Nord ont martelé que le port systématique du masque chirurgical était inutile.

Avec force arguments pseudo-médicaux, les directions expliquaient que seuls certains soignants devaient les porter. Certaines sont même allées jusqu’à des intimidations contre les soignants qui réclamaient des masques. Mais sans tests fiables, comment décider qui pouvait se voir « offrir » les rares masques dans les établissements ? Cela devait mener dans le mur. À l’EPSM de l’agglomération de Lille, 3 patients sont décédés et des dizaines de malades du Covid ont été déclarés.

Désormais, les directions instaurent le port du masque obligatoire à partir du 30 avril. Elles le justifient avec de nouveaux arguments. Cette volte-face montre une chose : les directions servent avant tout à justifier les pénuries dans les hôpitaux, pénuries courantes en dehors de crise sanitaire, pénuries mortelles en ce moment.