Webhelp - La Croix Saint Ouen (Oise)

un arrêt de travail pour plus de sécurité

Brève
18/03/2020

lors de la grève de 2016

À Webhelp, centre d’appel situé près de Compiègne, la plupart des 900 salariés ont pu faire du télé-travail.

Mais ceux qui travaillent sur certaines des plateformes où cela n’est pas possible, ont dû aller sur le site. Il a fallu qu'ils bataillent afin d’obtenir de travailler sur des postes suffisamment espacés.

La direction leur a proposé... un jus d’orange pour les « remercier », une provocation qui a décidé les salariés à arrêter le travail.

Amazon Lauwin-Planque

« Le business avant tout ! »

Brève
18/03/2020

Avec la crise sanitaire due au Coronavirus, il est recommandé de rester chez soi pour ne pas multiplier les contaminations... mais pas chez Amazon Lauwin-Planque, où le directeur du site a dit devant une assemblée de managers « Le business avant tout ! ». Ce qui a été compris par de nombreux travailleurs comme « y compris avant la santé des salariés ».

Vendredi 13 mars, après la première annonce de Macron, les briefing de début de poste ont été suspendus. Cela a été perçu comme un refus de répondre aux questions légitimes et comme une volonté de minimiser la gravité de la situation. Et la hiérarchie donne comme seule consigne de rejoindre immédiatement les postes de travail.

Dimanche 15, la direction a averti les organisations syndicales par mail que le site ne serait pas fermé, soi-disant pour que les personnes fragiles puissent recevoir les produit dont elles pourraient avoir besoin. Elle a annoncé que des mesures de sécurité allaient être prises, que du gel hydroalcoolique serait fourni aux salariés et que le RH serait présent lundi matin pour répondre aux questions.

Lundi 16 mars, pas de gel hydroalcoolique à la prise de poste... Lors du briefing, les travailleurs ont demandé des comptes aux managers, qui n’ont pas su leur répondre. Le soir, la direction donnait la consigne d’interdire d’écouter le discours de Macron et de travailler pour ne pas impacter la production. Ensemble, des travailleurs ont débrayé pour écouter l'allocution. Certains débrayaient pour la première fois.

Dès le lendemain, des travailleurs ont fait valoir leur droit de retrait. La direction a répondu qu’il n’y avait pas de danger sur le lieu de travail… alors même que cadres et direction sont en télétravail ! Des travailleurs ont été intimidés pour rester et les absents ont été pointés en absence injustifiée.

Révolté à juste titre par la situation, certains d’entre eux ont prévenu des journalistes. Ils se sont présentés sur le site… la direction les a fait expulser par le service de sécurité !

La direction prétend avoir l’autorisation du ministère de l’économie pour maintenir son activité. Avec les nombreux commerces fermés, Amazon espère bien soigner son bénéfice à la faveur de la crise sanitaire.

La santé des travailleurs et de leurs proches n'a pas à faire les frais de la rapacité et de l'irresponsabilité des capitalistes.

 

Des problèmes semblables entraînent des débrayages à Montélimar.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/coronavirus-debrayage-des-salaries-d-amazon-a-montelimar-qui-veulent-la-fermeture-de-l-entreprise-1584458461

 

Nestlé – Itancourt (Aisne)

la grève des travailleurs de Nestlé et le coronavirus

Brève
18/03/2020

Alors que la direction de Nestlé a annoncé la fermeture définitive de l’usine d’Itancourt en décembre, mardi 17 mars, elle maintenait l’ouverture de l’usine malgré la période de confinement.

Elle prétexte le fait que l’usine fabrique des soupes alors qu’une grosse partie de la production consiste à faire des aides culinaires qui ne sont pas du tout indispensables. Quant aux soupes, c’est la direction elle-même qui justifie la fermeture future par une baisse des ventes.

En fait la position de la direction est politique.

L’usine tourne au ralenti du fait de la grève des salariés et des absents et elle propose à ceux qui le veulent de partir en prenant sur leurs congés annuels.

Mais surtout, en maintenant l’ouverture de l’usine, elle compte porter un coup au moral des salariés en grève qui tiennent un piquet devant l’usine depuis plus d’une semaine car eux sont confinés et ont dû rentrer chez eux.

Cette mesquinerie supplémentaire est une source de colère supplémentaire qui ne peut qu’accroitre la détermination des salariés.

Derichebourg (Beauvais)

sans masques, sans protections à l’hôpital

Brève
17/03/2020

Le personnel de l’entreprise de nettoyage Derichebourg qui intervient à l’hôpital pour assurer le bio nettoyage aux Urgences et dans deux pavillons hébergeant des personnes âgées travaillent sans mise à disposition de masques de protection.

L’obligation de protection de leurs salariés et vis-à-vis des patients les plus fragiles ne semble pas être la préoccupation dominante de cette entreprise, ni de la direction de l'hôpital, puisqu’il a fallu une intervention de la CGT de l’hôpital pour que ces faits soient connus.

Oise

Plateforme de distribution du courrier – Beauvais : cela se passe comme ça à La Poste

Brève
17/03/2020

Mardi matin, après le discours de Macron, c’était comme si rien ne s’était passé sur la plateforme de Beauvais.

La direction n’avait même pas prévu de venir voir les facteurs pour leur indiquer la marche à suivre !

Devant l’insistance des facteurs il a fini par s’adresser à eux pour affirmer que pour lui la priorité était la continuité de service. Comme si la publicité pour des magasins fermés que les facteurs distribuent encore était une priorité.

La direction n’a pas de gel hydroalcoolique à distribuer aux facteurs alors que l’usine de parfums Givenchy de Beauvais vient de se reconvertir pour fabriquer du gel. Mais il n’y aurait pas de budget pour cela !

Plusieurs facteurs en CDD ou autres hésitaient à se mettre en arrêt pour garder leurs enfants sans que la direction donne son accord. C'est avec difficulté qu’il a concédé qu’ils en avaient le droit alors que Macron l’avait annoncé dans son discours !

Du coup, plusieurs facteurs sont partis.

Si l’attitude méprisante de la direction ne change pas, elle n’en a pas fini avec les facteurs qui exigent de pouvoir travailler en toute sécurité.