Aisne

Saint-Quentin : contre le racisme, les travailleurs n’ont pas de patrie

Brève
27/01/2020

Des messages racistes reprenant le fantasme du grand remplacement ont été collés sur la vitrine d’un restaurant vietnamien à Saint-Quentin le vendredi 25 janvier.

Ce sont des propos imbéciles. Mais la responsabilité de tel acte est aussi portée par ceux des politiciens qui discourent sur l’identité nationale, qui prétendent que les immigrés récents ou de longue date sont responsables du chômage et des difficultés économiques. En surfant sur le racisme, ils alimentent la haine.

Le monde du travail ne doit pas se laisser diviser par ceux qui veulent les détourner du combat qu’ils ont à mener, indépendamment de la religion ou des origines, pour ne pas payer la crise du système capitaliste.

La CGT et le PCF ont appelé à une manifestation ce lundi à 18h à Saint-Quentin devant le restaurant, rue du Wé et tous ceux qui le peuvent doivent s’y joindre.

Oise

La Brosserie Française : un savoir faire d'exploiteurs

Brève
22/01/2020

La Brosserie Française, héritière de l'entreprise beauvaisienne La Brosse et Dupont, était à l'honneur ce week-end à l'Elysée dans le cadre d'une exposition sur le "savoir-faire français".

Passer de 600 salariés en 1990 à 31 aujourd'hui, c'est un sacré savoir-faire en matière de suppression d'emplois !

Et faire réaliser un chiffre d'affaires de 6 millions d'euros par 31 employés, soit 200 000 euros par an et par salarié gagnant à peine le Smic, c'est un deuxième chef-d’œuvre d'exploitation !

Macron à AstraZeneca

Loin des manifestants, tout près du capital

Brève
21/01/2020

Macron est venu lundi 20 janvier à Dunkerque comme le porte-parole de l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca qui dit vouloir investir dans de nouvelles lignes de production 200 millions d’euros en cinq ans et embaucher une centaine de personnes.

Il a expliqué d’où vient toute une partie de cet argent en vantant les mesures gouvernementales de baisse de la fiscalité et de subventions diverses au patronat. AstraZeneca en a été, dès son implantation en 1993 dans la zone d’entreprise défiscalisée, un bénéficiaire avide puisqu’à l’époque chacun des emplois créés lui rapportait 607 000 euros par an en baisse d’impôt, selon un rapport officiel.

Pendant que Macron faisait le job de président des patrons dans une usine transformée en bunker, plusieurs centaines de manifestants syndicalistes, gilets jaunes et avocats manifestaient contre sa politique. Ils furent toute la matinée tenus loin de l’usine par des policiers en grand nombre qui les repoussèrent à plusieurs reprises et les contrôlèrent.

Même les journalistes présents à la cérémonie ne purent poser des questions à Macron. Rien ne devait gâcher cette rencontre avec les grands patrons qu’il sert.

Aisne

Nestlé – Itancourt : des annonces de licenciements qui suscitent la colère

Brève
19/01/2020

Jeudi dernier, les travailleurs ont appris que Nestlé comptait supprimer d’ici fin 2020 le secteur soupe. Cela concernerait 158 salariés sans compter les intérimaires toujours présents sur le site et les travailleurs des entreprises de sous-traitance.

Pour la direction, la baisse des volumes de commandes de bouillons et soupes justifierait cette décision et Nestlé concentrerait la fabrication sur d’autres usines en Europe de l’Est.

Ce groupe richissime, première société mondiale d’agroalimentaire, ose prétendre qu’il ne peut pas maintenir ces emplois. En fait cette multinationale se moque des conséquences de ses choix. Ce qui les justifie c’est la recherche du profit.

C’est par ici la bonne soupe pour les actionnaires et la perspective des soupes populaires pour les travailleurs.

Les travailleurs de l’usine sont inquiets même si la direction assure qu’elle va s’occuper de chaque salarié. Elle promet des mesures d’âge alors que le gouvernement repousse l’âge de la retraite et des mutations dans les autres sites du groupe comme si c’était facile de devoir déménager avec conjoints et enfants.

En semant l’inquiétude pour l’avenir, c’est peut-être la colère que Nestlé va récolter.

Toyota-Onnaing

L’autre face du miracle Toyota

Brève
17/01/2020

Un nouveau véhicule à Onnaing ! 400 CDI en plus ! Magnifique ! Pourtant le bilan publié de Toyota-Onnaing est déficitaire ? Et l’annonce n’a pas été accueillie par des applaudissements dans les ateliers !

C’est que le « miracle » Toyota repose sur une exploitation féroce des ouvriers. Un véhicule toutes les 57 secondes ça veut dire de violentes tendinites après trois mois de travail, le dos cassé, l’épuisement chaque jour.

C’est aussi des salaires au rabais, inférieurs au chômage touché en Belgique. Et le licenciement de travailleurs usés après 10 ans de travail…

En mettant artificiellement l'usine en déficit, les actionnaires de Toyota se sucrent aussi en évitant l’impôt sur les bénéfices et la prime de participation due aux travailleurs.

Et cerise sur le gâteau, Toyota s’est ainsi payé une publicité gratuite dans la presse et à la télévision !