Aides à domicile – Calais

Ce n’est pas de charité dont on a besoin, mais d’un salaire décent !

Brève
16/11/2020

Suite au déconfinement il y a plusieurs mois, dans une entreprise d’aides à domicile du Calaisis, la direction avait annoncé que les hauts cadres et dirigeants se priveraient d’un mois de salaire « par solidarité dans cette période difficile ». Ils prévoyaient que 50 000 euros seraient ainsi récoltés et distribués aux salariées.

Quel mépris ! La direction paye des salaires de misère, qui ont encore diminués pendant le confinement, et voilà qu’elle jouait au grand et généreux seigneur !

Récemment, alors que les salariées étaient sans nouvelle des 50 000 euros depuis des semaines, une assistante sociale de l’entreprise leur a fait subir un entretien individuel de plusieurs heures pour lister tous leurs revenus et leurs dépenses… Certaines se sont entendu dire qu’elles « dépassaient le plafond », et n’auraient donc droit à rien !

Non seulement les patrons voudraient que les travailleurs mendient une aumône mais en plus ils s’arrogent le droit de décider de ce dont ils ont besoin ou pas. Les 50 000 euros et l’ensemble des profits de l’entreprise, ce sont bien les salariées, en particulier les plus mal payées, qui les ont fabriqués par leur travail !

Carambar Marcq-en-Barœul (Nord)

En grève pour le maintien des salaires

Brève
16/11/2020

Vendredi 13/11, les salariés de l’usine Carambar, de Marcq-en-Barœul, se sont mis en grève. Ils protestent contre les conditions de leur déménagement annoncé à l’usine Lutti de Bondues. Le patron veut rassurer, en parlant de transférer la plus grande partie des 115 salariés.

Mais les contrats des ouvriers de Carambar déplacés à Bondues seraient cassés et réécrits à la sauce Lutti… où les salaires sont plus bas de 25 % et sans les primes.

Il n’y a aucune raison que les salariés de Carambar fassent les frais de cette réorganisation !

Lycées – Hauts de France

Des embauches nécessaires

Brève
14/11/2020

La région a fini par recruter 140 agents pour désinfecter et nettoyer dans les lycées.

Mais en fait 70 remplacent les absents et ils ne sont que 70 en plus pour faire face au travail supplémentaire occasionné par l’épidémie.

Comme il y a 262 lycées dans la région, ces embauches sont très loin de faire le compte.

Avec la réorganisation des cantines, l’adaptation des locaux ou par exemple les réparations des fenêtres qui restent parfois en souffrance pendant des années, ce n'est pas le travail qui manque, mais les bras !

Il est urgent d'imposer l'embauche des personnels partout où cela est nécessaire et la la lutte contre le chômage pourrait commencer par cela.

Bridgestone Béthune (Pas-de-Calais)

Non à la fermeture de l’usine !

Brève
13/11/2020

Après avoir fait semblant d’étudier les propositions du gouvernement, des avocats et de l’intersyndicale, les actionnaires de Bridgestone ont confirmé leur décision de fermeture de l’usine de Béthune où travaillent encore 863 salariés et qui fait vivre bien des travailleurs dans la région.

Ils refusent même le « plan de sauvetage » du gouvernement, payé en grande partie par l’État – c’est-à-dire avec nos impôts – qui prévoyait de supprimer la moitié des emplois environ. Les actionnaires de ce trust riche à milliards – encore 2,4 milliards de bénéfice en 2019 – jugent que ça ne leur rapporterait pas assez !

La ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, ou Xavier Bertrand, le président de Région, adeptes du capitalisme débridé, se sentent obligés de critiquer l’attitude de la direction de Bridgestone, face au profond mécontentement et la colère des travailleurs menacés de chômage. Mais dans toute leur carrière, ils ont accompagné les patrons qui licencient, tout en leur apportant des millions de subventions. La ministre de l’industrie a elle-même été une des directrices chez Faurecia, grand licencieur s’il en est.

L’intersyndicale et son avocat ont semé des illusions sur la direction et le gouvernement pour éviter la mobilisation des travailleurs. Ils se disent maintenant « déçus et en colère », ou « écœurés », mais quand on mise tout sur les menteurs capitalistes et les dirigeants politiques, il ne faut pas s’en étonner. Quant aux dirigeants de gauche, du PC au PS, en passant par FI, tous mettent en avant des arguments nationalistes ou protectionnistes, sur la « souveraineté industrielle », pour dénoncer Bridgestone. Marine Le Pen parle d’« un drame pour toute la région », mais elle défend elle aussi le capitalisme, elle était elle-aussi partisane que le gouvernement subventionne les actionnaires de Bridgestone !

Face à tous ces actionnaires qui dévastent des régions entières pour maintenir leurs profits dans cette période de crise, il n’y a pas d’autre solution qu’une lutte commune de tous les travailleurs – et pas entreprise par entreprise – pour partager le travail existant, en prenant sur les fortunes capitalistes pour payer les salaires.

Villeneuve d’Ascq (59)

Flers-Breucq, pas touche au bureau de poste !

Brève
07/11/2020

À Villeneuve d’Ascq, en pleine ville, dans un quartier où vivent 8 000 habitants et bientôt 12 000 car un nouveau quartier -La Maillerie- est en construction, La Poste prévoit de fermer son bureau. Elle prévoit une opération immobilière à la place, le service public ne lui rapportant visiblement pas assez.

Comme à chaque fermeture, la direction régionale de La Poste prétend que les besoins des consommateurs ont changé, qu’ils préféreraient Internet, sans jamais leur avoir demandé leur avis ; alors qu’en réalité, c’est l’inverse : La Poste se sert d’Internet pour supprimer depuis des années des emplois et des agences.

En fait, La Poste cherche à faire des économies sur le dos des usagers pour maintenir son bénéfice (plus de 800 millions d’euros en 2019) malgré la crise, ou l’augmenter.

Des syndicalistes, des usagers, des élus se mobilisent à juste titre contre cette fermeture. Car la réalité, c’est que personne n’accepte cette fermeture.

Alors, non à la fermeture du bureau de poste de Flers-Breucq !