Oise

Beauvais : Argent public : Les patrons bien arrosés

Brève
31/10/2019

usine Massey à Beauvais

Un centre privé de test des machines agricoles est en cours de construction du côté du Campus Lasalle, une école d'ingénieurs des filières agricoles.
Le montant des travaux est de 21 millions d'euros.
Les principales entreprises intéressées sont des leaders mondiaux du secteur, pleins aux as comme Kubota Claas, ou encore Agco-Massey.
Cette dernière dispose justement d'une usine en pleine expansion à Beauvais... 
La région Hauts-de-France va mettre la main à la poche pour verser 5 millions et l'Agglomération du Beauvaisis va, quant à elle, verser 500 000 euros pour le projet.
C’est encore de l'argent distribué à fonds perdus aux grandes entreprises.
L’argent public doit aller aux services publics, aux hôpitaux, aux écoles, aux Ehpad qui manquent cruellement de moyens et de personnel.

 

Calais

Un pas de plus dans l’ignominie contre les migrants

Brève
29/10/2019

La municipalité a prévu des festivités publiques dans les semaines à venir qui pourraient attirer des habitants et touristes. Alors la maire, Natacha Bouchard, a décidé par arrêté d’interdire aux migrants de stationner dans le centre-ville. Ainsi la distribution des repas organisée par des associations humanitaires dans la zone de la gare sera interdite, sous prétexte qu’elle génèrerait des nuisances et des troubles à l’ordre public.

Cette mesure scandalise à juste titre les bénévoles qui dénoncent la volonté de chasser les migrants durant ces festivités. Le créateur d’une des attractions, François Delarozière, a tenu à manifester son désaccord avec cet arrêté.

Imposer à des réfugiés qui fuient la misère et la guerre de survivre dans des conditions indignes, en plus d’être traqués tous les jours par la police, et les forcer à disparaître du paysage en les accusant d'être cause d’insécurité et d’insalubrité, c’est vraiment une infamie !

Aciérie et laminoir LME Trith-Saint-Léger

Les ouvriers stoppent l'attaque du patron

Brève
26/10/2019

La direction voulait imposer aux travailleurs un accord de performance. En fait un recul important : selon les équipes, perte jusqu'à 14 jours de RTT, suppression de la plupart des primes, possibilité pour le patron de changer les horaires quasiment du jour au lendemain, obligation de travailler le week-end pour les postés du laminoir.

Mais la grève a démarré spontanément mercredi 23 octobre avec l'équipe du matin et s'est ensuite transmise d'équipe en équipe pendant 2 jours. Vendredi, la direction a annoncé l'abandon de son accord de performance.

Première bataille gagnée ! Mais beaucoup d'ouvriers restent méfiants. On sait ce que cherche le patron...

Aisne

Conforama - Laon : grève contre les licenciements

Brève
23/10/2019

Samedi 19 octobre, 20 des 22 employés de Conforama à Laon étaient en grève, comme dans de nombreux magasins du pays.

La direction a annoncé la fermeture de 32 magasins et la suppression de 1900 postes au total.

Le magasin de Laon ne devrait pas fermer, mais six emplois doivent être supprimés, et la direction voudrait pourtant que les ventes et le chiffre d’affaires augmentent… avec moins de personnel !

Les salariés de Conforama dénoncent les 50 millions d’euros touchés au titre du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l'emploi), alors que l’entreprise licencie.

L’indécence des indemnités de licenciement supra-légales proposées par la direction en a rajouté à la colère des employés.

Elles ne seraient que de 1000 à 2500 euros selon l’ancienneté, même pas un mois de salaire pour certains.

Mardi 22 octobre, plusieurs magasins étaient à nouveau en grève, et un rassemblement avait lieu devant le siège du groupe en Seine et Marne, où avait lieu une réunion de négociation entre les syndicats et la direction du groupe.

Le groupe a suffisamment gagné d'argent sur le dos des salariés et ceux-ci ont bien raison d'exiger le maintien de tous les emplois. 

Hôpital de Calais

Ras-le-bol chez les ouvriers

Brève
16/10/2019

Mardi 15 octobre, durant toute la matinée, les agents titulaires des services techniques du CHC étaient en grève à 100%, mouvement auquel participaient par solidarité d’autres salariés de l’hôpital. Avec l’aide des militants de la CGT, ils ont déployé leur banderole « en grève » et installé une structure devant l’entrée : ils tenaient à ce que ça se sache : la commission de sécurité étant de passage ce jour-là, ils ne voulaient pas qu’elle conclut, comme à chaque fois, que tout va bien. Ils dénoncent haut et fort la diminution incessante des effectifs qui entraîne de lourds dysfonctionnements dont ils ne sont pas responsables.

Ils rappellent à la direction qu’un hôpital ça fonctionne aussi grâce au travail des électriciens, des plombiers, des menuisiers… à condition qu’ils soient en nombre suffisant et équipés du matériel adéquat.