Hôpitaux

Manifestation à Tourcoing

Brève
16/10/2019

Plus de 150 personnes du personnel soignant des hôpitaux de la région sont venus manifester à Tourcoing mardi 16 octobre pour crier leur colère face au manque croissant de moyens et de personnel dans les hôpitaux, qui s’est traduit dernièrement par la fermeture de la maternité à l’hôpital de Tourcoing.
Le maire de la ville, LREM, également président du conseil de surveillance du CH Tourcoing s’est senti obligé de venir rencontrer les manifestants. Dès ses premiers mots les manifestants ont scandé ''des actes ! Pas des paroles !'' Sur la défensive, il a repris la propagande de ses amis du gouvernement en rejetant la faute sur les malades qui viennent aux urgences « pour le moindre problème » provoquant la saturation. Après les malades fautifs il a attaqué les médecins ''défaillants'' !
Mais il a dû vite remballer ses mensonges devant la colère des manifestants qui sont bien au courant de la situation sur le terrain. Ils ont rappelé le manque de personnel dans tous les hôpitaux et la surcharge de travail qui poussent le personnel à bout. Ils ont rappelé qu'une ville comme Lens est resté sans SMUR pendant plusieurs jours, qu'aux urgences les malades viennent parfois de l'autre bout du département tant les services manquent de personnel partout.
Après l'intervention d'un militant CGT, le maire a voulu reprendre la parole. Le militant a demandé à ses collègues s'ils voulaient entendre ce que le maire avait à dire. Le non a été unanime.
En se quittant les manifestants ont scandé « Du pognon pour l’hôpital », tous déterminés à poursuivre la mobilisation.

Somme

Ex - Alcan - Ham : La justice donne raison aux anciens salariés

Brève
14/10/2019

Huit ans après le licenciement en 2011 de 90 salariés d’Alcan Softal, à Ham dans la Somme , cinquante d’entre eux obtiennent enfin gain de cause devant les tribunaux.

La cour d’appel de Douai vient d’imposer à cette société de verser au total 2,4 millions d’euros d’indemnités aux salariés licenciés sans proposition de reclassement.

Une telle décision a un parfum de revanche pour les salariés qui ont pu aller jusqu’au bout de cette bataille juridique.

Le groupe Alcan devenu Constellium Extrusions France prétend ne pas avoir les moyens de payer.

Le site de Ham a été revendu mais ses anciens propriétaires se sont transformés en un des plus grands groupes spécialisés dans l’aluminium pour l’aéronautique.

Il a de quoi payer.

Aisne

Chauny : les retraités dans la rue

Brève
09/10/2019

À Chauny, le 8 octobre, cent soixante personnes ont protesté contre la réduction du pouvoir d’achat des retraités à l’appel de huit organisations syndicales.

Ils ont exprimé leur ras le bol de retraites qui ne permettent pas de s’en sortir d’autant que leur montant est pratiquement bloqué depuis des années.

Ce combat est le même que celui du monde du travail confronté aux attaques du gouvernement et du patronat.

Suicide d'une directrice d'école

Une juste colère des salariés de l'Éducation

Brève
05/10/2019

À Lille, comme dans d’autres villes, de nombreux salariés d'écoles primaires et maternelles ont fait grève ce jeudi 3 octobre. Des manifestations ont eu lieu, devant l’hôtel académique ou dans le centre-ville de Lille.

La tristesse s’y exprimait mais aussi la colère, suite au suicide sur son lieu de travail de Christine Renon, directrice d’une école maternelle de Pantin. Les grévistes ont voulu montrer leur indignation et protester contre les conditions de travail de plus en plus difficiles dans les écoles, les collèges et les lycées.

Face à ces difficultés, il n’y a pas d’autres solutions que d’embaucher largement : des secrétaires, des assistants, des agents, des enseignants. Pour financer, il faudra prendre sur les profits des parasites capitalistes, car ce sont eux qui pompent l’argent de la collectivité, aidés par tous les gouvernements qui claironnent que tout va bien…

Droit à l’avortement

Lille, rassemblement samedi 28 septembre

Brève
28/09/2019

A l’initiative du Planning Familial, une centaine de personnes se sont rassemblées pour la défense du droit à l’avortement à Lille, sur la place du Vieux Marché au Chevaux.

Partout dans le monde, le droit à l’avortement est attaqué. En France, si le droit à l’IVG existe dans le texte, dans la réalité celui-ci est entravé. Les différents gouvernements qui se sont succédé ont mené des politiques de santé visant à fermer les petits hôpitaux de proximité, des services entiers dans les centres hospitaliers. Cette politique de réduction des moyens pour l’hôpital public a eu également pour conséquence la fermeture de centres dans lesquelles l’IVG était pratiquée.

De plus, avec la montée des idées réactionnaires, de plus en plus de médecins font valoir la clause de conscience, faisant ainsi obstacle à une droit reconnu par la loi.

Enfin, les démarches administratives sont véritablement trop longues par rapport aux délais de l’IVG, si bien que plusieurs milliers de femmes ont été contraintes d’avorter à l’étranger, pour celles qui en ont les moyens.

Les raisons ne manquent pas de continuer à se mobiliser pour que l’avortement ne soit pas un droit « creux », inscrit dans la loi mais de moins en moins dans la réalité.