Lycée Romain Rolland - Amiens (Somme)

Grève le jour de la rentrée

Brève
06/11/2020

Lundi matin 2 novembre à 8H30 la quasi totalité des professeurs se sont mis en grève pour réclamer le dédoublement des classes afin de pouvoir respecter la distanciation dans les salles qui ne peuvent pas être toujours aérées.

Ils réclamaient aussi un hommage collectif dans la cour pour leur collègue assassiné, ce que le ministre voulait remplacer par une minute de silence dans chaque classe, avec un seul professeur face à sa classe.

Dès le lendemain les classes étaient dédoublées. La direction a également cédé pour un hommage collectif.

 

 

Xella - Saint-Saulve (Nord)

Grève pour les salaires

Brève
06/11/2020

Dans cette usine de construction de structures en béton, c’est la volonté de la direction de baisser les salaires qui a déclenché la grève de dizaines de salariés, jeudi 05 novembre.

C'est notamment la prime de technicité (1,50 euros par heure travaillée) et le paiement de la pause qui sont remis en cause. La direction semble même envisager des postes de 8 heures... sans pause!

Avec plus de 95 sites répartis dans 25 pays, Xella est un des leaders mondiaux dans son domaine. Et l'argent ne manque pas puisqu'il avale petit à petit ses concurrents tout en arrosant ses actionnaires ! En France, le groupe s'est taillé un quasi-monopole.

Les travailleurs qui font tourner les sites de production sont confrontés à des conditions difficiles : port de charges lourdes, poussière de silice, travail en extérieur l'hiver ou en intérieur à des températures élevées. Les effectifs sont sans cesse amputés au point que la maintenance préventive des machines n'est même plus effectuée : si ça casse, ça casse.

Le ras-le-bol monte depuis longtemps et cette fois-ci, la direction est allée trop loin et ça ne passe pas. Avec cette première grève sur le site, largement suivie, les travailleurs en grève sont bien décidés à ne pas se laisser faire !

Clinique Saint-Claude – Saint-Quentin (Aisne)

Colère contre la fermeture annoncée

Brève
05/11/2020

Le personnel de la maternité proteste contre la fermeture de la maternité prévue le 30 novembre et apprise par voie de presse.

Beaucoup, parmi les sages-femmes, infirmières, auxiliaires et autre personnel, travaillent à la clinique depuis 30 ans, date de l'ouverture de la clinique.

La clinique est proche du quartier populaire Europe et il n'est pas rare que des femmes y viennent à pied. Une pétition a rapidement été signée par plus de 2000 personnes.

Alors que la direction du groupe Elsan à qui appartient la polyclinique prétend fermer faute de médecins, le collectif mis en place affirme que la direction a fait le choix de ne pas embaucher comme salariés deux médecins.

Les 31 personnes qui travaillent dans ce service n’ont aucune certitude d’être reprises à la maternité de Saint-Quentin d'autant que l’augmentation du nombre de lits dans cette maternité ne correspond pas à celui des lits fermés.

Le personnel a bien raison de dénoncer ce groupe qui préfère racheter d’autres structures, à la recherche de plus rentabilité, sans se soucier du personnel et des femmes qui accouchent.

Non à la fermeture !

Clinique Saint Claude – Saint-Quentin (Aisne)

Fermeture confirmée de la maternité et inquiétude à l'hôpital

Brève
30/10/2020

La fermeture de la maternité privée Saint-Claude de Saint-Quentin a été confirmée.

La direction le justifie en invoquant le fait qu'il serait impossible de recruter suffisamment de gynécologues-obstétriciens.

Les futures mamans seront accueillies à l’hôpital public de la même ville où la maternité a déjà commencé à s’agrandir.

Mais pour l’instant, s’il y a des places disponibles supplémentaires, il n’y a pas suffisamment de personnel.

Alors malgré les assurances de la direction de reprendre les effectifs du service de la clinique, l’arrivée des accouchements traités auparavant par la clinique, inquiète le personnel.

Dunlop-Goodyear - Amiens (Somme)

La direction veut imposer des horaires déments

Brève
25/10/2020

Prétextant la baisse des ventes et en évoquant comme une menace les fermetures d’usines des concurrents du groupe, la direction de l’usine a annoncé le retour au très éprouvant système des 4x8.

Depuis deux ans, les ouvriers étaient en 5x8 en travaillant deux jours du matin, deux jours de l’après-midi et deux jours de nuit, avant de disposer de 4 jours de repos.

En 4x8, ils travailleraient toujours 6 jours de suite, mais n’auraient plus que deux jours de repos, voir moins et n’auraient un week-end complet avec leur famille qu’une semaine sur 6.

Ces horaires plus contraignants que les actionnaires de la multinationale du pneu veulent imposer afin d'accroitre encore leurs bénéfices, suscitent un fort mécontentement chez les travailleurs.