Bridgestone - Béthune

Augmenter les profits des trusts ou sauver les travailleurs ?

Brève
21/10/2020

Le gouvernement, qui se dit « en désaccord total » avec la fermeture de l’usine Bridgestone à Béthune, a présenté lundi 20 octobre « son projet industriel », comme l’appellent ministres et élus locaux : 100 millions d’euros pour « sauver environ 500 emplois » et « rendre l’usine viable » - comprenez rentable pour les actionnaires ! Tout bénéfice pour un groupe qui est riche à milliards. La direction de Bridgestone se fait prier, mais tout cela va dans son sens puisqu’il s’agit de renforcer l’exploitation des travailleurs avec l’argent de l’État… Comme d’habitude en somme !

Aux travailleurs, ministres et élus ne proposent que des sacrifices : 300 ou 400 emplois en moins, et des efforts de productivité importants, comme en Italie, à Bari en 2013, où la production a été maintenue avec plus de 300 travailleurs en moins, un salaire diminué de 20% à 40% et des conditions de travail beaucoup plus dures. Or, les conditions de travail sont déjà très pénibles et les aggraver en baissant encore les salaires est inacceptable.

Le seul avenir que nous proposent tous ces politiciens : être chômeurs ou être travailleurs pauvres. Il n’est pas sûr que les travailleurs acceptent cette politique pour les actionnaires !

Valéo – Amiens (Somme)

Des suppressions de lignes

Brève
21/10/2020

Vendredi 16 octobre, la direction annonçait la suppression de 8 lignes de production sur 39 et le déménagement de la production du bâtiment des embrayages-poids lourds dans les ateliers embrayages-automobiles.

Les salariés redoutent que cela entraîne des suppressions de postes.

Un « accord de performance » est mis en place en ce moment même pour que les travailleurs acceptent une diminution de 10 % des « coûts salariaux » en échange de la promesse … de ne pas supprimer d’emplois !

Cette réduction se ferait, entre autres, à travers le blocage des salaires pendant deux ans.

Les bénéfices de 2019, même en baisse de 43%, s’élèvent à 313 millions d’euros.

Cet argent, et celui encaissé depuis des années par les actionnaires, doit servir à verser des salaires décents et à maintenir l’emploi !

Migrants Calais

Une mort prévisible

Brève
19/10/2020

Lundi 19 octobre, avait lieu à Calais, un rassemblement en hommage au migrant retrouvé la veille, mort noyé, sur la plage de Sangatte. Les tentatives désespérées des réfugiés de traverser la Manche sur une embarcation de fortune, malgré les risques, se sont multipliées cette année.

Cette mort à nos portes nous rappelle l’ignominie de la politique répressive de la France, comme des autres grandes puissances, contre les réfugiés qui veulent rejoindre leurs proches en Angleterre, et tout simplement vivre.

Ouvrir les frontières et les accueillir dignement, c’est le seul moyen d’arrêter cette barbarie.

Travailleurs sans-papiers – Beauvais (Oise)

Une seule classe ouvrière !

Brève
12/10/2020

Depuis le 17 septembre, des marches de sans-papiers, parties des quatre coins du pays, convergent vers Paris pour faire reconnaître les droits des migrants et des sans-papiers.

Lundi 12 octobre, ils ont fait étape à Beauvais et ont été accueillis place de l'Hôtel de ville sous l’égide de « Solidarité Migrants Oise ».

Venus de pays devenus invivables, ayant traversé les pires horreurs pour trouver un endroit où vivre et travailler en paix, ceux qu'on appelle les migrants servent ici de main d’œuvre exploitable à merci par un patronat sans scrupule, dans la restauration ou le bâtiment.

Leur lutte est celle de tous ceux qui ont conscience que la force de la classe ouvrière, constituée depuis ses origines de migrants, dépend de sa capacité à rester unie et solidaire au-delà de ses différences.

Hôpital de Beauvais (Oise)

Grève à la Réa

Brève
12/10/2020

Les infirmières et les aides-soignants de la Réanimation sont en grève depuis un mois.

Toute la matinée du lundi 12 octobre, elles étaient devant l’hôpital, avec tracts et banderoles, pour s'adresser à leurs collègues et à la population

Depuis le début de la pandémie, le gouvernement n'a absolument rien fait : ni embauches, ni moyens matériels, ni revalorisations salariales. Rien d'autres que les contes pour enfants du Ségur de la santé.

Oui, ceux qui expriment leur mécontentement sont sur la bonne voie.

L’idée d’entamer la lutte tous ensemble finira par faire son chemin.