Maubeuge

Macron n’était pas le bienvenu !

Brève
10/11/2018

« Vous n’êtes pas le bienvenu, monsieur Macron ». C’est ce que Macron a pu entendre à l’usine MCA de Maubeuge où il était venu parader, jeudi 8 novembre, au côté du Pdg de Renault, Carlos Ghosn. C’est aussi ce qu’ont tenu à lui dire plusieurs centaines de travailleurs des usines ou des services publics de la ville et des environs qui, au même moment, ont défilé dans le centre-ville de Maubeuge après avoir été bloqués, dans un premier temps, par un cordon des forces de police.

Les manifestants étaient contents d’avoir pu exprimer leur rejet de toutes les attaques anti-ouvrières, menées par le gouvernement au service des plus riches et par le patronat qui augmente ses profits en détruisant massivement les emplois et en tirant tous le salaires vers le bas.

ArcelorMittal Dunkerque

la mobilisation des pompiers a payé

Brève
08/11/2018

Les pompiers du site sidérurgique ArcelorMittal de Dunkerque étaient 75 en 2008. Ils sont seulement 29 en CDI et il y a 14 intérimaires et 3 contrats de qualification. Cela sur un site classé Seveso haut ! Aussi, ils se sont mobilisés ces derniers jours et ils ont obtenu qu’à terme, il y ait 9 pompiers en CDI sur chacune des cinq équipes, par l’embauche des intérimaires et des contrats de qualification à l’issue de leur formation. Ils ont obtenu aussi la remise en état des locaux du centre de secours et la création d’un réfectoire, la fourniture d’équipement pour la totalité des intérimaires…

La mobilisation des pompiers a payé et c’est un encouragement pour tous les travailleurs du site.

Ascoval (Saint Saulve)

Les travailleurs face au rapace Vallourec

Brève
26/10/2018

Ce vendredi matin, plusieurs dizaines de salariés de l’aciérie Ascoval située à Saint-Saulve ont bloqué le site de production de tubes Vallourec d'Aulnoye-Aymeries, à 30km de là. La multinationale Vallourec, propriétaire à 16% de l'aciérie de Saint-Saulve s'oppose actuellement au plan de reprise du site par un énième candidat potentiel.

Malgré les milliards d'euros de dividendes versés aux actionnaires ces dernières années et un chiffre d'affaire en hausse, Vallourec refuse d’investir quoi que ce soit pour l'avenir du site de Saint-Saulve, ce qui le menace de fermeture.

L’État, actionnaire et complice de Vallourec à qui il ne veut surtout rien imposer paiera-t-il l'addition à sa place, sur le compte de l'argent public ? Dans tous les cas, en ciblant Vallourec, les travailleurs s'en prennent au vrai responsable et profiteur de la situation. Leurs collègues du site d'Aulnoye-Aymeries, dont les effectifs ont fondu ces dernières années en savent quelque chose.

Face aux capitalistes sans scrupules, les travailleurs ne peuvent compter que sur leur lutte.

11 novembre

Vouloir nous faire pavoiser c’est vouloir nous préparer à y retourner

Brève
09/10/2018

Le préfet du Nord-Pas de Calais relayé par l’association des maires du Pas-de-Calais appelle les habitants à pavoiser leur maison à l’occasion du 11 novembre, date de la signature de l’armistice qui suivit la défaite de l’armée allemande.

La zone qui a servi de champ de bataille reste encore aujourd'hui marquée par la guerre,les villages détruits, la population évacuée, les terrains minés semés de mort…

Au nom de la défense de la patrie symbolisée par le drapeau national, les gouvernements ont imposé aux soldats et aux populations ces sacrifices. Et pourtant les soldats du monde entier ne se sont pas battus pour eux-mêmes, pour la protection de leur famille. Non, ils se sont battus pour les intérêts d’une minorité de capitalistes en concurrence entre eux, prêts à utiliser leur Etat respectif pour assurer la pérennité de leur profit.

Alors pavoiser n’est pas une façon de « témoigner du vivre ensemble » ou de « rendre un bel hommage à nos poilus » selon les termes de l'appel. C’est une façon de tenter de mettre la population derrière la défense des intérêts de sa bourgeoisie comme il y a 100 ans pour mieux préparer les esprits à leur emboiter le pas aujourd'hui.

Licenciements chez Happychic : les Mulliez doivent payer

Brève
05/10/2018

Depuis plusieurs semaines, la direction d'Happychic (les magasins, entrepôts et bureaux de Brice, Jules et Bizbee) a annoncé le licenciement de 466 travailleurs sur les 3190 du groupe.

La direction prétend qu'il y aurait « trop de concurrence dans le secteur de l'habillement ». Ce n'est en aucun cas une raison de jeter des travailleurs à la rue. Happychic appartient à la famille Mulliez, dont la richesse a doublé en 10 ans pour passer à une fortune de 38 milliards d'euros. Cet argent, ce sont, entre autres, les travailleurs d'Happychic qui l'ont créé.

Dans tout le secteur de l’habillement, des patrons richissimes licencient en masse. Eux, leur fortune progresse, passe d’un secteur à l’autre sans problèmes, faisant des dégâts partout. La seule chose que ces brigands n’auront pas volé, c’est quand les travailleurs en colère viendront collectivement réclamer des comptes et les faire payer.