Clarebout Potatoes, Warneton (Belgique)

Des bénéfices mortels

Brève
31/10/2017

Un ouvrier est mort mardi 24 octobre, écrasé par le contrepoids d'un engin élévateur. Cet accident mortel a soulevé l'indignation parmi ses camarades de travail. Ils ont refusé de reprendre le travail et ont occupé le site jusqu'au lendemain soir.

C'est le second accident mortel en moins de deux ans chez ce fabricant de frites surgelées. Une ouvrière est décédée en avril 2016 sur un autre site.

Les travailleurs témoignent et dénoncent les multiples dangers vécus au quotidien : chutes sur des sols glissants et jamais nettoyés, installations électriques exposées à la pluie... et le manque d’entretien général.

Ce patron est prêt à sacrifier la vie de ceux qui font sa fortune. En 2016, pour environ 360 salariés, les bénéfices après impôts ont dépassé 173 000 euros par salarié, plus de 4 fois la paye !

Par leur mouvement de grève les travailleurs ont obligé la direction à signer un ensemble de mesures de sécurité. Et loin de lui faire confiance, ils ont décidé de rester vigilants et de contrôler l'application de ces mesures.

Coca-Cola Socx

Coup de semonce contre les suppressions de postes

Brève
25/10/2017

Contre la suppression de 128 emplois en France et de 40 postes à Socx, près deDunkerque, (sans compter les 23 départs en retraite non remplacés), les travailleurs de l’usine Coca-Cola se sont mis en grève le jeudi19 jusqu’au dimanche 22 octobre. Ils ont affirmé qu’il n’était pas question pour eux de se laisser faire par ce trust richissime qui compte réaliser 35 millions d’euros de bénéfices cette année sur l’usine.

Coca-cola a tous les moyens de maintenir les emplois. Pas de suppressions d’emplois, répartition du travail sans perte de salaire !

Alstom Petite-Forêt

Les travailleurs ne doivent compter que sur leur force collective

Brève
29/09/2017

Bruno Lemaire, le ministre de l’économie et des finances, est venu à Alstom à Petite-Forêt. Il voulait rassurer les salariés quant à l’avenir des emplois, suite à la fusion avec Siemens.

Ça a déjà mal commencé, car la police a d’abord évacué de façon musclée des militants CGT qui manifestaient devant l’usine… Quant à Bruno Lemaire, il a parlé de la création d’un groupe de surveillance qui suivrait l’affaire au bout des 4 ans où le groupe promet de ne pas supprimer d’emplois. C'est tout sauf une garantie sérieuse !

Que les patrons soient français, allemands ou que ce soit l’État, les travailleurs ont toutes les raisons d’être méfiants. Et ensemble, des deux côtés de la frontière, ils ne doivent compter que sur leur force collective pour défendre ensemble leurs emplois.

Hem

Grève à Dispeo

Brève
16/07/2017

Jeudi 13 juillet, une majorité de travailleurs de Dispeo se sont mis en grève. Un piquet de grève à Hem a perturbé jusque 20h40 les entrées et sorties de camion.

La direction de cette entreprise de logistique, issue du groupe 3 Suisses, leur avait proposé une augmentation de… 0 %. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder la colère, les travailleurs exigeant entre autres des augmentations de salaires.

Et il y a de quoi les augmenter, l'entreprise appartient actuellement à une famille multi-milliardaire, la famille Otto !

Toyota

Enfin des augmentations de salaires !

Brève
16/06/2017

Mercredi 14 juin, l'assemblée générale des actionnaires de Toyota a voté l'augmentation du plafond des rémunérations de la direction du groupe.

Jusque-là, les 9 dirigeants ne pouvaient toucher ensemble « que » 13 millions d'euros par an. Désormais, ce sera 32 millions, soit la coquette somme de 3,5 millions d'euros en moyenne, par dirigeant et par an. Et ça ce n’est le pourboire que le groupe verse aux 9 dirigeants, les actionnaires touchent bien plus !

C'est sur le travail et les bas salaires des centaines de milliers d'ouvriers de Toyota dans le monde, ici à Valenciennes, ailleurs de la Russie à la Turquie en passant par l'Inde ou le Japon, que les actionnaires et les dirigeants de ce groupe s'engraissent.