Bosch – Beauvais (Oise)

Bosch enfin condamné !

Brève
10/10/2020

Après 8 ans de procédure, les 396 anciens salariés de Bosch-Beauvais ont enfin obtenu la condamnation de leur employeur au titre du préjudice d’anxiété.

Les 8000 euros qu’ils ont obtenus n’effaceront pas les années d’exposition à la poussière d’amiante des plaquettes de freins fabriquées à Beauvais.

Ils ne supprimeront pas le risque permanent de succomber, comme déjà plusieurs collègues, au cancer de l’amiante.

Mais cela reste une victoire matérielle et morale obtenue par la détermination des anciens de Bosch à faire reconnaître leurs droits.

Auchan - Amiens (Somme)

Auchan licencieur, Mulliez rapace

Brève
10/10/2020

Jeudi 8 octobre et Vendredi 9, les salariés des entrepôts logistiques et de l’hypermarché ont filtré les accès.

Ils se sont adressé aux clients pour dénoncer les 54 emplois menacés en Picardie et les 1475 dans tout le pays.

Pour le premier semestre 2020, les bénéfices du groupe atteignent 1,24 milliards d’euros et ont progressé de 15%.

Auchan, c’est la famille Mulliez, 5ème fortune de France, à la tête de dizaines d’enseignes de distribution du pays.

Sa fortune est évaluée à 37 milliards d’euros : la paye, toutes charges comprises, de près de 4000 personnes pendant 10 ans !

Pour maintenir les emplois, c’est dans leurs coffres qu’il faudra puiser !

EHPAD KORIAN "Le Halage" - Bruay-sur-l'Escaut

Les gangsters de "l'or gris"

Brève
10/10/2020

Depuis plusieurs mois, la direction de l'EHPAD KORIAN de Bruay-sur-l'Escaut mène la guerre pour tenter d'empêcher la colère des agents de s'exprimer. Ces derniers, ainsi que les résidents, ont payé très cher le retard avec lequel la distribution des masques et moyens de protection a été organisée au début de l'épidémie.

Le bilan se chiffre à plus d'une dizaine de décès liés au COVID et une majorité du personnel contaminé. Les choix de la direction ont été constamment dictés par la recherche de bénéfices, même au plus fort de l'épidémie. Et cela ne peut que choquer, jusqu'aux familles des résidents, qui payent pourtant leurs chambres au prix fort !

Alors la direction ne recule devant rien pour tenter d'étouffer le mécontentement : constitution de dossiers bidons pour licencier les militants syndicaux, intimidations, double discours, culpabilisation, coups tordus... Pourtant confrontés depuis longtemps à une gestion autoritaire, beaucoup d'agents n'imaginaient pas une telle violence. C'est à ce prix-là que les actionnaires du groupe comme le Crédit Agricole ou Malakoff Médéric comptent bien continuer à s'enrichir en imposant des conditions de vie et de travail abominables. Heureusement, les agents qui se sont mis en grève pour la première fois au mois de mai, puis à nouveau au mois de juin, ne comptent pas se laisser faire !

EPSM - Saint-André-lez-Lille

Soudés face au Ségur de la division

Brève
08/10/2020

Jeudi 8/10, plus d'une cinquantaine d'agents de l'EPSM (Établissement Public de Santé Mentale) se sont réunis et ont manifesté leur colère face à la situation de l'hôpital et au sujet des augmentations de salaire annoncées par le gouvernement.

En tête de cortège, les agents de la Maison d'Accueil Spécialisée qui, étant considérés comme personnel médico-social, n'ont pas le droit à la revalorisation de salaire. Avec 30% des agents touchés par le COVID et 2 patients décédés, ces travailleurs de la première ligne ont été "oubliés" par le Ségur de la santé.

A leurs côtés, d'autres agents, qui pour une raison ou une autre sont eux aussi floués. Certains sont tombés malades du COVID pendant la première vague et verront par exemple leur prime annuelle amputée. D'autres sont venus par solidarité envers leurs collègues.

Mais surtout, le fait de réagir face au mépris de la direction et du gouvernement était dans toutes les têtes. Plusieurs agents ont pris la parole au mégaphone pour exiger la même prime pour tous, le même salaire pour tous et la fin des divisions volontairement entretenues par une société qui veut gérer les hôpitaux comme on gère un casino. Après avoir crié leur colère sous les fenêtres de la direction et dans le centre-ville, les agents se sont fixés rendez-vous pour les combats à venir !

Mobilisation chez Décathlon Jetlane (Lille)

Brève
07/10/2020

Plusieurs dizaines de travailleurs sur les 170 que compte l'usine de fabrication de vélos, situé sur le "B'twin village" à Lille, ont fait grève mercredi 7 octobre à l'appel de la CGT.

La famille Mulliez, propriétaire de Décathlon, refuse de payer les 3 jours de carence en cas d'arrêt maladie, paiement pourtant prévu dans la convention collective de la Métallurgie.

Les travailleurs ont dénoncé aussi la faiblesse des salaires, les pressions, les CDD qui s'enchainent sans embauche en CDI.

Ils ont reçu le soutien de militants du groupe PSA, de Toyota, de la sidérurgie...

Une mobilisation réussie, et qui en appelle d'autres. Les ouvriers en grève le 7 octobre ont tous conscience que, même pour faire respecter la loi, seul le rapport de force compte !