Bridgestone Bethune

Non à la fermeture de Bridgestone, non aux licenciements

Brève
05/10/2020

Des millions de subventions à l’usine de Béthune, des milliards de profits pour le groupe et l’annonce de la fermeture de l’entreprise pour l’an prochain. Suite à ce scandale, ce dimanche 3 octobre au matin, environ 1400 personnes ont défilé, de l’usine à la mairie de Béthune. Une manifestation sans banderoles syndicales ni politiques à la demande du maire qui avait appelé à ce rassemblement avec le soutien de tous les syndicats de l’entreprise.

Beaucoup de salariés et leurs familles étaient dans le cortège et en passant devant l’usine ont pu saluer une cinquantaine de salariés au travail qui étaient sortis dans la cour.

863 licenciements rien qu’en comptant les CDI de l’usine c’est quand même un gros coup sur la tête. Même si la direction entretenait cette menace de fermeture depuis des années, aucune information n’avait fuité dans l’usine dernièrement.

Depuis des années les salariés de l’entreprise subissent des pressions continues pour accepter de nouveaux sacrifices de salaire et des conditions de travail dégradées mais ils ont su aussi résister. Il y a deux ans, utilisant le chantage à l’emploi, la direction avait organisé un référendum sur le passage de 5 à 3 équipes de travail ce qui se traduisait par une baisse de la paye et du travail en plus. La majorité des travailleurs avaient dit non.

Ce n’est pas évidemment pas ce refus qui a provoqué la fermeture de l’usine quoiqu’en ait dit le directeur.

Les ministres et les dirigeants politiques locaux ont tous dénoncé la Direction de Bridgestone et sans rire, Xavier Bertrand a affirmé qu’il était prêt à intervenir à tous les niveaux y compris au Japon s’il le fallait. Mais les illusions qu’ils veulent semer n’accrochent pas vraiment dans l’usine.

Pendant ce temps-là, alors que la direction a annoncé qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision, dans l’entreprise des négociations ont été immédiatement ouvertes et devraient durer 5 mois. Elles seront suivies, pour tenter de leur donner une espèce de crédibilité, par un cabinet d’expert nommé par le gouvernement. Ce n’est évidemment pas ces négociations qui vont sauver les emplois

Alors pour le moment des syndicalistes et tous les dirigeants politiques locaux disent aux travailleurs qu’il faut attendre ce qui sortira de ces négociations.

Mais ça n’est pas sûr que les travailleurs acceptent d’être lanternés longtemps avec des miettes et des « peut-être » ! Pas sûr non plus que les salariés et leur famille qui ont répondu présent à l’appel de cette manifestation et étaient contents d’être nombreux acceptent de défiler toujours en silence !

Les travailleurs de cette entreprise ont su résister à plusieurs reprises aux mauvais coups du patron et ils n’ont pas dit leur dernier mot.

Calais AESH

Victoire pour les AESH

Brève
04/10/2020

Au collège Martin Luther King, les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH), se sont mobilisés, aux côtés des autres personnels et parents d’élèves également indignés, contre une mesure qui leur imposait une permutation de postes entre collèges et écoles, un mois après la rentrée, au mépris de leur travail, mesure qui visait à leur infliger plus de flexibilité.

Le jeudi matin 1er octobre, Accompagnantes et Accompagnants ont fait grève tout en appelant à un rassemblement, avec le soutien des syndicats. Face à cette détermination, les autorités qui ont aussitôt reculé, en s’excusant de « dysfonctionnements », et en promettant à l’avenir plus de concertation : la plupart des AESH seront réaffectés à leur établissement antérieur.

Les Accompagnantes et Accompagnants, traités avec mépris par l’Éducation nationale qui ne leur octroie que des contrats partiels avec des salaires dérisoires, ont refusé d’être traitées comme des pions. Elles se sont fait respecter.

Mondelez (LU) - Jussy (Aisne)

Mobilisation pour le maintien des salaire et des emplois

Brève
01/10/2020

Les travailleurs ont installé une tente devant leur usine qui a été en partie détruite par un incendie.

Depuis que leur entreprise est à l’arrêt, ils sont au chômage partiel et demandent à être rémunérés à 100 %. Ils veulent aussi obtenir de la direction l’engagement du maintien de leurs emplois sur le site.

Les lignes de production qui fabriquent les produits phares de ce site, les gâteaux « napolitains », ont été détruites. Une partie de la production pourrait se faire ailleurs et les travailleurs craignent que la direction du groupe en profite pour fermer ces lignes à Jussy et de perdre ainsi leur emploi.

Les ouvriers ne doivent pas payer les conséquences de cet incendie d’autant que l’usine appartient au groupe Mondelez qui est florissant et a largement de quoi payer la reconstruction et maintenir les emplois.

Le mardi 6 octobre, les salariés d’autres usines du groupe sont appelés à venir les soutenir ainsi que tous ceux qui veulent affirmer leur solidarité.

 

Communauté d'Agglomération de la Porte du Hainaut

Non aux impôts supplémentaires, non à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

Brève
30/09/2020

C’est un jeu de dupes ! Le gouvernement supprime peu à peu la taxe d’habitation, réduit les dotations aux collectivités locales, mais exige que les communes, communautés de communes, départements et régions se débrouillent pour équilibrer leur budget !

C’est ainsi que la Communauté d'Agglomération de la Porte du Hainaut a voté une taxe pour l’enlèvement des ordures ménagères : de 100 à 300 € par an, à charge des locataires et propriétaires, quels que soient les revenus, même pour les chômeurs, même pour les ménages exemptés d’impôt direct.

Macron réduit les impôts pour tenter de faire oublier les milliards qu’il distribue aux actionnaires, pendant que le président de la CAPH, Aymeric Robin, membre du PCF, est amené à les augmenter… et soulever le mécontentement de la population !

Quelques ténors du PCF, Eric Renaud et Alain Bocquet – qui avait fait la bise à Aymeric Robin lors de son élection à la présidence – ont voté contre cette taxe… en sachant très bien qu’elle passerait, notamment avec les voix du PS et d’Anne-Lise Dufour, maire de Denain.

Bien sûr, le RN en la personne du conseiller municipal de St-Amand-les-Eaux, s’est jeté sur l’affaire avec une pétition dénonçant le « communiste Aymeric Robin », comme une mouche se jette sur la pourriture.

Oui c’est une situation bien pourrie, où les partis, soi-disant du côté des travailleurs, se chargent d’imposer à la population l’austérité voulu par le gouvernement. Ces partis socialistes et communistes conserveront des postes encore quelque temps, mais leur politique les discrédite et les électeurs s’en éloignent peu à peu. Et ce n’est pas le RN, qui défend le capitalisme, qui apportera une solution.

Contre la politique du gouvernement, contre la course au profit des actionnaires des grandes entreprises, contre les compromissions des élus soi-disant de gauche, contre l’extrême-droite, la seule solution, c’est une lutte de grande ampleur du monde du travail.

Calais

Un jeu de chaises musicales parfaitement inhumain

Brève
27/09/2020

Au collège Martin Luther King, les AESH, auxiliaires de vie scolaire, viennent d’apprendre que la quasi-totalité d’entre elles vont être réaffectées dans d’autres établissements dès le lundi 28. Ce serait des AESH du primaire qui occuperaient leur poste, tandis qu’elles-mêmes seraient dispatchées dans les écoles. Cette permutation serait due à des calculs visant à économiser des moyens en personnels.

En brisant le travail d’observation et de mise en place de pratiques des AESH, cette mesure sacrifie des enfants bénéficiant d’un suivi de la MDPH, institution d’aide au handicap, avec lesquels elles ont tissé des liens de confiance. Et cette mesure tombe après une longue période de confinement et pour certains de déscolarisation, et quatre semaines après la rentrée scolaire.

Les personnels du collège, qui travaillent au quotidien avec les AESH, voire depuis plusieurs années pour certains, sont révoltés par cette situation et ce manque de considération envers les AESH et leur travail. Ils leur apportent leur soutien et comptent bien ne pas laisser faire.