Débat des municipales à Lille par Sciences-Po

Entre défenseurs du capitalisme

Brève
26/02/2020

Un débat pour les élections municipales de Lille a été organisé mardi 25 février par Sciences-Po et diffusé sur plusieurs chaînes de télévision. La liste « Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs » avec sa représentante Nicole Baudrin n’y a pas été invitée.

Ce fut donc un débat entre partisans d’un ordre injuste, responsable de crises et de guerres, qui aspirent tous à servir le capitalisme.

Sciences-Po veut « former les futurs acteurs du pouvoir économique et politique », lit-on sur son site. Piétiner les droits élémentaires de la démocratie, en limitant le débat entre candidats aux élections, fait donc partie de la formation de ces « futurs acteurs du pouvoir ».

Quant à nous, nous appelons tous ceux que le capitalisme révolte, jeunes et moins jeunes, étudiants ou salariés à s’organiser et se préparer à renverser ce système sans avenir. Ce sera aussi le sens du vote pour les listes « Lutte ouvrière - Faire entendre le camp le camp des travailleurs » le 15 mars 2020.

Et nous vous invitons à participer à la réunion publique de Lutte Ouvrière à Lille, mercredi 11 mars à 20h, salle du Gymnase place Sébastopol, où l’entrée est libre.

Macron à AstraZeneca

Loin des manifestants, tout près du capital

Brève
21/01/2020

Macron est venu lundi 20 janvier à Dunkerque comme le porte-parole de l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca qui dit vouloir investir dans de nouvelles lignes de production 200 millions d’euros en cinq ans et embaucher une centaine de personnes.

Il a expliqué d’où vient toute une partie de cet argent en vantant les mesures gouvernementales de baisse de la fiscalité et de subventions diverses au patronat. AstraZeneca en a été, dès son implantation en 1993 dans la zone d’entreprise défiscalisée, un bénéficiaire avide puisqu’à l’époque chacun des emplois créés lui rapportait 607 000 euros par an en baisse d’impôt, selon un rapport officiel.

Pendant que Macron faisait le job de président des patrons dans une usine transformée en bunker, plusieurs centaines de manifestants syndicalistes, gilets jaunes et avocats manifestaient contre sa politique. Ils furent toute la matinée tenus loin de l’usine par des policiers en grand nombre qui les repoussèrent à plusieurs reprises et les contrôlèrent.

Même les journalistes présents à la cérémonie ne purent poser des questions à Macron. Rien ne devait gâcher cette rencontre avec les grands patrons qu’il sert.

Toyota-Onnaing

L’autre face du miracle Toyota

Brève
17/01/2020

Un nouveau véhicule à Onnaing ! 400 CDI en plus ! Magnifique ! Pourtant le bilan publié de Toyota-Onnaing est déficitaire ? Et l’annonce n’a pas été accueillie par des applaudissements dans les ateliers !

C’est que le « miracle » Toyota repose sur une exploitation féroce des ouvriers. Un véhicule toutes les 57 secondes ça veut dire de violentes tendinites après trois mois de travail, le dos cassé, l’épuisement chaque jour.

C’est aussi des salaires au rabais, inférieurs au chômage touché en Belgique. Et le licenciement de travailleurs usés après 10 ans de travail…

En mettant artificiellement l'usine en déficit, les actionnaires de Toyota se sucrent aussi en évitant l’impôt sur les bénéfices et la prime de participation due aux travailleurs.

Et cerise sur le gâteau, Toyota s’est ainsi payé une publicité gratuite dans la presse et à la télévision !

Réunion publique LUTTE OUVRIERE à Lille, Vendredi 17 janvier à 20 h

Brève
13/01/2020

salle du Gymnase,

place Sébastopol à LILLE

Métro République

"Comment les militants ouvriers révolu-tionnaires du 19ème siècle ont permis la formation du prolétariat en une classe sociale consciente. Ces militants contestaient le pouvoir économique de la bourgeoisie au travers des syndicats, des grèves. Et ils menaient aussi le combat politique, au travers des élections pour que la classe ouvrière conteste le pouvoir de la bourgeoisie sur la société. "

Entrée libre

Illustration: Henri Carette, maire socialiste de Roubaix, dans son estaminet (en haut à droite on distingue le portrait de Louise Michel).

Très jeune, Henri Carette travaille en tant qu’ouvrier tisserand. Rapidement militant syndicaliste puis politique, il est licencié. Aucun patron ne voulant de lui, il ouvre un estaminet pour pouvoir vivre.
En 1892, à Roubaix, les ouvriers révolutionnaires du Parti Ouvrier remportent les élections municipales. 22 des conseillers municipaux tiennent également des estaminets, ce qui est la marque des militants ouvriers licenciés.

La Poste – PIC de Lille – Lesquin (59)

5 décembre : les postiers dans la grève et la manifestation

Brève
09/12/2019

Différents services de la PIC (Plateforme Industrielle de Courrier) de Lesquin, ainsi que des postiers de différents service de Lille et des environs, ont défilé lors du cortège contre la nouvelle réforme des retraites du gouvernement Macron.

Alors qu'à la Poste, les conditions de travail se dégradent à chaque réorganisation, avec des services en sous-effectif, et ce, pour un salaire à peine au-dessus du SMIC, et des départs en retraites en dessous de 1 000 euros, la nouvelle réforme de retraite ne passe pas.

C'est lors d'une heure d'information syndicale, qu'une petite équipe a décidé de se mettre en grève le 5 décembre et d'aller en manifestation. Conscients que c'est le nombre qui fait le rapport de force, ils sont allés discuter avec les autres collègues des différents sites. Pendant 2 semaines, les discussions allaient bon train sur les salaires trop bas et le besoin imminent d'embaucher en CDI les collègues en contrats précaires. Comment avoir une retraite décente sinon ? Les postiers déjà décidés à faire grève ont convaincu les hésitants à participer et à s'organiser pour participer au cortège. Le fait de défiler en postier : « même manteau, même patron » a permis de mettre en avant que malgré les multiples divisions de services (facteurs, tri, collecte...), c'est tous ensemble qu'on veut se battre, avec les cheminots, les travailleurs de la santé et l'ensemble des travailleurs.

Certains pour la première fois, se sont retrouvés au défilé, fiers et enthousiastes d'être présents, au milieu d'autres travailleurs du privé et du public. La PIC a obtenu un taux record de grévistes, et certains services ont atteint quasi 100% de grévistes.

Une assemblée générale d'une cinquantaine de grévistes s 'est tenue à la fin de la manifestation, le constat étant la réussite de cette journée et la nécessité de reconduire une grève, mais avec encore plus de collègues.