New Look Calais

Les salariés licenciés déterminés à faire payer la direction

Brève
27/06/2019

La liquidation judiciaire des magasins New Look en France a été prononcée mercredi 26 juin et les 400 employés dont 350 en CDI se retrouvent sans emploi. Le groupe britannique de prêt-à-porter, après avoir installé des magasins dans le monde entier, a fait le choix de fermer ses boutiques en France – dont celle de Calais qui emploie 13 salariés – après l’avoir fait en Chine, Pologne et Belgique.

Depuis vendredi 21 juin à la cité Europe de Calais, des employés occupent le magasin jour et nuit, révoltés par une direction qui va les licencier en juillet avec un « accompagnement misérable », alors qu’elle vient d’empocher un million d’euros au titre du CICE, et que pendant des années c’est sur leur travail qu’elle a fait du profit.

Ulcérés d’être traités sans respect, les employés de Calais ont cherché et trouvé, par voie de tracts et de pétitions, la solidarité de la clientèle et des employés de la galerie. Ils ont créé des liens avec les autres boutiques du pays également occupées. Ils veulent obtenir des indemnités financières qui ne soient pas ridicules comme celles proposées (2 000 € pour 10 ans d’ancienneté). New Look, soutenu par un fonds d’investissement Sud-africain, est un groupe richissime et il doit payer. Leur colère, comme leur mobilisation, est salutaire.

Durisotti (Sallaumines)

La lutte paie

Brève
24/06/2019

Mercredi 19 juin, 80 % des salariés mais presque 100 % des ouvriers du carrossier industriel Durisotti se sont mis en grève reconductible. La production était totalement à l'arrêt.

Liberty House (et sa maison-mère, GFG Alliance, qui ont racheté Durisotti cet hiver pour une bouchée de pain, sans même payer les arriérés de dettes aux fournisseurs) proposait 0 € d’augmentation et voulait imposer la modulation des horaires.

Les salariés ont fait grève pour une augmentation de 50 € pour tous ; au bout de 4 jours de grève, le patron a cédé 40 € net d’augmentation uniforme de salaire, un plus de 13 € sur les tickets-resto et paie les jours de grève. C’est une victoire pour les travailleurs, ils ont voté la reprise.

La grève, c’est l’arme des travailleurs.

Ilévia

Transports « publics » à Lille : les actionnaires nous roulent !

Brève
24/06/2019

Ilévia (ex-Transpole) augmente ses tarifs au 1er août, comme elle l’avait déjà fait l’an dernier. L’entreprise, filiale du trust Keolis, après avoir réduit les dessertes de bus et installé de coûteux portiques, continue de faire les poches des passagers.

Avec la crise de l'économie capitaliste, tous les gouvernements ont coupé dans les budgets de tout ce qui concernait le public et ils ont fait cadeau aux capitalistes de pans entiers des services à la population. Au lieu d’être organisés pour réduire la pollution et faciliter le transport de tous, les transports publics ont été livrés aux appétits des actionnaires, qui n'ont comme seul objectif : augmenter leurs profits toujours plus et par tous les moyens.

Le capitalisme, par sa recherche du profit, pollue et appauvrit toute la société.

SNCF

Salariés et voyageurs paient la politique des suppressions de postes

Brève
24/06/2019

La presse s'est fait l’écho du « gros mal-être » des cheminots du Nord et du Pas-de-Calais : des files qui n’en finissent plus aux guichets, des agents alpagués et débordés…

Année après année, ce sont des milliers de postes d’agents de vente et agents de gare qui ont été supprimés par la direction de la SNCF.

Il y a pourtant 6 millions de chômeurs. Il faudra imposer de répartir le travail entre tous sans perte de salaire, pour que les voyageurs soient accueillis dignement, les agents puissent exercer leur travail et que les chômeurs aient un emploi.

Sallaumines (62)

Grève reconductible pour les salaires à Liberty Durisotti

Brève
21/06/2019

Depuis mercredi 19 juin, 80% des salariés du carrossier industriel Durisotti sont en grève reconductible. Liberty House, qui a racheté l'entreprise cet hiver, proposait 0€ d'augmentation et voulait imposer la modulation des horaires.

Les salariés ont décidé de faire grève pour une augmentation de 100€ pour tous.

Liberty et sa maison mère, GFC Alliance, a racheté Durisotti pour une bouchée de pain, sans même payer les arriérés de dettes aux fournisseurs. Maintenant ce groupe capitaliste voudrait imposer aux travailleurs de voir fondre leur pouvoir d'achat.

Liberty a les moyens de payer, il n'y a pas de raison que les salariés se serrent la ceinture, la grève est leur seule arme contre les appétits des requins patronaux.