Sans-papiers

Régulariser tous les sans-papiers, une question d’humanité

Brève
06/10/2011

À Liévin, une Algérienne de 27 ans, mère de deux filles et enceinte de huit mois, a tenté lundi 3 octobre de mettre fin à ses jours. Elle et son mari cherchent depuis deux ans à obtenir le droit d'asile, ayant quitté l'Algérie où ils ne pouvaient plus vivre. Ils venaient de recevoir de la préfecture un ordre de quitter le territoire français.

Le préfet est finalement revenu sur sa décision, sous prétexte de raisons de forme, pour une virgule manquant dans la rédaction de l'arrêté, a-t-il tenu à préciser à La Voix du Nord. Mais la famille devra reprendre des démarches administratives de régularisation épuisantes.

Toute l'administration française est mobilisée - président de la république, ministres, préfets, police, justice, etc - pour expulser quelques dizaines de milliers d'immigrés, et leurs enfants, chaque année, alors que ce sont les capitalistes à la tête des banques et des grandes entreprises qui sont responsables des licenciements, du chômage et des bas salaires qui pèsent sur toute la population.

La seule solution humaine et réaliste serait de régulariser la situation de tous les immigrés, et par contre d'empêcher les banques de nuire en les expropriant, et d'interdire les licenciements dans les entreprises, en partageant le travail entre tous.

Campagne PS

Avoir l’air radicale sans l’être

Brève
05/10/2011

Martine Aubry est allée rendre visite aux travailleurs d'Aperam, ex-Arcelor-Mittal, à Isbergues dans le cadre de sa campagne pour les primaires socialistes. À un délégué syndical qui lui rappelait les 556 suppressions d'emplois depuis 2005 et les 233 annoncées dans le prochain plan, elle a répondu qu'il faut : « rendre beaucoup plus coûteux le licenciement pour les entreprises qui ont de l'argent, pour qu'elles y réfléchissent à deux fois. »

Les patrons sont partout à l'offensive mais Martine Aubry envisage seulement de les égratigner.

Face aux fauteurs de chômage et de misère, la seule mesure qui vaille, c'est l'interdiction des licenciements.

La Redoute : Anticiper la crise et l’aggraver

Brève
03/10/2011

La direction de la Redoute vient d'annoncer en comité d'entreprise son intention d'anticiper la crise à venir. Expliquant ses craintes, elle a annoncé son intention de s'adapter tout au long de l'évolution de la crise. Conséquence, elle prévoit de geler un certain nombre d'investissements, et dans certains secteurs, le nombre d'intérimaires est déjà fixé arbitrairement en baisse.

Alors même qu'en 2010, 753 emplois ont été supprimés et que les accidents du travail ont augmenté de 30%.

Le patronat, qui cherche avant tout à maintenir ses profits malgré la récession, anticipe l'aggravation de la crise créant ainsi les conditions mêmes de cette aggravation.

Denain - Lycée mousseron

La mobilisation a payé

Brève
23/09/2011

Jeudi 24 septembre, la totalité des 63 enseignants du lycée Mousseron de Denain étaient en grève. Ils refusaient l'application d'une circulaire du rectorat qui modifie le mode de calcul de leur temps de travail et aboutit à exiger de certains d'eux une ou deux heures supplémentaires par semaine... sans aucune rémunération supplémentaire.

Dépêché sur place en urgence, le bras droit de la rectrice a annoncé que, sur les 36 professeurs qui devaient être touchés par cette majoration de service, seuls deux enseignants le seraient effectivement. Un net recul donc du rectorat. Et un exemple pour tous les enseignants de l'académie que le rectorat voudrait forcer à travailler en partie gratuitement.

Renault

Si c’est lui qui le dit…

Brève
21/09/2011

Interrogé par la Voix du Nord dans le cadre du salon de l'automobile de Francfort, Carlos Tavares, le numéro 2 de Renault, a déclaré : « On fait de l'argent sur toutes les voitures que nous vendons. Si ce n'est pas le cas, on augmente les prix jusqu'à ce que ce soit le cas. Tous les modèles sont rentables y compris avec les promotions. Même une Clio avec 40% de rabais, on gagne de l'argent. »

Les actionnaires de l'industrie automobile font des profits. Qu'ils augmentent les salaires.