MCA MAUBEUGE : visite de deux mauvais clowns

Brève
17/09/2011

MCA Maubeuge : Lundi 12 septembre, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, et le ministre de l'Industrie, Eric Besson, sont venus parader à l'usine pour le lancement de la production du Kangoo électrique. D'après eux, ce nouveau véhicule est censé garantir l'avenir des emplois à MCA.

Mais c'est du vent : déjà, l'annonce chiffrée par la direction se monte à... 41 embauches en CDI et 51 CDD ! Ce n'est pas grand-chose, après la suppression de plus de 400 emplois ces dernières années.

Mais surtout, les travailleurs de MCA savent ce que valent ces promesses : en 2006, la direction leur avait annoncé 800 embauches, censées justifier les subventions accordées à Renault pour la Kangoo électrique : ces emplois n'ont existé que dans les reportages télés. Par contre, ce qui n'est pas du vent, c'est le travail des samedis de septembre et octobre et les nombreuses heures sup imposées aux ouvriers de MCA.

C'est sans doute pour ça qu'il n'y avait que quelques dizaines de cadres pour applaudir Ghosn et Besson, finissant la visite, hilares, au volant de la première Kangoo sortie des chaînes : beaucoup de mauvais spectacle, peu de public.

DURAND QUI RIT, DURAND QUI PLEURE

Brève
16/09/2011

À la cristallerie d' Arques, dans le Pas de Calais, les discours de la direction sur les résultats négatifs sont presque quotidiens, pour justifier les suppressions d'emplois et l'agravation des conditions de travail. A l'issue d'un énième plan, la direction prévoit de réduire l'effectif à 5500 salariés en 2012 contre 12 000 en 2000.

Mais le compte en banque des héritiers de la famille Durand, est loin d'être à sec. L'inauguration en grandes pompes le 11 septembre d'un nouveau four, pour 80 millions d'euros d'investissement aux Émirats arabes unis en fournit une nouvelle illustration. Sur la photo, les actionnaires arboraient un large sourire. Quand ils pleurent à Arques, c'est donc... la bouche pleine.

Ce sont les bénéfices qui doivent être flexibles, pas les travailleurs !

Brève
13/09/2011

Toyota Onnaing a annoncé le recrutement de 800 intérimaires supplémentaires pour l'équipe de nuit prévue en janvier 2012. Au total, l'usine pourrait donc compter jusqu'à 1 400 travailleurs précaires.

Évidemment, la direction explique son choix du recours au travail intérimaire par la nécessité de répondre à une production supplémentaire, pour un temps limité...

Avec encore 3,6 milliards d'euros de bénéfices pour l'année fiscale 2010/2011, Toyota a pourtant largement les moyens d'embaucher les 1 400 intérimaires en CDI.

Que la production baisse ? On pourrait alors quand même travailler tous, moins vite, avec des journées de travail moins longues. Cela aurait un coût bien sûr... que les actionnaires de Toyota peuvent largement supporter. Et face au fléau que représente le chômage, ce serait un net progrès pour les travailleurs.

Slogans et banderoles à la sortie des corbillards

Brève
09/09/2011

Valenciennes : Des employés d'OGF, première entreprise de pompes funèbres en France, ont tenu un piquet de grève mardi toute la journée à l'entrée de la maison funéraire. Ils revendiquent : des augmentations de primes, la reconnaissance de toutes les heures travaillées et la prise en charge à l'avance des frais d'entretien de leur costume. Pour ces salariés payés au SMIC pour la plupart, ce serait un minimum.

OGF n'est pas une petite entreprise : le travail de 5500 salariés répartis sur 1000 points de vente et 2 usines de production de matériel funéraire a permis aux actionnaires de réaliser en moyenne 40 millions d'euros de profits par an en 2009 et 2010.

Le PDG du groupe était en tournée dans le Nord. Il n'est pas passé, comme cela était pourtant prévu, à Valenciennes. Courageux !

Mauvaise équation de rentrée

Brève
08/09/2011

Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite ne peut que nuire à la qualité du service rendu à la population. Dans l'Éducation nationale  : la rentrée 2011 vient d'avoir lieu dans l'académie de Lille avec 865 enseignants et agents administratifs de moins alors qu'il y a 3776 élèves de plus. À cela s'ajoute, la suppression de 200 contrats aidés dans les collèges et les lycées de la région : ces agents précaires de l'Éducation nationale assuraient la prise en charge entre autres des élèves handicapés et des élèves en difficultés. C'est donc aux jeunes les plus fragiles que ces réductions catastrophiques de moyens vont nuire le plus immédiatement.

Dans l'Éducation nationale, une journée de grève et de manifestation est déjà prévue le 27 septembre par l'ensemble des organisations syndicales pour dénoncer les conditions de cette rentrée. Il y a en effet de quoi se mettre en rogne.