Sevelnord Hordain

Les mauvais coups de Peugeot contre les travailleurs

Brève
15/06/2011

Alors que les actionnaires de Peugeot recevaient des aides de l'État contre l'engagement de ne pas fermer d'usines, alors que les primes à la casse payées par les impôts maintenaient les ventes, la direction du groupe PSA préparait la fermeture de Sevelnord-Hordain, Citroën-Aulnay et l'usine de Madrid.

Cela ne devait être annoncé qu'après les élections de 2012, mais le rapport confidentiel est arrivé entre les mains de la CGT qui l'a publié.

Pour empêcher ces fermetures d'entreprises, pour interdire les licenciements qui se préparent, il faudra une large mobilisation des travailleurs du groupe Peugeot, mais aussi des travailleurs de l'automobile et des autres branches. Car avec la crise qui se développe, c'est dans tous les secteurs que l'on va avoir des Peugeot.

Si le travail diminue, il faut imposer qu'il soit partagé, en maintenant les salaires, car les profits accumulés sont suffisants pour que les actionnaires payent.

Equipementiers automobiles

Exploitation plus forte et chômage en hausse

Brève
15/06/2011

La presse a rapporté que les équipementiers automobiles français ont connu une hausse de leur chiffre d'affaires de 14,1% de 2009 à 2010. Au 1er trimestre 2011, cette hausse a continué.

Mais le nombre de salariés de la filière a baissé de 9 % dans la même période !

Plus de travail pour les uns, plus de chômage pour les autres et plus de profits pour les actionnaires, ça ne peut plus durer.

Visteon

Interdiction des licenciements

Brève
27/05/2011

Á Visteon - sous-traitant automobile - un énième plan de suppressions d'emplois a été annoncé à Carvin (une centaine de salariés) et à Gondecourt (800 salariés). Il toucherait 140 personnes dans les 3 ans qui viennent. Le site de Carvin serait fermé en juillet 2012 et délocalisé à Gondecourt. Comme plus de 200 intérimaires travaillent en permanence à Gondecourt, il y aura en définitive probablement beaucoup plus que 140 suppressions d'emplois.

Ces suppressions sont scandaleuses dans un groupe qui a fait en 2010 plus d'un milliard de dollars de bénéfices. Les travailleurs de la sous-traitance paient très cher la guerre que se mènent les trusts de l'automobile sur leur dos : chômage pour les uns, la précarité et des cadences de plus en plus folles pour les autres, pour que les actionnaires s'enrichissent.

Il faut prendre sur les profits pour partager le travail entre tous, en diminuant les heures et en maintenant les salaires !

Un Géant parmi les patrons voyous !

Brève
19/05/2011

D'après le journal "Les Echos", "Glencore" - le géant suisse des matières premières - "a réussi à créer 60 milliards de dollars de valeur, en moins de 40 ans. Pour cela, il faut avoir une volonté de fer, le goût du risque, une bonne dose de génie et du flair sur les marchés des métaux, du pétrole et des minerais."....

Métaleurop était une filiale de Glencore et avait organisé la faillite de sa propre filiale Metaleurop Nord à Noyelles-Godault, en faisant partir tout ce qui était rentable dans d'autres filiales ou vers la maison-mère... et le site avait été abandonné par les actionnaires.

L'usine a fermé en 2003 : 830 travailleurs s'étaient retrouvés sur le carreau, sans rien, sans interlocuteur, sans patron, sans salaire, sans indemnités. Licenciements, maladies professionnelles (le saturnisme entre autres)... sans parler des dégâts très importants pour l'environnement.

Même Chirac avait, à l'époque, parlé de "patron-voyou".

Depuis, la richesse de Glencore n'a pas cessé d'augmenter.

Le secret d'une telle "réussite" ? répandre la misère, escroquer les salariés, risquer la vie des autres.

Nord

La grève a payé

Brève
09/04/2011

Ajinomoto-Gravelines (production d'aspartame-104 travailleurs), mise en service en avril 1993, est une des usines les plus rentables de la région. Même si les patrons dissimulent les profits dans les achats de matières premières et les fournitures de produits finis au groupe. En moins de vingt ans, la productivité du travail a ainsi été multipliée par plus de 5. Il fallait 13 travailleurs par équipe pour produire 4,6 tonnes, il en faut maintenant 6 pour produire 11 tonnes !

Cette année, la direction n'avait parlé lors des négociations annuelles obligatoires que de 2,2 % d'augmentation : une trentaine d'euros de plus par mois pour les opérateurs. Dans le même temps, elle augmentait des cadres de 2 740 euros par mois, plus une prime. Ca n'a pas passé ! Mardi 5 avril, les opérateurs se sont mis unanimement en grève. Vendredi la direction a cédé de 60 à 80 euros d'augmentation par mois, deux primes de 500 et 120 euros, une augmentation de 10 % des frais de déplacement. A onze heures, ce vendredi, des négociations continuaient sur le paiement des jours de grève. Les grévistes étaient contents d'avoir réagi et globalement satisfaits des résultats obtenus.