3 Suisses

Excédence de profits, destruction d’emplois

Brève
22/12/2010

La direction des 3 Suisses International a annoncé la fermeture de 15 magasins « Excédence » et la suppression de 69 emplois d'une de ses filiales, la Cogemag. Des salariés ont manifesté mardi 21 décembre au siège des 3 Suisses.

Les 3 Suisses International appartiennent à deux familles, la famille Mulliez, première fortune de France et la famille Otto, deuxième fortune d'Allemagne. Les 34 milliards d'euros, soit la somme de leurs fortunes réunis n'ont qu'une seule origine : l'exploitation de centaines de milliers de salariés, très souvent payés au SMIC.

De l'argent, il y en a pour que pas un salarié de la Cogemag se retrouve à la rue.

Visteon-Carvin

Les patrons doivent payer !

Brève
10/12/2010

Á Carvin, l'équipementier automobile Visteon (26 500 emplois dans le monde) produit des pièces pour Peugeot et pour Toyota. Or, Toyota n'a pas renouvelé son contrat et celui avec Peugeot est limité. La direction parle de fermeture pour fin 2011.

Lorsque le 30 novembre, les responsables du site ont annoncé 60 mutations sur le site de Gondecourt (à dix kilomètres) où travaillent plus de 800 personnes dont beaucoup d'intérimaires, ce fut comme un coup de poing : la grande majorité des 120 salariés se sont mis en grève d'autant plus qu'une partie des mutés devait retourner en production. Les salariés refusaient d'être des pions. Finalement, une prime de 7 500 euros a été négociée ainsi que la récupération des heures de grève par des RTT ou des heures supplémentaires, le lundi 6 décembre. Le travail devait reprendre.

Mais dès le mardi 7, la direction de Vistéon a remis en cause cet accord. Les salariés se sont remis en grève, encore plus déterminés pour obtenir les 7 500 euros.

Plutôt que de donner cette prime aux travailleurs, les patrons préfèrent payer des pénalités plus importantes aux maisons-mères comme Peugeot.

Les grévistes de Carvin ont raison de se défendre, et comme on est tous menacés par l'avidité des patrons, il faudra se battre ensemble, Carvin, Gondecourt et finalement tous les travailleurs, car on a les mêmes problèmes.

Et l'on peut imposer de partager le travail, en diminuant les heures et en maintenant les salaires, les patrons et les actionnaires ont les moyens de payer.

Renault Douai

Grève des travailleurs du nettoyage

Brève
23/11/2010

Le 22 novembre, les 35 travailleurs de TFN qui assurent le nettoyage de l'usine Renault de Douai se sont mis en grève. Renault a pour habitude de mettre en concurrence ses sous-traitants et de confier le marché au moins cher d'entre eux.

TFN a emporté le marché en septembre de cette année. TFN a repris les travailleurs en même temps que le marché. C'est le cas à chaque fois et depuis 30 ans, les travailleurs du nettoyage ont changé dix fois de patron. Chaque nouveau patron essaye de réduire les coûts en rognant sur les conditions de travail du personnel qui est pourtant déjà très mal payé (1 100 € mensuels en moyenne) et surexploité.

TFN a annoncé des réductions de personnel et prétend supprimer 13 emplois sur 35 alors que la charge de travail reste la même. Et TFN demande au personnel de signer des nouveaux contrats de travail qui entraîneraient la perte de 11 jours de RTT par an. L'argument de TFN, c'est que le calcul des horaires qui permettait au personnel de prendre ces quelques jours n'était pas écrit dans les contrats de l'entreprise précédente.

Mais les travailleuses et les travailleurs du nettoyage en ont marre des reculs qu'on veut leur imposer. Et ils le font savoir en faisant la grève. TFN doit reculer.

Sin-le-Noble

Ingersoll Rand : non aux licenciements !

Brève
23/11/2010

Ingersoll Rand est une entreprise industrielle de Sin-le-Noble, près de Douai. 70 travailleurs y fabriquent du matériel pour des plate-formes pétrolières pour le compte d'une multinationale américaine dont la maison mère est à Seattle aux Etats-Unis.

La direction du groupe a annoncé son intention de fermer l'entreprise en mai 2011 et de ramener la production à Seattle. L'entreprise fait pourtant des profits et les carnets de commande sont pleins. Mais telle est la décision des actionnaires qui jonglent avec les usines en se moquant bien de l'emploi et de la vie des travailleurs.

Tout en annonçant la fermeture, la direction d'Ingersoll Rand attend des travailleurs qu'ils continuent d'honorer les commandes et se refuse à transmettre l'usine à un repreneur pour ne pas favoriser un concurrent. Elle refuse aussi de discuter d'un plan social et d'indemnisation du personnel.

Les travailleurs d'Ingersoll Rand ont décidé de bloquer les expéditions, et ils ont bien raison. Ils refusent la fermeture et réclament 80 000 € d'indemnisation en plus des indemnités de licenciement. Les actionnaires du groupe ont accumulé les profits depuis des années. Ces profits viennent de l'exploitation des travailleurs. Alors, ce serait justice qu'ils servent enfin à satisfaire leurs revendications.

Lycée Savary - Wattrelos

Ceux qui tailladent dans l’Education

Brève
16/11/2010

Suite à l'agression au couteau dans l'enceinte du Lycée professionnel Savary de Wattrelos d'un élève par un ancien élève, le mercredi 10 novembre, la presse a titré sur la violence à l'école. Mais si cette violence, à l'école comme ailleurs, se généralise, c'est que le chômage explose, que la pauvreté s'aggrave, avec tous les ravages qui en résultent.

En supprimant des postes d'enseignant ou d'assistants d'éducation par dizaines de milliers depuis des années, en recourant de plus en plus à des contractuels, précaires et mal payés, déplacés au grès des trous à combler, l'enseignement devient de plus en plus difficile, pour les professeurs ainsi que pour l'ensemble du personnel scolaire et pour les élèves aussi bien sûr.

La seule préoccupation du gouvernement et de son administration comme la Recteure de l'académie, c'est de faire des économies en taillant dans les services publics pour dégager les milliards distribués aux actionnaires des banques et des grandes entreprises. La conséquence : une dégradation de l'enseignement et de la vie des adultes comme des jeunes, dans un établissement scolaire.

La seule solution : s'organiser et peser par les grèves et les manifestations pour imposer des embauches massives dans toute la fonction publique.